Yaron Herman dix ans plus tard #6 Jazz à Oloron

Chronique Fatiha Berrak, Photos Thierry Dubuc

Yaron Herman Trio

Le Jeudi 29 Juin 2017 à la salle Jéliote

Yaron Herman, clavier

Ziv Ravitz, batterie, voix

Bastien Burger, basse électrique, clavier, voix

 

Oui il « y » a  déjà dix ans et pour la première fois, le jeune artiste donnait un concert devant le public d’Oloron-Sainte-Marie, qui a su reconnaitre son talent et le reçoit aujourd’hui pour la troisième fois.

Nous voilà devant ce cocktail savoureux savamment dosé, composé d’électro, post-rock et jazz. Avec la sortie de l’album « Y » Le binôme Herman, Ravitz, se voit riche d’un nouveau membre, le bassiste Bastien Burger, qui vient donner un angle supplémentaire et ajouter de la rondeur harmonique au moyen entre autres des vocalises.

Nous sommes peut-être, au bout d’une allée ombragée pour une ballade romantique auréolée de douceur qui se voit éclairée de notes lumineuses, lorsque s’élève derrière les trois musiciens, une brume passagère telle un pont suggérant le contraste.

Il y a aussi le titre « Jacob » thème  d’abord électro, puis plus évanescent, qui laisse s’entrouvrir des fenêtres par où des chants ethniques lointains nous parviennent comme une mémoire intact, quant au piano, il laisse s’échapper ses mots tels des vagues venues couvrir et enfin tout emporter dans son courant.

Les maitres du jeu ce soir, nous livrent également des sonorités évoquant les esprits d’une Afrique victorieuse au coeur battant fort, suivi de ses chauds frissons sous les doigts de Yaron Herman.

Sans parler de ce même piano qui joue à tourner les pages du temps calmement, afin de le voir défiler avec ses peines et ses joies. Dans ce tableau où rien n’est tout noir ni tout blanc et où osent s’aventurer des larmes de couleurs aux allures d’aurores boréales.

Il y a aussi ce solo de batterie totalement fou ! Qui nous laisse assis et encore cet autre moment, plus jazz électro qui brusquement cède au silence et aux voix teintées d’une certaine spiritualité sculptée sur notes, qui toujours erre sans jamais dériver …

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin !  C’est après deux ovations que se retrouvent  Yaron Herman et Ziv Ravitz pour un face à face autour du piano, l’un est à sa place l’autre, tête et main plongées dans l’antre de la grande boite à musique pour en extraire les dernières singulières percutions.

 

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