Août of Jazz 2017 à Capbreton

Texte et photos Philippe Desmond. 

Capbreton, du 16 au 20 août 2017.

Recentrage sur Capbreton.

Le festival en est déjà à sa 27ème édition. Créé à l’origine comme un événement autour de la contrebasse par Christian Nogaro, il a évolué au fil du temps vers un vrai festival de jazz. Un tournant a été pris par nécessité en 2014 avec la disparition de son créateur et chef d’orchestre.

C’est désormais François Lacharme président de l’Académie du Jazz, celle qui décerne chaque année le prix Django Reinhardt, qui a pris les commandes de la programmation du “in”, Bernard Labat, l’animateur de Côte Sud FM, se chargeant du “off” et cette année tout se passe à Capbreton grâce à la volonté municipale et à d’autres partenaires publics et privés.

Patrick Laclédère (Maire), François Lacharme et Bernard Labat

Préambule avec On Lee Way

Étalé sur trois jours le festival a été précédé d’un concert gratuit en guise de préambule, le mercredi 16, avec un groupe qu’ Action Jazz connaît bien, On Lee Way, primé au dernier tremplin (voir chronique du blog le 17/08). Ce prix leur a d’ailleurs ouvert les portes de pas mal d’événements cet été ce qui nous conforte dans notre démarche. Le prix certes, mais surtout la qualité du quintet. Leur jazz et ses compositions dans l’esprit de Lee Morgan est plein de chaleur et plaît à tous les publics. On attend un album avec impatience car leurs prestations en live sont de haute volée.

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Nicolas Lancia, Jérôme Armandie, Jérôme Dubois, Paul Robert, Lionel Ducasse

Vendredi : une journée éclectique

Réel départ le vendredi matin place de l’Hôtel de Ville avec Les Gosses de la Rue, formation bordelaise de jazz, dans un répertoire allant du manouche, Django bien sûr,  à la chanson française revisitée – Brel, Gainsbourg – en passant par Gershwin. Deux guitares, un violon, une contrebasse et plus surprenant une flûte traversière qui donne une couleur originale et bienvenue à la formation. Réel succès auprès des estivants encore nombreux sous un ciel hésitant.

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Nicolas Frossard, Nicolas Bombard, Franck Richard, Robin Dietrich, Arno Berthelin

Le soir le off donne rendez-vous sur l’esplanade de l’Estacade, cette jetée en bois signature Second Empire de Capbreton.

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Un concert grand public offert aux baigneurs et aux touristes avec le Swingin’ Bayonne. Le trio des voisins basques à invité le saxophoniste Claude Braud pour un répertoire de standards, idéal à écouter sans modération à l’heure de l’apéritif.

Claude Braud (sax) et le Swingin’Bayonne

Juste à côté le public du concert in du soir commence à arriver ; c’est complet depuis longtemps comme le samedi soir d’ailleurs. En effet l’organisation de la cité marine a réduit la voilure cette année recentrant le festival sur la ville même et les concerts ont lieu au PH’ART la salle du casino. Des plus de mille places des Bourdaines à Seignosse, la jauge passe à moins de trois cents. Tant mieux pour nous, pour la qualité musicale ce n’est que meilleur.

La première partie accueille le Watt’s Quartet du pianiste Fred Nardin, prix Django Reinhardt 2016 et du saxophoniste Jon Boutellier. Avec Patrick Maradan à  la contrebasse et Romain Sarron à la batterie le quartet propose des compositions modernes, mélodiques et inspirées qui ne renient pas pour autant les glorieux aînés.

Fred Nardin

La magnifique ouverture du concert avec “Walk Spirit Talk Spirit” de McCoy Tyner est là pour le prouver. Réelle osmose des musiciens pour un jazz alerte alliant virtuosité et nuances.

Patrick Maradan et Jon Boutellier

Reflet de l’album sorti il y a déjà quelque temps et chroniqué dans la Gazette Bleue #15 de mars 2016 ce concert révèle au public quatre excellents musiciens déjà bien installés dans la scène française.

Place nette sur la scène où le beau piano se retrouve au centre, seul, pour accueillir Chano Dominguez. Cet Espagnol, compagnon notamment de Paco de Lucia ou Jorge Pardo, fait partie de ces musiciens sans frontières passant du flamenco au jazz avec bonheur. Du flamenco ou de la tradition espagnole il en est de suite question  avec une composition originale puis une pièce d’Albeniz en version “muy libre”.

Chano Dominguez

On passe à Monk avec “Monk’s Dream” et “Evidence” et les qualités du pianiste scintillement alors de façon manifeste. Quelle main gauche, un ostinato éblouissant au service d’une main droite volubile et sensible à la fois. Le public ne s’y trompe pas, la salle réagit  Chano le sent. Il dira après le concert que le piano était un peu dur pour lui mais qu’il a senti très vite le courant passer avec l’assistance “ alors j’ai tout donné “. Merveilleux moment plein d’émotion aussi avec ce “Searching for Peace” de McCoy Tyner  en hommage aux victimes de la Rambla de Barcelone où il se trouvait le jour tragique. Et toujours dans son jeu cette Espagne qui pousse un peu sa corne comme disait le grand Claude.

Chano Dominguez

Un concert extraordinaire d’un artiste éminemment sympathique bouclé par deux rappels dont le dernier avec une version bien personnelle de “Black or White” de Michael Jackson illustrant encore plus l’éclectisme de l’artiste.

Samedi : des hommes et des ladies

Le samedi le off de 11 heures accueille le Gaëtan Diaz Quintet révélation 2016 du tremplin Action Jazz.

Gaëtan Diaz quintet

Répertoire original en grande partie pour ce groupe au son très marqué par les percussions, Gaëtan Diaz à la batterie et Jean Marc Pierna aux congas alimentant la rythmique par une pulsation cyclique et continue très caractéristique.

Gaëtan Diaz et Jean-Marc Pierna

Influences latinos de samba et autres sur lesquelles Simon Chivallon au clavier et Illyes Ferfera au sax alto peuvent broder à l’envi, bien épaulés par Samuel F’Hima. Un projet qu’on aimerait entendre plus souvent amis programmateurs.

Simon Chivallon, Illyes Ferfera et Samuel F’Hima

Le soir nous revoilà à l’Estacade avec le Slam Bam trio un peu modifié, le guitariste blessé étant remplacé par le pianiste Didier Datcharry que nous sommes tous ravis de voir revenir sur scène. Public dans la poche pour ces trois musiciens de la région.

Gérard Siffert (tr), Laurent Astanian (cb) et Didier Datcharry (piano)

Seconde soirée du in avec une surprise que nous a concoctée François Lacharme,  la venue de Ian Shaw, pianiste et chanteur anglais que nous sommes nombreux à  ne pas connaître. Pas de balance pour lui, pas la peine a t-il dit.  Il arrive en effet trois quart d’heure avant le concert et en dix minutes tout est réglé ; pas sérieux tout ça ? Et bien si ! Quelle découverte,  un chanteur inclassable, un crooner créatif selon l’expression de François Lacharme fier de son coup.

L’étonnant Ian Shaw

Issu du théâtre et du cabaret Ian Shaw en plus de sa voix à la tessiture très large et qu’il module instantanément d’un extrême à l’autre, possède une fantaisie et une truculence étonnante. “Not for Me” est plus que chantée, jouée,  il s’amuse sur du Nat King Cole, raille Teresa May, “May not”, assassine le Brexit, imite Johnny Mathis.  Un clown ? Pas du tout, un pianiste chanteur remarquable, une personnalité atypique, une originalité artistique rare. Et soudain au milieu de cette fantaisie l’émotion absolue qui surgit, un déchirant “If You Go Away /Ne me quitte pas” qui embarque tout le monde ; des larmes coulent, quel personnage ! Medley Lou Reed (Perfect Day) / Al Jarreau (Spain) en rappel ! Étonnant « Shaw » man.

On enlève le piano car il faut faire de la place pour un autre très gros meuble, un orgue Hammond B3 et sa cabine Leslie, les deux habillés de bois. Et encore la deuxième Leslie branchée n’est pas sur scène,  mais juste à  côté !

Orgue Hammond B3 Cabinet

 Ce mobilier c’est pour Rhoda Scott venue avec son Lady Quartet : Sophie Alour (sax ténor), Géraldine Laurent (sax alto) et Julie Saury (batterie). Des femmes et du jazz, quelle belle idée pour faire la preuve par quatre que finalement cette musique n’a pas de genre, ni masculin ni féminin. Faites écouter l’album, qui est capable de deviner que le quartet est entièrement féminin ? Les filles écoutez ça, c’est pour vous aussi le jazz, vous pouvez y faire autre chose que chanter entourées d’hommes.

Rhoda Scott Lady quartet

Ceci étant dit et constatation faite que nous avons quatre ladies devant nous il est ensuite question de musique et de musique uniquement. Je vous épargnerai donc les remarques machistes voire sexistes, les vannes lourdingues, pas de ça ici.

Ce son d’orgue,  cette onctuosité mais que c’est beau ! Avec ses pieds nus bien sûr, et le gauche notamment, Rhoda Scott nous envoie à travers le corps ces ondes de basse qui vont nous faire vibrer tout le concert.

Rhoda Scott bien sûr

Dès le premier titre le ton est donné, ça va groover ! Très vite deux chorus de sax,  puis Rhoda l’éternelle avec son swing légendaire et pour moi une découverte à la batterie, l’excellente – et amusante – Julie Saury.   

Julie Saury

Les regards bienveillants de Rhoda Scott envers ses ladies sont éloquents, elle prend un plaisir énorme,  elle est aux premières loges. C’est le dernier album “We Free Queen” qui est joué alternant reprises ( Wayne Shorter, Trenet, Ray Charles) et compos originales dont celles très groovies de Sophie Alour où Julie régale.  

Géraldine Laurent et Sophie Alour

Unissons des sax ou harmonies avec la verve de l’alto de Géraldine, le velouté parfois piquant du ténor de Sophie, qui font le contrepoint à l’onctuosité de l’orgue que Rhoda pilote si bien. Belle énergie, gaîté,  une distribution de bonheur bienfaisante. Merci les Ladies.

Dimanche : Post Image puis la fête

Post Image

Dimanche déjà et à partir de 19 heures la clôture  sur la place de l’Hôtel de Ville.  Pas n’importe qui pour finir en beauté, voilà  Post Image ce groupe de fusion qui existe depuis plus de trente ans, creuset de tant de talents et toujours avec l’historique bassiste Dany Marcombe.

Dany Marcombe

Lieu, heure et public un peu inhabituels pour ce groupe, de quoi s’interroger sur l’accueil reçu. Dès les premières mesures on sent pourtant que c’est gagné, l’auditoire accroche et l’écoute va être magnifique.

Laurent Agnès (tr), Jean-Christophe Jacques (ss), Frédéric Feugas (kb) et Alain Debiossat (sa)

L’énergie dégagée par le groupe, ce foisonnement rythmique, cette pulsation au service des solistes ne peut laisser insensible d’autant qu’un invité de marque est là, le saxophoniste Alain Debiossat plein de verve et de fantaisie.

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Patricio Lameira

Très beau succès et excellent choix au final que cette programmation dans ces circonstances.

Eric Pérez et Dany Marcombe

Le final est confié au groupe de musique cubaine Fruta Bomba dans une ambiance salsa de fête avec un public très nombreux.

Fruta Bomba

Un festival très réussi grâce à une toute petite équipe de bénévoles, évidemment aidés par les services municipaux, avec une réelle qualité d’accueil.

Bravo !


Saint Emilion Jazz Festival : Kind of Blue et Kind of Red.

Sur le net en ce moment, suite à un article du journal la Croix, ça discute ferme sur l’évolution du jazz, sa survie sans mélange des genres, sans cross over ; influence de la pop, de la soul, de l’électro, du hip-hop, les tenants du jazz « pur » contre ceux du jazz métissé, la famille contre parents et alliés. Voir le lien en bas de page.

Pour moi il y a deux façons de regarder les choses, une très prosaïque et commerciale qui consiste à élargir la sphère du jazz pour attirer du public et rentabiliser, l’autre plus noble et stratégique qui consiste certes à attirer du public mais sur une passerelle vers le « vrai » jazz. Je n’en donnerai pas la définition, j’en suis bien incapable mais on se comprend je suppose.

En 1975, j’avais 20 ans, ne suis-je pas entré en jazz grâce au jazz-rock tel qu’on disait avant l’apparition de l’expression jazz fusion ? Les très électriques Return to Forever, Jean-Luc Ponty, Larry Coryell, Mahavishnu Orchestra, the Headhunters, Weather Report ont inondé ma discothèque me permettant de découvrir que Chick Corea, Herbie Hancock, John McLaughlin, Zawinul… avait eu une vie avant et m’embarquant pour des années de bonheur dans leurs univers variés. Et ainsi sans aucune chronologie ai-je découvert (!) Miles en combinaison pailletée puis en costard cravate, Coltrane, McCoy Tyner… puis toute la scène française.

Reconnaissons que le procès en élitisme fait au jazz est d’une grande injustice. De la même façon que le grand public ne va pas spontanément se déplacer dans des expositions pour admirer des toiles mais va y être sensible voire bouleversé si on lui met devant les yeux, le jazz si on y emmène les gens par des chemins détournés ou flirtant avec le mainflow, a certainement à y gagner, du moment que des artistes continuent à créer et innover. Il y en a des tas il faut les montrer.

SEJF Affiche2017

Cette longue introduction pour parler de l’ouverture ce vendredi du Saint Emilion Jazz festival et notamment de son premier concert celui de Karmarama. On ne peut pas faire au passionné Dominique Renard un procès en trahison pour ce choix. Il correspond d’abord à la philosophie du festival, faire connaître les musiciens du cru – grand ici – en les associant dans la programmation à des « stars » internationales. Et donc ensuite il procède aussi de ce « cross over », cette passerelle évoquée ci-dessus. Le métissage est ici indien et pop mais le jazz y est présent, de par les musiciens dont certains sont des spécialistes et de par la structure des titres permettant des improvisations.

Je vous renvoie à la chronique détaillée sur ce même blog lors du premier concert du groupe au Rocher : http://blog.actionjazz.fr/mark-brenner-au-rocher-another-world/

Pour les pressés j’en rappelle juste mes lignes de conclusion qui alimenteront le débat évoqué plus haut : « Une soirée merveilleuse dans différents univers et que nous ne souhaitons pas sans lendemain ; producteurs, organisateurs de festivals, ne laissez pas passer une telle qualité musicale. A l’heure où les festivals de jazz s’ouvrent à d’autres musiques profitez-en ! »

Merci à Dominique Renard d’avoir suivi ces recommandations.

Merci aussi d’avoir intégré deux groupes récemment primés au tremplin Action Jazz 2017 : On Lee Way et Capucine, des jeunes artistes qui créent et composent du jazz.

Venez-donc à Saint Emilion ce week-end, entre les vieilles pierres, les macarons, le vin et la musique vous allez vous régaler ! Et il y aura du jazz !

A noter que tous les concerts au parc Guadet sont gratuits et que sur place, en plus du plaisir musical, vous trouverez tout pour le bonheur de votre palais : Kind of Blue et Kind of Red !

http://revolution-de-jazzmin.blogspot.fr/2017/07/une-croix-sur-le-jazz.html?spref=fb

La-programmation-2017-en-un-clin-d-oeil-page-001

La Gazette Bleue N° 21 vient de sortir ! Bon printemps à vous !

Bonjour !

Voici la Gazette Bleue N°21 • Mars 2017 et ça repart !

Avec Roger « Kemp » Biwandu qui se livre et « Three », puis tout sur le colloque an 1 et le 5° tremplin, mais aussi Philippe Méziat et le T4S, Post Image (30 ans !), Benoît Lugué « Cycles », Éric Séva, Franck Dijeau, et bien d’autres, + chroniques cd et agenda & more !

Bref, le printemps sera chaud !

Bonnes lectures !

Tremplin Action Jazz 2017, samedi 28/01/2017 20h30 au Rocher de Palmer !

Le Tremplin Action Jazz 2017, c’est le samedi 28/01/2017 à 20h30, au Rocher de Palmer, salle 650 ! Et c’est gratuit ! Alors surtout, n’hésitez pas un instant à venir voir les cinq groupes sélectionnés (*), qui vont s’en donner à cœur joie pour convaincre le jury, et surtout pour vous donner du plaisir à vous tous, public fidèle et passionné de jazz !

On vous dit à très bientôt ! 😉

(*)  Les groupes sélectionnés, parmi une quinzaine de candidatures :

Theorem of Joy ,

Le JarDin,

King Kong 3,

Capucine Quartet

On Lee Way.

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Le Rocher de Palmer
1 rue Aristide Briand, 33152 Cenon

05 56 47 36 69

www.lerocherdepalmer.fr/artistes/action.jazz/01.2017.php
Accès : 1ère sortie au rond-point Côte des Quatre Pavillons
Sortie rocade n°26 : Quatre Pavillons
Tram A : arrêt Buttinière ou Palmer

Contact Presse
Alain Piarou
Président d’Action Jazz Mobile : 06 80 56 28 09
Mail : alain@actionjazz.fr
Site web : www.actionjazz.fr

THEOREM OF JOY :

Thomas Julienne: contrebasse
Thomas Saint-Laurent: guitare
Camille Durand: chant
Boris Lamerand: violon alto
Tom Peyron: batterie

Theorem of Joy est un projet onirique et impressionniste où se côtoient sonorités Nord-Africaines, trip post-rock,
libertés jazz, saveurs sauves de la pop… Il vous emmène courir dans l’imaginaire de Miyazaki, vous cabrer sur un
rivage de Palestine, glisser sur un fil tendu entre deux destins, méditer au son d’un raga indien, exorciser vos démons
intérieurs… Compositeur du projet, Thomas Julienne a choisi de s’entourer de personnes qui ont profondément
enrichi son parcours humain et musical. Ainsi, chaque membre est impliqué en tant qu’artiste dans le projet, leur
rôle allant bien au-delà de celui de simple instrumentiste. C’est dans ce Pentaphone à géométrie variable que
gravitent les électrons libres de Theorem of Joy.

Le JarDin :

Julien Dubois : sax alto et compositions
Simon Chivallon : rhodes et synthétiseurs
Ouriel Ellert : basse électrique
Gaetan Diaz : batterie

La musique du JarDin, tout en exploitant le langage du jazz dans
l’improvisation, puise ses influences, autant dans l’écriture
contemporaine (seconde école de Vienne) que chez les maîtres du rock progressif (Zappa, King Crimson…) et les concepteurs du
jazz actuel (Steve Lehman, Donny McCaslin, Kneebody, John
Hollenbeck, David Binney…). Elle s’articule autour de trois axes »:
l’écriture, les textures sonores et enfin, l’improvisation. Le JarDin
prend forme en août 2015, lors d’une résidence au conservatoire
de Bordeaux. Julien Dubois réunit ces formidables musiciens pour
travailler sur ses compositions personnelles. Julien Dubois compte
faire de ce projet son terrain principal d’expression personnelle.

King Kong III :

Stéphane Cazilhac: piano électrique, synthétiseur
Edouard Lhoumeau: saxophone alto et soprano
Simon Pourbaix: batterie, boîte d’effets

Ces trois musiciens expérimentés sont à la recherche d’un équilibre entre lignes mélodiques soignées, complexité
rythmique, exploration sonore et improvisations idiomatiques. D’abord duo (sax/piano) travaillant sur des
compositions originales, l’arrivée d’un batteur féru de gadgets électroniques, élargit cette palette sonore et
rythmique.

Capucine :

Thomas Gaucher: guitare
Félix Robin: vibraphone
Louis Laville: contrebasse
Thomas Galvan: batterie

Capucine est un groupe formé à l’initiative de ces
quatre musiciens qui se sont rencontrés en tant
qu’élèves au Conservatoire de Bordeaux. Après
s’être engagés dans un répertoire de standards, ils se
dirigent vers un travail de création »: compositions et
arrangements originaux. Alors, fort de sa diversité,
le groupe a développé un répertoire aux influences
variées. Tantôt dans les musiques du monde ou le
répertoire post-bop des années 60/70, Capucine a
aussi un répertoire grandissant de compositions
écrites par Thomas Gaucher et Félix Robin,
orientées vers l’esthétique du jazz moderne.

On Lee Way :

Jérôme Dubois : trompette
Paul Robert : saxophone ténor
Nicolas Lancia : piano
Jérôme Amandie : contrebasse
Lionel Ducasse : batterie

A son origine, le quintet « »On Lee
way »» s’est formé dans le but de jouer
une partie choisie des compositions du
trompettiste hard bop, Lee Morgan.
Les musiciens se sont rencontrés au
Conservatoire jazz d’Agen en 2009
mais c’est lors de retrouvailles en 2015
qu’ils décident de s’engager autour
d’un projet commun. Le groupe
travaille alors sur des compositions
aux influences africaines et latines,
dans l’esprit de celles de Lee Morgan.

 

Jury tremplin Action Jazz 2017 :

Muriel Demguilhem :   journaliste France 3

Françoise Lagaillarde : Responsable FIP Bx – Arcachon

Philippe Vigier :   Animateur France Bleu Radio

Christophe Loubes : journaliste Sud-Ouest

Dominique Poublan : rédacteur en chef de la Gazette Bleue

Jean-Pierre Como : éminent pianiste – Parrain du tremplin 2017

Eric Séva : éminent saxophoniste