Nola’s news # 29

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Free Jazz concert à Nola ? Mais bien sûr. Il y a toute une génération de musiciens qui « enfoncent les portes » comme le disait Jason Marsalis au JazzFest et qui font évoluer cette belle musique. Les Kidd Jordan, Mike Dillon, Cliff Hines, Sasha Masakowski et bien d’autres. Et évidemment, on trouve sur la route de la liberté, James Singleton.

Free Trio

Free Trio

Plusieurs clubs ouvrent la porte à cette mouvance et à ces musiciens, dont le club « Gasa Gasa » sur Freret street. Et, tous les lundis, on s’y retrouve pour faire de la musique expérimentale. C’était au tour du contrebassiste James Singleton d’animer la soirée.

James Singleton

James Singleton

Et James se lance toujours à corps perdu, avec une telle fougue, une telle envie de jouer, d’aller toujours plus loin que l’on a assisté à un concert d’exception. Il avait invité un musicien d’origine Californienne et qui, se rendant à New York où il réside (bien évidemment) s’arrêtait à New Orleans (quelle bonne idée).

Will Bernard

Will Bernard

Will Bernard, superbe guitariste, était en phase avec James et, c’est avec beaucoup de complicité qu’ils improvisaient. Will triturait les boutons de ses pédales pour aller chercher des sons qui inspiraient bien le contrebassiste mais aussi, le troisième larron qu’est le magnifique saxophoniste (alto, ténor et baryton), Brad Walker.

Brad Walker

Brad Walker

Brad nous avait déjà fait forte impression aux côtés de Sasha Masakowski et Cliff Hines il y a quelques jours. Ces 3 compères structuraient leurs improvisations et nous amenaient, peu à peu, dans leur monde, dans un monde imaginaire. James nous avait appelé pour nous convier à ce concert et comme l’on sait que lorsqu’il est présent, il se passe toujours quelque chose et quelque chose de bien, nous y avons accouru. C’était tellement planant qu’à la fin du concert, nous sortions tous presque déboussolés. Nous étions dans l’irréel (mais non, j’ai pas fumé de la luzerne) et avions du mal à retrouver la réalité. Bon, on l’a vite retrouvée car il fallait trouver un taxi de libre … Zut, on rêve plus ! En tous cas, nous avons passé 1h30 sur un petit nuage et comme il en est ainsi toutes les semaines, on y retournera lundi prochain.

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