Nola’s news # 31

Yisrael Family

Yisrael Family

Pour commencer une bonne soirée, rien de tel qu’une margarita en écoutant de la bonne musique. Une petite visite à nos amis de « Yisrael Family » au « Batch Bar » à l’angle de Dauphine street et d’ Iberville street, dans le French Quarter. Les Yisrael proposaient un répertoire adapté à ce salon de grand hôtel. Répertoire cool avec des standards et une bossa nova que Yirmeyahu, son frère et sa soeur interprétaient avec douceur.

Yirmeyahu Yisrael

Yirmeyahu Yisrael

Toujours un plaisir d’écouter ces jeunes au talent incontestable. Puis, après une vingtaine de minutes de streetcar (« Tramway nommé désir »), direction Oak street pour le « Maple Leaf ».

Maple Leaf Bar

Maple Leaf Bar

L’antre du funk néo-orléanais était animé par John « Papa » Gros surnommé aussi « Papa Gros Funk ».

John "Papa" Gros

John « Papa » Gros

Alors, si John Gros n’est pas le meilleur chanteur funk de la région, il est indéniablement un des chefs de file du funk néo-orléanais. C’est, en tous cas, un des meilleurs organistes du genre. Et, hier soir, il l’a prouvé en réalisant une performance de 2h45 sans pause.

John "Papa" Gros

John « Papa » Gros

Certes, autour de lui, un quintet de rêve, tout à son écoute et qui groovait. Une section rythmique exemplaire : le batteur, Russ Broussard qui faisait le boulot à la perfection,

Russ Broussard

Russ Broussard

et Eric Vogel qui assurait une ligne de basse impeccable et prenait même quelques beaux chorus,

Eric Vogel

Eric Vogel

et 2 formidables guitaristes, Andrew Block et Jake Eckert qui enflammaient le Maple Leaf. La complicité avec John Gros, principalement à l’orgue comme d’habitude, même s’il prenait quelque fois le clavier électrique, était évidente.

John "papa" Gros Quintet

John « papa » Gros Quintet

Il dirigeait cette formation avec maîtrise et relançait sans cesse ses musiciens, les obligeant à souvent se surpasser. Et, dans cet exercice, c’est Jake Eckert qui se tirait la part du lion en se lançant, toujours à la demande du leader, dans des longs solos de toute beauté qui suscitaient les cris de joie du public. Parfois sensible, au bottle neck, parfois tonitruant avec les diverses pédales utilisées mais toujours avec une virtuosité incroyable, il émerveillait le public.

Jake Eckert

Jake Eckert

L’autre guitariste était plus discret et se contentait souvent d’assurait l’accompagnement même si Jake et surtout John lui demandaient de se mettre en avant.

Jake Eckert et Andrew Block

Jake Eckert et Andrew Block

Nous assistions à un concert de funk de très haut niveau et d’une virtuosité (j’insiste) inouïe. Comment tous ces musiciens restent encore trop méconnus chez nous ? L’ambiance était évidemment à la fête en ce vendredi soir, mais le public était conscient qu’il assistait à un grand moment de musique, de funk, avec ces infatigables musiciens qui prenaient véritablement plaisir à jouer ensemble. John Gros est tellement généreux qu’il stimule son entourage à lui aussi, donner le meilleur de soi. Inoubliable soirée qui nous poussait tard, très tard dans la nuit. Nous étions comblés. Merci Messieurs pour cette merveilleuse soirée. John Gros, avec sa gentillesse habituelle, me chargeait de passer son bon souvenir (entre autre) à tous les Périgourdins qu’il va sûrement retrouver prochainement. La commission est faite.

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Un commentaire sur “Nola’s news # 31

  1. Vous devez être saouls de musique sans parler des margaritas. ..
    PhD

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *