Saint Emilion Jazz Festival : off #2

par Philippe Desmond, photos de Thierry Dubuc (sauf expo-concert)

samedi 22 juillet 2017

Ce samedi matin au moment d’aller rejoindre le festival quelques gouttes de pluie osent se manifester mais pluie de juillet n’arrête pas le festivalier alors c’est parti. Deuxième journée riche en perspective alors pas de temps à perdre avec trois gouttes.

La musique commence à 13 heures mais déjà avec les balances, les stands, le bar éphémère – Ah ce bar éphémère ! –  tout est actif en fin de matinée, la journée va être longue, tant mieux.

Le Big Band d’Asso Sax est chargés d’animer le repas. La formation de cette école de musique de Pessac a joué récemment en première partie d’Earth Wind and Fire. Beau big band au répertoire moderne et varié, du jazz à la salsa en passant par la soul. Kyle Eastwood et Jean-Luc Ponty, attablés à la table commune pas loin de nous, apprécient visiblement. Ce dernier est visiblement sensible à l’humour du chef  Didier Broussard.

Musicalement ça tourne très bien et le band d’élèves et de profs est renforcé par quelques pointures locales comme Sébastien Iep Arruti – sans répétition et en déchiffrant il a tout déchiré – ou Thibaud Bonté. Je ne verrai pas la fin car pour la Gazette Bleue de septembre il y a une interview à faire, celle d’un violoniste reconnu mondialement …

Le temps hésite toujours entre éclaircies timides et gouttelettes indésirables mais On Lee Way va définitivement faire basculer la météo du bon côté.

Il faut dire que leur concert va être très réussi. Révélés par le tremplin Action Jazz de janvier dernier, leurs prestations s’améliorent à chaque fois. Devant un parc Guadet déjà bien rempli cela va se confirmer. Ce projet démarré autour du répertoire de Lee Morgan, est très en place mais autour de ses propres compositions un peu à la manière de ; d’où son nom. Musique chaude et cuivrée, un jazz pétillant qui balance, pouvant réunir spécialistes et novices, vous savez ceux qui n’aiment pas le djazz. Beau succès pour Jérôme Dubois (tp) Paul Robert (st), Jérôme Amandie (cb), Lionel Ducasse (dr) et Nicolas Lancia (p). Mentions spéciales aux duos en harmonie ou à l’unisson des deux soufflants et au contrebassiste, le soleil a apprécié, il est revenu.

Un petit tour avant le concert suivant à la salle Gothique où le réalisateur, scénographe, auteur Eric le Collen propose une expo-concert. Il nous joue et nous parle de ses guitares, de leur histoire en général et en particulier autour de ses propres souvenirs. Les guitares sont là exposées, de vrais joyaux.

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Post Image a enfin terminé sa balance, évidemment cette grosse formation au son riche et complexe a besoin de temps pour tout mettre au point, surtout en plein air.

Musique toujours aussi riche avec cette pulsation rythmique caractéristique si bien entretenue par Eric Pérez (dr), Patricio Lameira (g) et Dany Marcombe (b),

rehaussée de la trompette de Laurent Agnès désormais, des sax – mon dieu qu’ils sont beaux- de Jean-Christophe Jacques et du clavier de Patrice Feugas.

Deux invités, le fidèle chanteur gallois ou plutôt déclameur John Greaves et sa voix caverneuse et le fantastique et perché Médéric Collignon redoutable au cornet à pistons à effets électros.

Toujours une forte émotion de voir l’énergie volcanique latente ou libérée de ce groupe qui fête ses 30 ans. Un monde fou..

Mais il faut partir au « in » rejoindre la belle et talentueuse Cyrille Aimée pleine à la fois de charme et d’une gouaille élégante et habile. La Gazette Bleue de septembre y reviendra ainsi que sur le concert magique du trio Jean-Luc Ponty, Kyle Eastwood et Biréli Lagrène, un moment de grâce.

Mais déjà au loin un beat de basse et de grosse caisse interfère avec la dentelle du trio, c’est le dernier concert « off » de la journée, un concert pour faire la fête.

Le Roger Biwandu All Stars, dix musiciens, a commencé à tout brûler sur son passage dans le parc Guadet. Sans transition pourrait-on dire, pourtant il y en a une. Roger à 16 ans a été le batteur de Biréli Lagrène et plus tard celui de Joe Zawinul dans son Syndicate, dont le trio vient de nous offrir un somptueux « Mercy, Mercy, Mercy ».

Maintenant on est dans l’ambiance de fête du samedi soir, répertoire soul funk, Stevie, Michaël, EWF… les caissons de basses, bien alimentés par celle de Marc Vullo, brassent l’air, les cuivres de Loïc Demeersseman (sax), Laurent Agnès (tp, tb) et Régis Lahontâa déchirent la nuit, Xavier Duprat ne tient plus en place aux claviers, Rix et Matthieu Giménez-Espinos et leurs guitares mènent la danse au micro, secondés par Charlotte Desbondant et Coline Guillemin aux chœurs (vêtues de rouge et se définissant elles-même comme des bouteilles de saint-émilion).

Roger visiblement est heureux et nous en met dans tous les coins ; avec un tel groupe il peut être fier. Parc Guadet envahi, piste de danse aussi ! Incendie maîtrisé à 1 heure du matin.

Tout ce dont on vient de parler sauf la belle « parenthèse » des Douves est gratuit, alors si vous ne voulez pas avoir de regrets, faites comme moi ce dimanche, allez à Saint-Emilion il y a de très belles choses dont un groupe à ne pas rater les Headbangers  et Capucine lauréat du dernier tremplin Action Jazz. En plus ça fera plaisir à ceux qui donnent de leur temps et de leur gentillesse, tous les bénévoles du festival. Un grand bravo.

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2 commentaires sur “Saint Emilion Jazz Festival : off #2

  1. PC dit :

    Ponty Eastwood Lagrène

    JL Ponty a joué faux une bonne partie du concert.

    Lagrène sublime, Eastwood excellent, Ponty en solo génial quand même….

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