Nola news # 5

Groove, groove, groove

Ike Stubbelfield

Ike Stubbelfield

Deux heures de groove au « d.b.a. » club sur Frenchmen avec 2 prestigieux musiciens, 2 anciens de la Motown et qui ont joué aux côtés de Marvin Gaye, The Temptations, Four Tops, Stevie Wonder et bien d’autres. Spécialiste de l’orgue Hammond  B3 et aussi du mini- Moog, tout comme George Duke, Ike Stubblefield se produisait aux côtés d’un autre musicien, membre des « Masters of groove » avec Bernard Purdie et Reuben Wilson, le guitariste Grant Green Jr.

Grant Green Jr

Grant Green Jr

Pour former le trio, c’est le batteur local, Terence Higgins,

Terence Higgins

Terence Higgins

spécialiste du funk néo-orléanais qui prenait les baguettes. Sans discontinuer, ces 3 musiciens exceptionnels enchaînaient quelques classiques du genre, se provoquant régulièrement, laissant place à des chorus de toute beauté. Un régal du genre !

 

Fusionnons !

A New Orleans, « Midas » ne fait pas dans le pneumatique mais dans le jazz fusion. Midas est le nom qu’a donné l’excellent bassiste Andrew Elmo Price à son groupe.

Andrew Elmo Price on bass

Andrew Elmo Price on bass

Elmo est toujours dans les bons coups quand il s’agit de bon jazz fusion à la néo-orléanaise (Magnitude et bien d’autres formations). Et, ce soir, il présentait son septet au « 30°/90° » nouveau club sur Frenchmen Street. Belle section de cuivres (alto/soprano/flûte, trompette, ténor), clavier, guitare, batterie et bien sûr, basse électrique très présente pour interpréter, durant 2 heures, peu de reprises (Hancock, par exemple) mais surtout des compositions personnelles d’ Andrew Elmo Price. Fines compositions, très bien écrites et tous ces musiciens avaient les yeux rivés sur leurs partitions car les superbes arrangements étaient complexes. Tout le monde avait la parole mais c’est Elmo qui dirigeait (normal, c’est sa musique) l’ensemble dans lequel, son complice de bon nombre de projets, le très bon saxophoniste Etienne Jean Stufflet

Etienne Jean Stoufflet, sax rénor

Etienne Jean Stoufflet, sax rénor

(qui n’a de français que le nom) prenait des chorus très remarqués. Très bon concert de ce superbe groupe, Midas, dont on attend avec impatience ces belles compositions gravées sur CD. Pas l’envie d’écouter autre chose après … on reste sur un petit nuage …

 

Thursday in the Park

Stephanie Jordan et Chris Severin on bass

Stephanie Jordan et Chris Severin on bass

Comme tous les jeudis et pour la 9ième saison, le parc Louis Armstrong s’anime de 17h à 21h. Pour cette fin d’après-midi,  c’est la chanteuse Stéphanie Jordan qui ouvrait la série de concerts, après, bien sûr, la « second line » avec un Brass Band. Issue d’une famille de musiciens de la Nouvelle Orléans, elle est la fille de Kidd Jordan (saxophoniste) et a pour frères, Marlon (trompettiste), et Kent (flûtiste) et pour sœur, Rachel (violoniste). Belle voix, charmeuse, entourée d’une belle équipe et notamment l’excellent bassiste, Chris Severin, elle interprète quelques grands succès de jazz classique, très swing avant d’en venir à une musique plus locale, funky donc, et de passer au blues avec beaucoup d’entrain. Bon début de soirée.

Davell Crawford

Davell Crawford

La 2ième partie, c’est le pianiste-chanteur Davell Crawford qui l’assurait avec beaucoup de générosité. Il est une figure de la Nouvelle Orléans et devait rester dans la musique funky pour interpréter principalement ses compositions qui faisaient danser et chanter le public.

Maple Leaf night

Johnny Vadacovich

Johnny Vadacovich

C’est à 23h00 que commence le concert du jeudi soir au « Maple leaf bar ». Le fameux rendez-vous que donne, chaque semaine, le fantastique batteur, Johnny Vidacovich est toujours plein de promesses car il partage la scène avec, à chaque fois, 2 amis différents pour former un trio. Et ce soir, c’est un trio atypique qu’il nous propose dans lequel on retrouve le talentueux contrebassiste-trompettiste, James Singleton pour accompagner l’excellent guitariste électrique, June Yamagishi.

June Yamagishi

June Yamagishi

Ce magnifique trio interprétait un jazz fusion dont on pouvait reconnaître des morceaux de Mike Stern, Herbie Hancock et même Miles Davis. Nous avions droit à de splendides chorus de chacun d’entre eux et James Singleton était au mieux de sa forme. Ils alternaient avec du blues pour finalement jouer les superbes compositions du contrebassiste. Un régal !

James Singleton

James Singleton

 

Jazz Market

L’ouverture de ce lieu, il y a tout juste un peu plus d’un an par le trompettiste néo-orléanais, Irvin Mayfield est très controversée et des histoires d’argent détourné rodent autour de cette pourtant belle initiative. Toujours est-il que ce « Poeple Health New Orleans Jazz Market », au départ, une bibliothèque (et c’est ce qui coincerait au départ), offre dans un joli cadre des rendez-vous musicaux, soit dans l’immense bar ou dans la belle salle de concerts. Et ce soir, c’est dans le bar que nous trouvons, en cette fin d’après-midi, un des grands batteurs d’ici, Shannon Powell, en trio

Shannon Powell

Shannon Powell

dans un répertoire plutôt be bop. Shannon est toujours souriant et le trio joue dans l’indifférence de nombreuses personnes venues arroser la fin de semaine. Qu’importe, nous, on se régale !

Michael Pellera (p), James Singleton (b), Johnny Vidacovich (dr)

Michael Pellera (p), James Singleton (b), Johnny Vidacovich (dr)

Dans la foulée c’est un autre trio qui prend place et quel trio. C’est un trio qui s’est formé il y a déjà très exactement 39 ans, nous avoue le pianiste Mickael Pellera. Mickael est le responsable de la section jazz de la Nocca (fameuse high school) et qui a formé bon nombre de musiciens devenus célèbres ( Jon Batiste, Trombone Shorty, …). Ses complices ne sont autres que le contrebassiste James Singleton et le batteur Johnny Vidacovich (Johnny Vi, comme on l’appelle ici ou le peintre, vu son attitude pour jouer). Autrement dit, un trio de grande classe qui piochait dans le répertoire Monkien avant de nous ravir avec de magnifiques compositions de Mickael et de James durant 2 sets d’1h15 chacun. Quelle soirée … et gratuite en plus !

 

L’Old Mint Museum reçoit régulièrement des jazzmen locaux et c’est l’excellent saxophoniste Khari Allen Lee qui en était l’invité du jour.

Khari Allen Lee (sax ténor)

Khari Allen Lee (sax ténor)

Il venait présenter, avec un mix de musiciens pros et amateurs, un hommage à Allen Toussaint. Outre sa charge de professeur à la Nocca, Khari est un musicien très actif et propose des initiations aux très jeunes et bien d’autres programmes encore. Toujours un bon moment quand on écoute les œuvres d’Allen Toussaint.

 

Tremé, toujours et encore Tremé

Il y a tous les jeudis, « Jazz in the Park » et cette année, les organisateurs ont voulu marquer l’anniversaire en faisant un festival de 3 jours supplémentaires intitulé « Tremé Art and Music Festival ». Une belle réussite avec, le vendredi, Davell Crawford dans un duo avec un DJ et 5 formations pour chaque jour de samedi et dimanche. Le samedi, Raw Oyster Cult avec l’organiste toujours aussi funky, John « Papa » Gros,

John "Papa" Gros

John « Papa » Gros

COREY Henry and the Treme Funktet, le toujours fringant Walter Wolfman Washington & the Roadmasters,

Walter Wolfman Washington

Walter Wolfman Washington

le Treme Brass Band et les indiens de Cha Wa. Pour le dimanche, Headliner TBA, Little Freddie King, les Soul Rebels, Darcy Malone and the Tangle et un hommage au Big Chief Juan Pardo par Caesar Brothers qui animaient la scène.

Mais, comme à la Nouvelle Orléans, tout est prétexte à la fête, c’est un autre festival qui voyait le jour. Sous le nom de « Zulu on the Bayou », le festival fêtait aussi Mother Day. Grosse affluence au bayou St John pour cette première avec un podium animé, de 11h à 20h par 6 formations. Dans cette journée très bon enfant, on pouvait écouter et danser sur les musiques de la tonitruante violoniste cajun Amanda Shaw

Amanda Shaw

Amanda Shaw

et le non moins showman qu’est le tromboniste Glen David Andrews.

Glen David Andrews

Glen David Andrews

 

Next generation

Nocca Jass Ensemble

Nocca Jass Ensemble

Comme tous les ans, le Snug Harbor reçoit les lauréats de la dernière promo de l’année de cette prestigieuse high school qu’est la Nocca. Dirigée de main de maître par le talentueux pianiste, Michael Pellera, la classe jazz est une véritable référence et un tremplin extraordinaire pour les jeunes musiciens en formation. C’était donc un sextet de ces meilleurs représentants qui nous proposaient quelques standards arrangés par ces jeunes gens. On se passera de pianiste puisque la lauréate a dû déménager pour la Floride. Croyez-moi, la relève est là, bien présente et ce sont principalement les saxophonistes ténor, Orlando Gilbert,

Orlando Gilbert

Orlando Gilbert

qui part d’ailleurs en fin de programme pour la fameuse Berkley Scholl de Boston et alto, Noah Boshera

Noah Boshera

Noah Boshera

qui se faisaient remarquer. L’excellent batteur Brian Richburg qui arrive du Gospel dans les églises s’illustrait également comme métronome et soutien mais aussi par deux très intelligents chorus. Le public, par une standing ovation, honorait ces jeunes dont on entendra sûrement parler mais aussi l’excellent formateur Michael Pellera. Toujours un régal de découvrir cette belle relève.

Brian Richburg

Brian Richburg

Nola news 2016

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

New Bumpers at Fritzel's

New Bumpers at Fritzel’s

Bordeaux ‘s connection …

Le French Quarter doit sûrement être un quartier de Bordeaux car, hier soir on pouvait y croiser bon nombre de musiciens aquitains. Sur Bourbon street,  au célèbre Fritzel’s  on pouvait entendre les New Bumpers avec Fred Dupin au soubassophone, Gaëtan Martin au trombone, Stéphane Borde au banjo et Pascal Perrin à la clarinette et au soprano. Sébastien Arruti venait en plus jammer au deuxième set. Deux heures plus tard, on y entendait Jérôme Laborde et sa nouvelle formation. C’est un public de connaisseurs qui applaudissait les « frenchies ».

Glen David Andrews

Glen David Andrews

Glen David Andrews show !

Au « d.b.a. » club sur Frenchmen street, c’est le chanteur-tromboniste Glen David Andrews (encore un cousin de Troy « Trombone Shorty » Andrews) qui faisait son show. Trois minutes sur la scène et deux heures au milieu du public. Les Périgordins l’avaient découvert et largement apprécié en octobre dernier grâce à la belle initiative de Stéphane Colin et du MNOP Festival. Il vient faire chanter quelques personnes prise au hasard, aguiche les filles et dialogue avec le public pendant que son jeune et excellent saxophoniste fait preuve d’une maîtrise parfaite de son instrument et d’une créativité débordante lors de ses chorus. Deux sets d’1h30 durant lesquels Glen David Andrews joue, chante, passant de thèmes néo-orléanais à des classiques du funk et du rythm ‘n blues sans transition. Il ne tient pas en place une seconde, fait jouer ses musiciens, les congratule en les présentant. C’est le partage et la fête. Que du bonheur !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Keiko Komaki

Organ night

C’est en écoutant Professor longhair, Dr John et les Meters dit-elle, que Keiko a appris cette musique qu’elle interprète à merveille. Organiste et pianiste, elle était leader d’un trio de classe, au Maple Leaf Bar. George Porter Jr, pas étonnant donc de le retrouver là, faisait chanter sa basse. Un jeu impressionnant et des chorus de toute beauté. Si Raymond Weber Jr ne prenait pas de risques, il s’avérait être un véritable métronome et un soutien très efficace à la batterie. Il prenait toutefois un chorus très remarqué en fin de deuxième set sur un « Caledonia » d’enfer. Keiko se taillait la part du lion et nous faisait passer du funk au Blues et au jazz fusion en jonglant du piano électrique à l’orgue avec une grande virtuosité. Beau concert.

Keiko Komaki, George Porter Jr, Raymond Weber Jr at Maple Leaf Bar

Keiko Komaki, George Porter Jr, Raymond Weber Jr at Maple Leaf Bar

Zydeco in the Park.

Sunspie and the Louisiana Sunspots

Sunspie and the Louisiana Sunspots

Le Parc Louis Armstrong accueille tous les jeudis « Jazz in the Park » à partir de la mi-avril. Et, pour cette première, c’est une soirée Zydeco et musique Cajun. Après la « second line » traditionnelle (défilé derrière des danseurs au son d’un Brass Band) dans le parc et devant la statue de King Louis, place à la scène avec, en première partie, Sunspie and the Louisiana Sunspots. Tous les classiques du genre étaient interprétés avec ferveur et les danseurs s’en donnaient à cœur joie au son de l’accordéon. Bonne ambiance familiale. C’est Amanda Shaw qui assurait la deuxième partie de programme avec toujours autant de punch. Formidable violoniste et bonne chanteuse de musique Cajun. A découvrir pour ceux qui ne la connaissent pas ou méconnaissent ce style musical. Il y a quelques racines françaises dans tout ça.

The Louisiana Sunspots

The Louisiana Sunspots

Delta Blues night.

BB King Blues Club New Orleans

BB King Blues Club New Orleans

Ouvert il y a très peu de temps, le BB King Blues Club of New Orleans accueille, dans un cadre très sudiste, des musiciens du Mississippi et du Tennessee. On peut y manger « cajun » pour pas cher et sur la grande scène, 8 musiciens dans la tradition Blues du Delta, s’activent à vous faire penser que vous passez une soirée dans un des « juke joint » de Clarksdale (Mississippi), en bordure du Sunflower. Et pourtant, on est bien à New Orléans, en bordure du fleuve Mississippi. Belle section de cuivres, un organiste et une section rythmique à la hauteur, accompagnent un excellent chanteur et une formidable chanteuse qui n’hésite pas à aller dans les aigus. Le Delta n’est pas loin et on est bien dans la tradition. Ce nouveau lieu, déjà bondé le week end vaut le détour. Pas forcément authentique mais très plaisant.

Blues Band

Blues Band

Crawfish boil dance party !

Crawfish party at Maple Leaf Bar

Crawfish party at Maple Leaf Bar

Comme tous les dimanches soir, l’habitude est prise d’aller à la « crawfish party » organisée par le « Maple Leaf » club. Tables installées, voici les serveurs avec leurs paniers d’écrevisses, de crevettes, de patates, de saucisses et de maïs. Debout, de chaque côté, les amateurs de sea food se ruent sur la montagne de fruits de mer pendant que les musiciens font leur balance.

Crawfish Party at Maple Leaf Bar

Crawfish Party at Maple Leaf Bar

On débarrasse et le concert commence. Malgré une sonorisation, ce soir, défaillante, un des maîtres du funk, Joe Krown, à l’orgue,

Joe Krown

Joe Krown

Walter « Wolfman » Washington à la guitare,

Walter "Wolfman" Washington

Walter « Wolfman » Washington

Russell Battiste à la batterie

Russell Battiste

Russell Battiste

plus un percussionniste s’adonnent à faire balancer les corps sur du Blues mêlé de funk. Wolfman Washington va même chanter d’une voix rauque et profonde, un « every day I have the blues » sur lequel, Joe Krown va réaliser un chorus d’enfer. Le bar ne désemplit pas car il faut absolument éteindre le feu causé par le tabasco…

 

Nola’s news # 48

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

Tous les mercredis, le club « d.b.a. », sur la plus musicale rue de New Orleans, Frenchmen street, reçoit Walter « Wolfman » Washington et il y a toujours beaucoup de monde qui vient l’écouter.

Walter "Wolfman" Washington

Walter « Wolfman » Washington

Non, il n’est pas hué quand il entre sur scène mais c’est au cri du loup (wolfman) que ses supporters l’accueillent. Walter Washington est un excellent guitariste et un très bon chanteur. Mais, chanteur de quoi …? Il est inclassable car il touche un peu à tout. Ce soir encore, il le prouve en commençant par de la soul puis un blues et enchaîne avec un morceau jazz de sa composition.

Walter "Wollfman" Washington quintet

Walter « Wollfman » Washington quintet

Il continue avec du funk et bien sûr, tout le monde danse. Maintenant, c’est du rythm’n blues et quand il appelle une chanteuse (une petite mamie très dynamique) pour interpréter quelques classiques du genre, on est toujours dans le même registre.

Walter "Wolfman" Washington et sa chanteuse

Walter « Wolfman » Washington et sa chanteuse

Mais très vite, la chanteuse part dans la soul pour le plus grand bonheur des spectateurs qui chantent à tue tête les refrains. Les musiciens sont alors stimulés par la bonne ambiance qui règne dans le club et réalisent chacun leur tour, de superbes chorus. Les spectateurs en redemandent encore et encore, en chantant et dansant … un verre à la main. Normal, on est à Nola !  Le quintet en termine alors par du funk endiablé … et c’est encore une bonne soirée de passée.

Nola’s news # 42

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

Depuis 1 semaine et l’annonce du décès d’une des figures montantes du jazz de la Nouvelle Orléans, Travis « Trumpett Black » Hill, à l’âge de 28 ans, lors d’une tournée au Japon, tous les jours sont organisées des « second line » (défilé derrière un Brass Band) dans les rues de Tremé. Elles partent toutes du club « Ooh Poo Pah Doo » où Trompett Black animait la scène, tous les lundis. Hier soir, après la second line, c’est le « Cafe Istambul » qui appelait les très nombreux musiciens à se recueillir en musique (on est à New Orleans) et rendre hommage à Travis.

Peinture hommage

Peinture hommage

Un peintre avait réalisé un portrait et l’on pouvait, comme pour un livre de condoléances y apposer sa signature. Le plus émouvant, et j’en ai encore la chair de poule, c’est lorsque le Preservation Hall Orchestra entra dans le club en jouant la fameuse marche funèbre néo-orléanaise.

Preservation Hall Orchestra

Preservation Hall Orchestra

Après quoi, l’hommage commençait toujours en musique, mais cette fois dans la joie avec un morceau qui faisait déjà danser le public. Et, il y avait un nombre impressionnant de gens venus partager avec la famille ce moment de recueillement. Plusieurs « têtes d’affiches » étaient présentes et venaient se produire pendant 30 minutes. Et c’est Walter Wolfman Washington qui commençait cet hommage.

Walter Wolfman Washington

Walter Wolfman Washington

« Wolfman » jouait et chantait du blues mais aussi 2 thèmes rapides et entraînants. Puis, c’est Brother Tyrone qui prenait la suite et venait chanter quelques standards du rythm’n blues avec beaucoup de ferveur, comme il le fait à chaque représentation.

Brother Tyrone

Brother Tyrone

Le public se déchaînait, chantait et dansait. Brother Tyrone partageait régulièrement la scène avec Travis à Ooh Poo Pah Doo, ainsi d’ailleurs que le très apprécié pianiste Tom Worrell.

Tom Worrell

Tom Worrell

Nous étions dans un spectacle comme pouvait le faire James Brown et on oubliait presque pourquoi on était là.

Brother Tyrone Band

Brother Tyrone Band

C’est comme ça à la Nouvelle Orléans, on partage joies et peines, toujours en musique. C’était au tour du « Dirty Dozen Brass Band » de rendre hommage, et on connaît leur entrain. 30 minutes de folies durant lesquelles ils demandaient aux spectateurs de rester debout et de danser.

Dirty Dozen Brass Band

Dirty Dozen Brass Band

L’excellent trompettiste Leroy Jones était venu se joindre a à eux pour une prestation à tout casser.

Leroy Jones

Leroy Jones

Puis, le « Big Sam’s Funky Nation » occupait à son tour la scène pour un moment de frénésie car Big Sam est un showman qui sait « mettre le feu » … et c’est bien ce qu’il a fait. Il a même organisé des chorégraphies depuis la scène que les spectateurs exécutaient.

Big Sam

Big Sam

Et les « Funky Nation » donnaient, comme d’habitude tout ce qu’ils avaient et le public adhérait à cent pour cent.

Big Sam's Funky Nation

Big Sam’s Funky Nation

Le « New Breed Brass Band » poursuivait cet hommage et quand on parle de Brass Band, on parle bien sûr, de musique entraînante et joyeuse, comme pour parader dans les rues.

New Breed Brass Band

New Breed Brass Band

Cette excellente formation devait laisser la place à un autre Brass Band tout aussi important à Nola, le « Brass-A-Holic »

Brass-A-Holic Band

Brass-A-Holic Band 

qui lui aussi jouait cette musique de Brass Band si particulière. Chaque demi heure donc, les groupes se succédaient et l’ambiance n’avait pas le temps de retomber. Corey Henry, autre tromboniste- chanteur, faisait son show d’une intensité incroyable.

 

Corey Henry

Corey Henry

Sa formation s’était étoffée et l’on y retrouvait avec plaisir le saxophoniste Calvin

Calvin

Calvin

et le guitariste June Yamagushi qui donnaient une dimension encore plus importante à cet orchestre.

June Yamagushi

June Yamagushi

J’ai rarement connu une telle ambiance et lorsque Corey Henry et James Andrews (cousin de Travis) faisaient monter sue scène la mère de Trumpett Black pour l’honorer, on atteignait alors le sommet de l’émotion.

Corey Henry, mère de Travis, James Andrews

Corey Henry, mère de Travis, James Andrews

Quoiqu’il en soit, tous étaient là pour honorer Travis et James Andrews, très ému, au bord des larmes se présentait sur scènes avec ses musiciens et chantait et jouait en montrant le ciel du doigt.

James Andrews

James Andrews

Peu à peu, le groupe grossissait sur la scène qui n’était plus assez grande.

une partie de la section de cuivres

une partie de la section de cuivres

James Andrews Band

James Andrews Band

Des éléments de « Bonerama » venaient participer à l’hommage dans une ambiance surréaliste.

Tromboniste de Bonerama

Tromboniste de Bonerama

L’ambiance était à son comble quand les indiens faisaient leur entrée et traversaient le club pour rejoindre la scène en chantant et en dansant.

Indian

Indian

Indian

Indian

Big Chief Bo Dollis Jr était également présent

Big Chief Bo Dollis Jr

Big Chief Bo Dollis Jr

Le temps n’avait plus d’importance et tous ces musiciens jouaient avec la ferveur que Travis avait sur scène.

Indian et Bo Dollis Jr

Indian et Bo Dollis Jr

James Andrews avait donc réussi à regrouper tous ces musiciens pour une véritable communion.

James Andrews

James Andrews

James Andrews + invités

James Andrews + invités

Enfin, l’autre cousin de Travis, Glen David Andrews venait lui aussi rendre hommage dans une ambiance qui n’arrêtait pas de monter.

Glen David Andrews

Glen David Andrews

Lui aussi, très ému, invitait le public à chanter et à danser, encore et encore. La longue soirée se terminait avec un chanteur de gospel bien connu à Nola, Josh. Sa voix atteignait des extrêmes dans les aigus.

Gospel singer, Josh

Gospel singer, Josh

Et comme dans les églises de Louisiane, Josh faisait monter l’ambiance par ces chants de gospel impressionnants

Gospel singer, Josh

Gospel singer, Josh

et entraînait le public à crier le nom de Trompett Black en finissant allongé par terre. 5 heures de musique pour un hommage extraordinaire, un partage et une solidarité hors du commun. C’est vraiment la première fois de ma vie que j’assistais à un tel événement de cette ampleur, d’une telle intensité et d’une émotion aussi bouleversante. Il fallait bien toutes ces photos pour témoigner de cet hommage. Travis « Trompett Black » allait avoir 29 ans le 7 août prochain. RIP.