« Round About Italy » à Sortie 13.

Par Philippe Desmond.

Sortie 13, Pessac le vendredi 1er septembre 2017

Dans le jazz on pratique beaucoup les standards qui, au sens strict du terme, sont avant tout des adaptations de chansons ou d’airs de comédies musicales de Broadway, le Real Book en est le support principal. En musique classique on pratique aussi d’une certaine façon les « standards » la différence étant qu’en jazz leur adaptation en est libre, sacrilège pour la « grande » musique.

Ces fameux standards de jazz ne sont ainsi quasiment que des titres américains ou des adaptations américaines comme pour « Autumn Leaves ». Alors, pour changer, quelle bonne idée a eu William Lecomte de proposer au guitariste italien Lorenzo Petrocca de jouer les titres phares et emblématiques de son pays d’origine ! Lorenzo est installé en Allemagne depuis très longtemps où avec William qui vivait à Stuttgart ils se sont connus. Jens Loh (contrebasse) est lui allemand et Antoine Fillon (batterie) originaire de la Gironde, qui a vécu aussi là-bas depuis vingt ans où il a fait carrière avant de revenir récemment à Lacanau.

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William Lecomte est un pianiste hors pair – en plus de ses propres projets il travaille avec Jean-Luc Ponty depuis dix huit ans – et un très grand arrangeur. Action Jazz a fait sa connaissance lors de sa participation au disque de la chanteuse bordelaise Sophie Bourgeois (voir chroniques sur le blog) ; celle-ci le qualifie d’arrangeur-dérangeur pour parfois sa façon de réécrire les titres de façon inattendue. Cette réécriture est souvent un travers de certains musiciens qui exagèrent leurs arrangements ; j’ai entendu récemment une reprise trop déstructurée de « Fever » par une chanteuse parisienne qu’on aurait ainsi pu rebaptiser « Hypothermia », glaciale… William Lecomte ne fait pas partie de ces gens-là, le respect de l’œuvre originale est toujours là, même si de temps en temps les intros vous font jouer avec plaisir aux devinettes. Le projet « Round About Italy » en est une preuve parfaite.

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Ce vendredi à Sortie 13 – le lendemain ils étaient au Baryton de Lanton – ce magnifique lieu culturel de Pessac où a lieu juste avant le vernissage de l’exposition Lumen , nous avons eu la chance d’assister à un magnifique concert avec des thèmes connus et réadaptés avec talent. Voilà « Parla Piu Piano » du Parrain où dès l’intro en solo on peut apprécier le doigté de Lorenzo Petrocca, le piano prenant le relais puis le géant allemand Jens Loh ajoutant un très bon groove avec un chorus de contrebasse chantonné en même temps.

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« O Sole Mio » habilement traité en Bossa Nova, William faisant briller de mille feux le soleil sur les touches du piano, laissant traîner par ci par là quelques citations. La ballade sirupeuse « Ancora » de la chanteuse de variété italienne Mina est traitée façon groove-rock, Antoine Fillon assurant un tempo binaire décalé par rapport à la version originale ; très habile. « Estate » de Bruno Martino tout le monde la reconnaît, Claude Nougaro l’avait reprise sous le titre « Un été » délicatesse des instruments, un moment de grâce, piano et guitare se partagent le thème en totale complémentarité sous les glissements précis des balais et une douce rythmique de contrebasse. Lorenzo joue de la guitare sans le moindre effet ce qui lui donne ce son simple et chaud à la fois très adapté à ces arrangements. Sur un thème d’Henri Mancini tiré de Pink Panther – mais pas le célébrissime titre – William Lecomte nous joue du clavietta, ce clavier dans lequel on souffle restituant ainsi ce son si particulier à la fois nasillard et mélodieux.

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« Come Prima » bien sûr, démarrée comme un concerto de piano, ce dernier soutenant ensuite le chorus de contrebasse toujours chantonné ; Jens Loh a le chic pour rendre les chorus de contrebasse très intéressants.

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Piccola pause pour picoler nous propose avec humour William ; ce lieu culturel propose aussi un bar et une petite restauration de tapas au demeurant excellents. La salle n’est pas comble mais très bien remplie pour une date un peu spéciale avec la rentrée et le rideau qui se tire sur les vacances.

Pas de musique italienne sans crooner italien, Lorenzo Petrocca qui avoue ne pas être chanteur – avec modestie mais aussi réalisme – se sacrifie pour endosser ce rôle sur un titre de Pino Danièle ; beaucoup de douceur. Voilà le tube enjoué « Volare » au refrain repris par le public, puis l’inévitable « Caruso » ses vagues de piano, ses sanglots de guitare et ses plaintes de contrebasse à l’archet ; très émouvant. Tout cela est très beau, on redécouvre ou découvre ces œuvres légères pour certaines avec surprise et émotion. Ça s’emballe avec une mazurka débutée sur un solo de batterie d’Antoine Fillon au rythme martial, le tempo virant ensuite latino ; de sacrés musiciens, il savent tout faire et très bien !

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Je vous conseille l’album « Round About Italy » sorti en 2017 chez HGBS Blue Records

Merci à ces quatre formidables musiciens, en plus des personnes d’une grande gentillesse, qui nous ont fait passer une très belle soirée en Italie.

 

http://www.roundaboutitaly.eu/

http://www.sortie-13.com/

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« Round About Italy » bientôt à Sortie 13

Par Philippe Desmond

Le vendredi 1er septembre aura lieu à Sortie 13 un concert de jazz original avec des musiciens d’exception. Le projet « Round About Italy » a été initié par le pianiste William Lecomte lors d’une discussion avec le grand guitariste Lorenzo Petrocca, italien d’origine mais installé en Allemagne depuis sa jeunesse. Pourquoi ne pas monter un projet autour des musiques et des chansons connues représentatives de l’Italie, il y a de quoi faire. Chansons traditionnelles, musique de films…Banco !

Jens Loh contrebassiste allemand et Antoine Fillon (rien à voir avec l’autre) batteur originaire de Bordeaux où il a appris l’instrument à l’école Agostini et installé en Allemagne, complètent ainsi le quartet.

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William Lecomte en plus d’être un grand pianiste a des talents certains d’arrangeur. Nous le connaissons à Bordeaux pour son travail avec la chanteuse Sophie Bourgeois dont la Gazette Bleue et le Blog Bleu se sont fait l’écho. Son rayonnement va bien au delà, n’est il pas depuis 18 ans le pianiste attitré de Jean-Luc Ponty !

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Et quelle nouveauté de changer un peu, même beaucoup, des standards habituels mais avec des airs que nous connaissons tous. « Caruso », « O Sole Mio », « Volare », « Come Prima », « Parla Piu Piano » du Parrain… Certains arrangements surprises vous donneront un doute un moment sur la nature du titre sans pour autant trahir les airs originaux.

Cette musique est faite pour tous les goûts, les amateurs et puristes de jazz et tous les autres. Du swing, de la bossa, plein de couleurs sur cette musique italienne déjà si particulièrement agréable. Italien ou pas, il ne faut vraiment pas rater ça.

http://roundaboutitaly.eu/index.html

https://www.facebook.com/round.about.italy

https://www.youtube.com/watch?v=W-0EBAuggSw

 

Un événementDruck

Jazz vocal : Thierry Valette reçoit Sophie Bourgeois.

Par Philippe Desmond, photos Philippe Marzat.

Vendredi 9 juin 2017

La diffusion en live de la musique et surtout du jazz est multiple : les salles de spectacle, les festivals, les bars, les restaurants, la rue même mais aussi les concerts privés ou semi-privés. Ces derniers sont toujours à l’initiative de passionnés qui prennent ainsi le risque d’oser. Invitations lancées dans le réseau d’amis et de connaissances, d’amis d’amis, bouche à oreille et voilà les choses qui s’organisent. Ce soir-là du côté de Castillon la Bataille c’est Thierry Valette qui recevait dans la vieille bâtisse modernisée en loft de son domaine viticole.

Thierry est un passionné, chanteur de jazz à ses heures, il s’est déjà produit notamment au Saint Emilion Jazz Festival et a dans le passé organisé des jams vocales à Bordeaux. Voir le lien en bas de l’article.

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Ce soir il reçoit une autre passionnée elle aussi chanteuse de jazz amatrice – un mot en rien péjoratif car venant du verbe aimer, c’est important à rappeler – Sophie Bourgeois (voir Gazette Bleue # 19 et Blog Bleu).

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La libournaise, elle y tient, installée à Bordeaux dans un tout autre domaine était entourée du sacré trio avec lequel elle a enregistré l’an dernier son premier album « This is New » : au piano William Leconte qui parmi d’autres projets est titulaire du clavier depuis plus de quinze ans dans une des formations de Jean-Luc Ponty.

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Avec lui son frère Samuel Lecomte à la batterie, avec qui il joue dans son propre trio et la contrebassiste bordelaise Nolwenn Leizour, très demandée, et que Sophie tenait à avoir à ses côtés pour son disque. Des musiciens d’exception.

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L’intérêt des concerts privés c’est la proximité et le contact avec les artistes. Quand on en a peu l’habitude ce dernier est toujours intimidant, peur de déranger, de passer pour un casse-pied. Mais avec de vrais artistes on se rend très vite compte que pour eux ce contact est important, ils apprécient non qu’on les flatte, mais qu’on leur parle de leur travail, du plaisir ou de l’émotion qu’il a donné. Ils en sont toujours reconnaissants car eux aussi remplis de doutes. La proximité c’est autre chose c’est voir se fabriquer la musique devant ses yeux, sentir les échanges entre musiciens, ressentir les vibrations et les sons naturels des instruments. Et il est vrai qu’on y prend goût et qu’il est ensuite plus dur d’assister à des concerts dans des grandes salles ou sous de grands chapiteaux, suivez mon regard…

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Un autre intérêt des concerts privés c’est aussi une certaine convivialité avec le principe de l’auberge espagnole et ici ce soir une dégustation, voire plus, de produits de la vigne du domaine !

Concert en deux parties avec d’abord la restitution de l’album « This is New » (voir Gazette Bleue # 19) et ses standards revisités habilement par William Lecomte. Sophie les maîtrise parfaitement le trio lui ouvrant la route idéalement. William est un remarquable pianiste original dans ses chorus et ses interventions DANS le piano, Samuel fait de la dentelle à la batterie et ayant piaffé toute la soirée nous fera un solo sensationnel vers la fin, quant à Nolwenn sur des grilles qu’elle avoue complexes elle est impeccable avec son élégance habituelle.

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Quel plaisir cela doit être de chanter dans ces conditions ! Et en plus voilà le trio qui s’étoffe avec un autre sacré musicien au saxophone ténor, Carl Schlosser au CV long comme le bras. Mon titre favori reste « All Of You » quant à « Obvilion » d’Astor Piazzola c’est un vrai moment d’émotion. Le lendemain soir c’est au Caillou du Jardin Botanique que le public a pu profiter de cette formation.

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En deuxième partie c’est Thierry Valette lui-même qui s’est « offert » le trio pour des standards de jazz, des titres de Michel Legrand et de bossa nova sublimés par ces musiciens. Carl a régalé avec la flûte cette fois et Sophie a ensuite rejoint la troupe pour un final en sextet. Des moments précieux.

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Cette pratique du jazz à la maison n’est finalement pas si rare et inaccessible quand on fréquente un peu le milieu comme nous le faisons, il suffit juste de franchir le pas et d’oser en faire partie.

Un grand merci à Thierry Valette de cette initiative, à Sophie Bourgeois et aux remarquables musiciens présents ce soir-là.

http://www.actionjazz.fr/gazette-bleue-n19-novembre-2016/

http://blog.actionjazz.fr/sophie-bourgeois-dans-un-ecrin-de-jazz/

http://www.thierryvalettejazz.com/

http://lozt.free.fr/William/

 

 

 

Sophie Bourgeois dans un écrin de jazz

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par Philippe Desmond, photos Thierry Dubuc.

Mercredi 14 décembre 2016, Bordeaux pianos Nebout & Hamm.

Bientôt Noël, l’époque des cadeaux mais, dix jours avant, la distribution a commencé avec le concert de la chanteuse Sophie Bourgeois et de son trio. Un cadeau, la première chose que l’on en voit c’est son emballage, parfois son écrin comme ce soir. Celui-ci est très original, une salle de concert insolite, pourtant dans un endroit dédié à la musique, un magasin de pianos. Des instruments partout, des noirs des blancs, des colorés, des pianos à queue, droit, de concert ou d’étude, un paradis pour pianiste. Cela tombe bien car un grand spécialiste va en jouer ce soir.

Nous sommes dans la maison Nebout & Hamm pour la présentation de l’album de Sophie Bourgeois « This is new » et de façon très avant-gardiste, plutôt que de déplacer un piano on a préféré déplacer le pianiste, plus maniable en général. Sophie, la dernière Gazette Bleue de novembre vous l’a présentée et le quotidien Sud-Ouest en a même fait un portrait lundi dernier, insistant, un peu trop peut-être, sur son métier de chirurgien-dentiste. Ce soir nous avons affaire à la chanteuse de jazz et cela va nous suffire amplement !

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Le trio qui figure sur l’album a été reconstitué et se produit en public pour la première fois. William Lecomte pianiste et arrangeur de l’album est aux commandes d’un extraordinaire ¾ de queue, un Steingraeber & Söhne fabriqué à la main à Bayreuth, une Rolls me dira t-il, à la fois puissant et sensible, au toucher délicat. Son frère Samuel Lecomte est à la batterie, une simple mais excellente Yamaha « Manu Katché » mise à sa disposition par Didier Ottaviani. Ces deux musiciens Sophie n’est pas allée les chercher par hasard, ils ont des CV de grande classe, William étant notamment connue pour sa collaboration de longue date avec Jean-Luc Ponty, parmi tant d’autres. La chanteuse bordelaise tenait tout de même à ce que sa ville soit aussi représentée et son choix s’est porté sur Nolwenn Leizour, la contrebassiste avec qui tout le monde veut jouer et pour cause, elle est merveilleuse. Parfaite parité pour une fois sur une scène de jazz !

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Disons le l’album est excellent comme le souligne Philippe Méziat lors de la présentation de la soirée, présent ici à double titre comme critique de jazz avisé, voire plus, mais aussi comme patient de la dame dont les séances sur le fauteuil lui ont tout appris du projet mûri depuis deux ans. Je le confirme, ayant la chance de l’écouter depuis deux mois pour les besoins de la Gazette Bleue.

Un album de standards, encore me dire-vous ! Et bien oui et des comme ça on en redemande, un choix de titres judicieux et parfois déroutant et surtout des arrangements d’une autre planète de William Lecomte. Sophie et Nolwenn le confirment, cela fut un sacré défi que de chanter et jouer ces pièces ainsi lors de l’enregistrement du disque.

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Cela, en plus d’une assistance constituée de beaucoup d’amis à ne pas décevoir mais pas que, le public étant admis sur simple réservation et disons le gratuitement, rajoute à la tension palpable de l’événement et au trac de la chanteuse.

Le choix du premier morceau est à ce titre judicieux pour la détendre, « All of You » de Cole Porter et son gimmick enjôleur de boogie-woogie à la contrebasse, les scats arrivent très vite, c’est parti pour plus d’une heure de bonheur partagé. La jolie voix de Sophie est très vite en place, son sourire aussi, elle est en confiance, le trio lui ouvrant la route avec brio.

Elle enchaîne avec un autre titre de Porter, « One of those things » et ses deux difficiles « th », un supplice pour nous les Français. Le piano donne toute sa musicalité dans la boucle du thème, le swing surgissant de temps en temps. « I’m throught with love » commence en duo voix contrebasse devant cette curieuse façade de maison qui délimite l’intérieur de l’étage du magasin, éclairage rose, douceur de la pierre alliée à celle de la musique, parfait. La batterie est discrète mais présente, au service de la musique nous dira Samuel Lecomte qui pourtant « aime jouer en liberté », les notes graves du piano se fondent avec la contrebasse, une atmosphère intime, la voix de Sophie apportant son émotion. Les deux titres chantés en Français ensuite vont ajouter à l’émotion, le « Ces petits riens «  de Serge Gainsbourg joué sur un rythme de tango introduisant ainsi naturellement « Oblivion » d’Astor Piazzolla mis en paroles par David McNeil. Voix expressive, émouvante, assistance captée, captivée, en apnée.

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« This is new » nous ramène sur terre, le swing en est magique, quel brio, quel trio ! On sent la chanteuse totalement libérée, il le faut car arrive une curiosité, sans doute très difficile à chanter tant l’arrangement en est complexe, rendant longtemps méconnaissable le thème : « Mack the Knife » que tout le monde connaît mais que beaucoup mettent du temps à identifier. Une pure merveille de William Lecomte « mon arrangeur-dérangeur » aime à dire Sophie Bourgeois. Rythmique primitive des toms de batterie et de la contrebasse, « coups de harpe » sur les cordes du piano – qui seront vite essuyées dès la fin du concert pour en éviter l’oxydation – un univers dont la tension monte progressivement à mesure que se chante le drame, une vraie création. Une référence à Ahmad Jamal me dira William Lecomte, et oui bien sûr !

« I’ve got the world on a string » et le très beau chorus de Nolwenn, puis « One Hand, One heart » couronnent le concert.

En rappel le grand standard « On Green Dolphin Street » seul titre ne figurant pas sur le CD et un succès total pour cette première sortie en public. On en redemande !

Joie ensuite de partager un moment avec les musiciens et les amis autour d’un verre de bordeaux – attention aux pianos – pour étirer une soirée délicieuse. Ces petits riens c’est bien mieux que tout…

Pour les absents une séance de rattrapage avec Sophie Bourgeois et William Lecomte entourés de Dominique Bonadéi (cb), Thierry Lujan (g) et Guillermo Roata (dr) se déroule ce vendredi 16 décembre au Bistrot Bohême à Bordeaux.