Nola’s news # 49

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

A New Orleans, tout commence par une « second line » (parade) et c’est sous une chaleur étouffante qu’un Brass Band et ses danseurs déambulaient dans le parc Louis Armstrong lors du traditionnel rendez-vous du jeudi « Jazz in the Park ».

Second line

Second line

Tout ce petit monde démarre du pied de la scène et sillonne le magnifique parc, entraînant derrière lui une foule de gens, ombrelles et mouchoirs blancs en mains, jusqu’au pied de la statue de Satchmo (Louis Armstrong)

Second line

Second line

pour une petite démonstration de danse au son des thèmes festifs de Tremé. C’est au tour du chanteur-tromboniste Glen David Andrews d’animer la grande scène. Il rendait hommage à son cousin disparu Travis « Trompet Black » Hill et enchaînait, lui aussi, les succès de Tremé, repris allègrement par les spectateurs.

Glen David Andrews

Glen David Andrews

L’ambiance montait de plus en plus et l’on commençait à danser, un jambalaya dans une main et une bière dans l’autre. Ca, c’est Nola : la musique, la danse … et la bouffe !

Glen David Andrews

Glen David Andrews

Les gens affluent, habillés quelque fois d’une façon excentrique et faisant le va-et-vient au stand de boissons (même alcoolisées) et s’en donnaient à coeur joie car « Jazz in the Park » est toujours une fête où on vient en famille retrouver les amis pour un moment de partage.

Glen David Andrews

Glen David Andrews

L’ambiance devait encore monter d’un cran quand les « Wild Magnolias » avec l’excellent pianiste Tom Worrell

Tom Worrell

Tom Worrell

le formidable chanteur, showman, Bo Dollis Jr

Bo Dollis Jr

Bo Dollis Jr

et les « Mardi Gras Indians »

Indian

Indian

faisaient leur apparition sur scène pour un show d’1h30. Bo Dollis faisait chanter et danser l’assistance comme il sait si bien le faire et, malgré la forte chaleur, les indians dansaient sur scène avec leurs splendides costumes.

"Mardi Gras Indians"

« Mardi Gras Indians »

Bo Dollis, les Wild Magnolias et les Indians mettaient littéralement le feu dans le parc avec leurs chants et danses particulièrement entraînantes.

Bo Dollis et sa soeur

Bo Dollis et sa soeur

Bref, une fin d’après-midi comme on les aime.

Nola’s news # 12

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Street danseurs

Street danseurs

Ce dimanche, c’était le « Treme Fest », le festival du plus vieux quartier afro-américain de New Orleans. Et c’est sous une chaleur accablante que commençait la « second line » : défilé de chars mais surtout du marching band précédé de quelques danseurs qui déambulaient dans les rue de Treme (dire Trémé). Et, croyez-moi, c’est vraiment quelque chose ces parades dans les rues de ce quartier. Une foule incroyable suivait la fanfare en dansant et gesticulant. Quelques uns allaient à l’assaut de quelques promontoires ou terrasses de maisons pour faire une démonstration de leurs talents de danseurs.

secon d line

secon d line

C’était dans un ambiance démesurée de fête que les gens s’adonnaient à la danse et cette parade avait une dimension indescriptible. Voir la ferveur de tous ces danseurs aussi extravagants les uns que les autres était extraordinaire.

Treme Parade

Treme Parade

Les tenues étaient des plus chics aux plus bariolées et tout le monde reprenait les refrains proposés par le marching band sous la chaleur écrasante qui n’entamait pas le dynamisme et l’ardeur des participants dont nous faisions partie.

Street danseur

Street danseur

Inoubliable cette « second line » à Treme qui cheminait dans les rues du quartier et qui devait se terminer devant le sympathique club « Ooh Poo Pah Doo » où nous nous abreuvions d’abord d’un diet coke pour calmer la soif avec une montagne de glaçons avant de déguster une bonne margarita pour se remettre des émotions en écoutant le quartet du bluesman Wardell Williams qui reprenait les classiques du delta mais aussi de Chicago.

Treme Fest

Treme Fest

Dehors, les odeurs que dégageaient les barbecues installés sur les trottoirs se concurrençaient entre crawfish (écrevisses) grillées et énormes saucisses avec épis de maïs. En fait, une excellente journée mais bien fatigante quand même.

Wardell Williams

Wardell Williams