Evidence et Christophe Maroye autour de John Scofield

 

Texte et photos Philippe Desmond.

Il se trouve que j’ai vu John Scofield sans le savoir en 1976 aux arènes de Bayonne pour ce fameux concert déjà relaté dans le blog (lien en fin d’article) ; il « accompagnait » Billy Cobham et le regretté George Duke. C’était l’époque de Stratus et de Spectrum, il avait 25 ans, moi pas encore. C’était le plein essor du jazz rock porte d’entrée dans le jazz pour pas mal d’entre nous. Depuis, baptisé jazz fusion – en opposition au jazz infusion ? – ce genre s’est un peu éteint et ça fait plaisir que des musiciens encore bien jeunes – et pas nés à l’époque – s’intéressent à cette musique.

DSC02402

Aussi ne fallait-il pas rater cette soirée au Caillou ou le groupe Évidence du bassiste Shob accueillait, non pas John Scofield, mais Christophe Maroye dont la dernière Gazette Bleue vous parle en long en large et en travers. Aux claviers Xavier Duprat (entre autres le Mister X de Mister Tchang), à la batterie Simon Renault

DSC02400

Et bien croyez moi il y a des soirées comme ça, toutes simples, où on se prend un gros panard. Et encore ils sont restés raisonnables question décibels dans un Caillou bien plein ; on les entendait très bien quand même, merci mes bouchons d’oreilles parfois.

DSC02404

Du jazz-rock, du jazz ? Du rock ? Qu’importe ! Le plaisir d’une grosse rythmique avec un Simon Renault impeccable, un drumming d’une clarté limpide, chaque temps marqué avec précision et énergie, un vrai régal.

Bien sûr un Shob au sommet comme toujours, c’est dans le coin et au delà une vraie référence des grosses cordes, ça groove, ça funke, ça rocke ça donne envie de se mettre à la basse.

DSC02408

Déchaîné comme jamais aux claviers, prêt à exploser le piano numérique du Caillou, tantôt en son naturel parfois en son Fender-Rhodes , se levant pour triturer son clavier Nord et en sortir ces sons caractéristiques de ce type de musique, Xavier Duprat a visiblement lui aussi apprécié le concert.

DSC02399.JPG

Avec son originale guitare de luthier, une Pensa MK 90, Christophe Maroye a pris sans complexe – il en a largement les capacités – les habits de John Scofield. Là aussi une grande clarté de jeu, pas d’esbroufe, c’est un sacré guitariste qu’on a dans le coin sachez-le.

DSC02410

Répertoire complet avec notamment « Boogie Stupid » qui ne peut que vous faire bouger, l’explosif « I’ll take less », le sautillant « Hottentof », le style boucherie – dixit Christophe – de « Make Me » et d’autres.

DSC02421

Il y a avait le feu au Caillou hier soir, même en cuisine…

Set list :

DSC02432

https://www.actionjazz.fr/gazette-bleue-n25-novembre-2017/

Retour vers le futur : Bayonne 1976

 

: