Nola’s news # 11

Indians saturday night.

Indians & Big Chief Monk Boudreau

Indians & Big Chief Monk Boudreau

Le fameux club « Maple Leaf » accueillait en ce samedi soir le célèbre Big chief Monk Boudreau et l’affluence était au rendez-vous. C’est effectivement un spectacle haut en couleurs et toujours une découverte d’une autre culture. Le quartet emmené par le pianiste Tom Worrell (que l’on voit avec tous les plus grands orchestres Indiens, entre autre) mettait le public en condition en jouant funky. Et puis, les indiens arrivent depuis le fond de la salle, se frayant un chemin au milieu de l’assistance.

Indians & Big chief Monk Boudreau

Indians & Big chief Monk Boudreau

Et là, le spectacle commence vraiment. La guitare et le piano électrique ne font plus que de l’accompagnement. La basse, très forte, trop forte est à saturation (mes tympans aussi) et le batteur ne se sert plus que de ses fûts. La musique est martelée, les longs refrains répétitifs des Indians sont repris par le public et les morceaux à la gloire des tribus indiennes de Louisiane durent une bonne vingtaine de minutes. Monk Boudreau et son large sourire chante, dialogue, esquisse quelques pas de danse indienne et s’amuse de voir le public l’imiter.

Big chief Monk Boudreau

Big chief Monk Boudreau

De la percussion puisque, même les indians jouent du tambourin et du chant, lancinant et répétitif et l’on va vers la transe. Le public se déchaîne (aidé par quelques bières et margaritas) et le Big chief se régale et nous aussi. Leurs somptueux costumes et leurs chants perpétuent la tradition de leurs ancêtres qu’ils se transmettent de génération en génération. Big chief chante la gloire des tribus Louisianaises (les Houmas), les souffrances de ce peuple mais aussi, la fierté d’être indien.

Indian

Indian

Il chantait à la gloire de cet état de Louisiane où il fait bon vivre. Monk Boudreau me confiait après le concert qu’il était heureux de vivre à New Orleans et racontait les difficultés que les indiens de sa tribu rencontraient dans l’Alabama et le Mississippi car ils étaient indiens noirs. Et c’est avec toujours un sourire généreux qu’il parle de sa musique et de ses traditions et avoue combien il regrette de ne pas parler français (juste quelques mots) car sa grand-mère le parlait (créole) mais, lorsqu’il était enfant, on leur interdisait le parler français. Un vrai bonheur de rencontrer cet homme plein de sagesse. Après un tel concert, on a vraiment l’impression d’avoir mis un pied dans un autre monde. Surprenant,décoiffant et riche, ce sont toutes ces cultures différentes que l’on croise à New Orleans.

Indian

Indian

 

 

 

 

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