Nola news # 7

par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Improvisation

Cliff Hines, Russel Batiste, Mario Abney, Charlie Wooton & friends

Cliff Hines, Russel Batiste, Mario Abney, Charlie Wooton & friends

« Instant Opus Improvised Séries » est une association qui œuvre pour l’évolution de la musique à la Nouvelle Orléans. C’est au »Hi Ho Lounge » que cette année, l’asso a posé ses valises, tous les lundis soirs. Un quartet de base, avec la crème de la modern generation : Cliff Hines (g),

Cliff Hines

Cliff Hines

Charlie Wooton (b) surnommé le Jaco Pastorius de la Nouvelle Orléans, l’extraordinaire batteur (dont on a déjà parlé) Russel Batiste (Joe Krown trio) et le non moins talentueux trompettiste Mario Abney débutaient une série somptueuse d’improvisations. Des impros où tout le monde se laissait aller dans des chorus, littéralement fabuleux. Ils étaient rejoints, alternativement par un superbe saxophoniste qui devait s’avérer aussi bon à la flûte mais aussi à la trompette… ils sont désarmants ces musicos … ! Un autre merveilleux saxophoniste prenait le relai et une batteuse prenait en cours les baguettes, pour enfin terminer ce set d’1h30 d’improvisations devant un public de passionnés venu nombreux, malgré l’heure tardive. Quelle soirée … ! avec une pensée pour mes amis restés à Bordeaux et qui auraient adoré.

Mario Abney

Mario Abney

Oreilles grandes ouvertes au balcon

Sur Frenchmen street, le « Blue Nile » a un deuxième club à l’étage. Outre l’immense balcon d’où l’on voit un Brass Band évoluer devant bon nombre de passants qui, attroupés devant, barre pratiquement le passage des voitures, c’est le « Balcony Room » qui propose aussi des concerts. Ce mardi soir, « l’Open ears music series » donne carte blanche à l’excellent saxophoniste Khari Allen Lee (formateur à la Nocca),

Khari Allen Lee

Khari Allen Lee

très actif et initiateur de plusieurs projets destinés, entre autre, aux enfants. Et, c’est la musique de son dernier album qu’il nous propose, avec un magnifique quartet dans lequel Jessie McBride tient le clavier.

Jessie McBride

Jessie McBride

Superbes interprétations de compositions originales de Khari où la douceur se mêlait à l’émotion sur des tempos lents mais aussi rapides pour un modern jazz de grande classe. Sur scène, un autre musicien alternait percu et dessein à la craie, au gré de son inspiration. Encore une magnifique soirée.

Khari Allen Lee & friends

Khari Allen Lee & friends

 

Le Jazz au paradis

Soirée dansante au « Café Negril » où le saxophoniste Dominick Grillo et sa bande du « Jazz in Paradise » sévissait avec toujours autant d’efficacité.

Jazz in Paradise

Jazz in Paradise

Un peu plus loin, toujours sur Frenchmen street, c’est Kris Royal au saxophone alto qui animait le « 30°/90° » avec un premier set de folie. Un des jeunes chefs de file du funk néo-orléanais qui joue avec son band dans lequel opère le très demandé bassiste Max Moran, mettait le feu et provoquait une ambiance extraordinaire, malgré les décibels.

Khris Royal

Kris Royal

Max Moran

Max Moran

Autre ambiance, cette fois plus feutrée et plus jazzy au « Snug Harbor » avec l’excellent « Bridge Trio »  que l’on peut retrouver aux côtés de Donald Harrison Jr. Conun Pappas au piano,

Conun Pappas

Conun Pappas

encore Max Moran à la basse et à la contrebasse

Max Moran

Max Moran

et toujours le remarquable Joey Dyson à la batterie,

Joey Dyson

Joey Dyson

nous proposaient la musique de leur dernier album  « The search : Departure » et de magnifiques compositions de chacun d’eux, ainsi qu’un hommage à un musicien qui a laissé son empreinte au jazz local, Harold Batiste. Ils invitaient également Jessie McBride, musicien très impliqué dans le soutien de la « new generation » néo-orléanaise à chanter sur un morceau avec eux et ce, dans un club archi-comble. Superbe soirée.

The Bridge Trio

The Bridge Trio

Fire on the bayou !

3 scènes sont érigées près du Bayou St John, bayou se trouvant dans la ville et seul endroit où il y a un peu d’air à cette saison, pour l’annuel « Bayou Boogaloo Fest », durant 3 jours. Festival très familial et gratuit où tous les styles de musique sont représentés, de 11h00 à 20h00. On pouvait passer, d’une scène à l’autre, du rock au zydeco et à la musique Cajun des « Lost Bayou Ramblers », de la soul Queen Irma Thomas au funk de Kris Royal ou encore au jazz de Nolatet sous un soleil de plomb. Le toujours déroutant et imprévisible vibraphoniste « crazy » Mike Dillon

Mike Dillon

Mike Dillon

et ses remarquables complices du « Nolatet », Brian Hass aux claviers,

Brian Haas

Brian Haas

James Singleton à la contrebasse et à la trompette

James Singleton

James Singleton

et le spectaculaire batteur Johnny Vidacovich

Johnny Vidacovich

Johnny Vidacovich

se lâchaient durant 1h30 d’un concert qu’on n’est pas prêts d’oublier.

Nolatet

Nolatet

It’s just in New Orleans !

Nola news # 5

Groove, groove, groove

Ike Stubbelfield

Ike Stubbelfield

Deux heures de groove au « d.b.a. » club sur Frenchmen avec 2 prestigieux musiciens, 2 anciens de la Motown et qui ont joué aux côtés de Marvin Gaye, The Temptations, Four Tops, Stevie Wonder et bien d’autres. Spécialiste de l’orgue Hammond  B3 et aussi du mini- Moog, tout comme George Duke, Ike Stubblefield se produisait aux côtés d’un autre musicien, membre des « Masters of groove » avec Bernard Purdie et Reuben Wilson, le guitariste Grant Green Jr.

Grant Green Jr

Grant Green Jr

Pour former le trio, c’est le batteur local, Terence Higgins,

Terence Higgins

Terence Higgins

spécialiste du funk néo-orléanais qui prenait les baguettes. Sans discontinuer, ces 3 musiciens exceptionnels enchaînaient quelques classiques du genre, se provoquant régulièrement, laissant place à des chorus de toute beauté. Un régal du genre !

 

Fusionnons !

A New Orleans, « Midas » ne fait pas dans le pneumatique mais dans le jazz fusion. Midas est le nom qu’a donné l’excellent bassiste Andrew Elmo Price à son groupe.

Andrew Elmo Price on bass

Andrew Elmo Price on bass

Elmo est toujours dans les bons coups quand il s’agit de bon jazz fusion à la néo-orléanaise (Magnitude et bien d’autres formations). Et, ce soir, il présentait son septet au « 30°/90° » nouveau club sur Frenchmen Street. Belle section de cuivres (alto/soprano/flûte, trompette, ténor), clavier, guitare, batterie et bien sûr, basse électrique très présente pour interpréter, durant 2 heures, peu de reprises (Hancock, par exemple) mais surtout des compositions personnelles d’ Andrew Elmo Price. Fines compositions, très bien écrites et tous ces musiciens avaient les yeux rivés sur leurs partitions car les superbes arrangements étaient complexes. Tout le monde avait la parole mais c’est Elmo qui dirigeait (normal, c’est sa musique) l’ensemble dans lequel, son complice de bon nombre de projets, le très bon saxophoniste Etienne Jean Stufflet

Etienne Jean Stoufflet, sax rénor

Etienne Jean Stoufflet, sax rénor

(qui n’a de français que le nom) prenait des chorus très remarqués. Très bon concert de ce superbe groupe, Midas, dont on attend avec impatience ces belles compositions gravées sur CD. Pas l’envie d’écouter autre chose après … on reste sur un petit nuage …

 

Thursday in the Park

Stephanie Jordan et Chris Severin on bass

Stephanie Jordan et Chris Severin on bass

Comme tous les jeudis et pour la 9ième saison, le parc Louis Armstrong s’anime de 17h à 21h. Pour cette fin d’après-midi,  c’est la chanteuse Stéphanie Jordan qui ouvrait la série de concerts, après, bien sûr, la « second line » avec un Brass Band. Issue d’une famille de musiciens de la Nouvelle Orléans, elle est la fille de Kidd Jordan (saxophoniste) et a pour frères, Marlon (trompettiste), et Kent (flûtiste) et pour sœur, Rachel (violoniste). Belle voix, charmeuse, entourée d’une belle équipe et notamment l’excellent bassiste, Chris Severin, elle interprète quelques grands succès de jazz classique, très swing avant d’en venir à une musique plus locale, funky donc, et de passer au blues avec beaucoup d’entrain. Bon début de soirée.

Davell Crawford

Davell Crawford

La 2ième partie, c’est le pianiste-chanteur Davell Crawford qui l’assurait avec beaucoup de générosité. Il est une figure de la Nouvelle Orléans et devait rester dans la musique funky pour interpréter principalement ses compositions qui faisaient danser et chanter le public.

Maple Leaf night

Johnny Vadacovich

Johnny Vadacovich

C’est à 23h00 que commence le concert du jeudi soir au « Maple leaf bar ». Le fameux rendez-vous que donne, chaque semaine, le fantastique batteur, Johnny Vidacovich est toujours plein de promesses car il partage la scène avec, à chaque fois, 2 amis différents pour former un trio. Et ce soir, c’est un trio atypique qu’il nous propose dans lequel on retrouve le talentueux contrebassiste-trompettiste, James Singleton pour accompagner l’excellent guitariste électrique, June Yamagishi.

June Yamagishi

June Yamagishi

Ce magnifique trio interprétait un jazz fusion dont on pouvait reconnaître des morceaux de Mike Stern, Herbie Hancock et même Miles Davis. Nous avions droit à de splendides chorus de chacun d’entre eux et James Singleton était au mieux de sa forme. Ils alternaient avec du blues pour finalement jouer les superbes compositions du contrebassiste. Un régal !

James Singleton

James Singleton

 

Jazz Market

L’ouverture de ce lieu, il y a tout juste un peu plus d’un an par le trompettiste néo-orléanais, Irvin Mayfield est très controversée et des histoires d’argent détourné rodent autour de cette pourtant belle initiative. Toujours est-il que ce « Poeple Health New Orleans Jazz Market », au départ, une bibliothèque (et c’est ce qui coincerait au départ), offre dans un joli cadre des rendez-vous musicaux, soit dans l’immense bar ou dans la belle salle de concerts. Et ce soir, c’est dans le bar que nous trouvons, en cette fin d’après-midi, un des grands batteurs d’ici, Shannon Powell, en trio

Shannon Powell

Shannon Powell

dans un répertoire plutôt be bop. Shannon est toujours souriant et le trio joue dans l’indifférence de nombreuses personnes venues arroser la fin de semaine. Qu’importe, nous, on se régale !

Michael Pellera (p), James Singleton (b), Johnny Vidacovich (dr)

Michael Pellera (p), James Singleton (b), Johnny Vidacovich (dr)

Dans la foulée c’est un autre trio qui prend place et quel trio. C’est un trio qui s’est formé il y a déjà très exactement 39 ans, nous avoue le pianiste Mickael Pellera. Mickael est le responsable de la section jazz de la Nocca (fameuse high school) et qui a formé bon nombre de musiciens devenus célèbres ( Jon Batiste, Trombone Shorty, …). Ses complices ne sont autres que le contrebassiste James Singleton et le batteur Johnny Vidacovich (Johnny Vi, comme on l’appelle ici ou le peintre, vu son attitude pour jouer). Autrement dit, un trio de grande classe qui piochait dans le répertoire Monkien avant de nous ravir avec de magnifiques compositions de Mickael et de James durant 2 sets d’1h15 chacun. Quelle soirée … et gratuite en plus !

 

L’Old Mint Museum reçoit régulièrement des jazzmen locaux et c’est l’excellent saxophoniste Khari Allen Lee qui en était l’invité du jour.

Khari Allen Lee (sax ténor)

Khari Allen Lee (sax ténor)

Il venait présenter, avec un mix de musiciens pros et amateurs, un hommage à Allen Toussaint. Outre sa charge de professeur à la Nocca, Khari est un musicien très actif et propose des initiations aux très jeunes et bien d’autres programmes encore. Toujours un bon moment quand on écoute les œuvres d’Allen Toussaint.

 

Tremé, toujours et encore Tremé

Il y a tous les jeudis, « Jazz in the Park » et cette année, les organisateurs ont voulu marquer l’anniversaire en faisant un festival de 3 jours supplémentaires intitulé « Tremé Art and Music Festival ». Une belle réussite avec, le vendredi, Davell Crawford dans un duo avec un DJ et 5 formations pour chaque jour de samedi et dimanche. Le samedi, Raw Oyster Cult avec l’organiste toujours aussi funky, John « Papa » Gros,

John "Papa" Gros

John « Papa » Gros

COREY Henry and the Treme Funktet, le toujours fringant Walter Wolfman Washington & the Roadmasters,

Walter Wolfman Washington

Walter Wolfman Washington

le Treme Brass Band et les indiens de Cha Wa. Pour le dimanche, Headliner TBA, Little Freddie King, les Soul Rebels, Darcy Malone and the Tangle et un hommage au Big Chief Juan Pardo par Caesar Brothers qui animaient la scène.

Mais, comme à la Nouvelle Orléans, tout est prétexte à la fête, c’est un autre festival qui voyait le jour. Sous le nom de « Zulu on the Bayou », le festival fêtait aussi Mother Day. Grosse affluence au bayou St John pour cette première avec un podium animé, de 11h à 20h par 6 formations. Dans cette journée très bon enfant, on pouvait écouter et danser sur les musiques de la tonitruante violoniste cajun Amanda Shaw

Amanda Shaw

Amanda Shaw

et le non moins showman qu’est le tromboniste Glen David Andrews.

Glen David Andrews

Glen David Andrews

 

Next generation

Nocca Jass Ensemble

Nocca Jass Ensemble

Comme tous les ans, le Snug Harbor reçoit les lauréats de la dernière promo de l’année de cette prestigieuse high school qu’est la Nocca. Dirigée de main de maître par le talentueux pianiste, Michael Pellera, la classe jazz est une véritable référence et un tremplin extraordinaire pour les jeunes musiciens en formation. C’était donc un sextet de ces meilleurs représentants qui nous proposaient quelques standards arrangés par ces jeunes gens. On se passera de pianiste puisque la lauréate a dû déménager pour la Floride. Croyez-moi, la relève est là, bien présente et ce sont principalement les saxophonistes ténor, Orlando Gilbert,

Orlando Gilbert

Orlando Gilbert

qui part d’ailleurs en fin de programme pour la fameuse Berkley Scholl de Boston et alto, Noah Boshera

Noah Boshera

Noah Boshera

qui se faisaient remarquer. L’excellent batteur Brian Richburg qui arrive du Gospel dans les églises s’illustrait également comme métronome et soutien mais aussi par deux très intelligents chorus. Le public, par une standing ovation, honorait ces jeunes dont on entendra sûrement parler mais aussi l’excellent formateur Michael Pellera. Toujours un régal de découvrir cette belle relève.

Brian Richburg

Brian Richburg

Nola news # 4

Nocca Jazz Ensemble

Nocca Jazz Ensemble

Cette journée du New Orleans Jazz Fest commençait avec beaucoup de fraîcheur car c’est la Nocca (célèbre high school locale) qui débutait la suite des 6  concerts journaliers. Et ce sont quelques jeunes musiciens prometteurs de 15 ans qui interprétaient 3 standards sous les encouragements du public. Ils laissaient la place à leurs grands frères (17) qui se taillaient, eux aussi, un beau succès sous l’œil vigilent et les consignes professionnelles de leur directeur Mickael Pellera.

Mickael Pellera

Mickael Pellera

 

Les parades sillonnent la grande enceinte du JazzFest et ce sont les indiens qui défilent toutes les heures derrière quelques percussionnistes, pour le plus grand bonheur des photographes … la preuve.

Big Queen

Big Queen

 

The Woodshied : Trombones. Les 2 trombonistes Stephen Walker et David L. Harris nous exposaient leur projet commun et leurs improvisations respectives  démontraient leur talent,

Stephen Walker & David L. Harris

Stephen Walker & David L. Harris

soutenus par le batteur qui monte, qui monte à NewOrleans : Jamison Ross (récemment nominé pour un award).

Jamison Ross

Jamison Ross

 

Le pianiste Larry Sieberth se produisait avec une belle section de cuivres dont Brad Walker et Rex Gregory se faisaient remarquer aux saxophones. Un excellent percussionniste et un batteur soutenaient cette sympathique formation.

Larry Sieberth

Larry Sieberth

 

Un des chefs de file local de la batterie, le magicien  Herlin Riley proposait avec ses baguettes,

Herlin Riley

Herlin Riley

une formation de très haut niveau. Pianiste, contrebassiste, trompettiste et saxophoniste interprétaient de magnifiques compositions du batteur, toujours souriant et d’une créativité débordante. Et tout ça, sous les yeux de … George Wein, son ami.

George Wein

George Wein

 

Pour le duo de choc de la journée, les bénévoles de la sécurité devaient être renforcés pour contenir et canaliser la foule qui s’accumulait sous l’immense chapiteau ainsi qu’aux abords. Et, nos fringants compères sont entrés sur scène très souriants, sous les acclamations de leurs fans. Et là, le miracle s’est avéré réel … nous étions transportés sur une autre planète dans un silence religieux, malgré l’affluence.  Herbie Hancock faisait résonner avec douceur son piano

Herbie Hancock

Herbie Hancock

mais faisait retentir parfois son synthétiseur, ce qui devait diviser par la suite le public et notamment les inconditionnels de l’acoustique qui regrettaient les quelques effets électroniques. Wayne Shorter, très en forme et très attentif ravissait le public en prenant quelques superbes envolées au soprano.

Wayne Shorter

Wayne Shorter

En tous cas, ces deux intarissables musiciens repartaient sous les ovations d’un public qui aurait aimé les entendre plus longtemps. 1h15 de concert n’est déjà pas si mal et ça allait être difficile de retomber sur terre.

Terence Blanchard

Terence Blanchard

Et pourtant, c’est un autre enfant du pays qui nous faisait retomber dans la réalité du moment. Terence Blanchard et son E-Collective nous offraient une musique plus électrique que jamais avec un jeune guitariste qu’on avait pu apprécier déjà aux côtés d’un certain Chick Corea. Une petite partie du public, décontenancée, quittait la Jazz Tent. Il est vrai qu’après le duo des 2 géants, il était difficile d’écouter autre chose. Les organisateurs devaient certainement  avoir des raisons pour programmer dans cet ordre-là. Toujours est-il que nous avons assisté à un superbe concert, avec un Terrence Blanchard plus évolutif que jamais.

 

Durant la période du JazzFest, le disquaire de référence, Music Factory, organise de nombreux showcase, particulièrement intéressants. Ce jour-là, de midi à 19h00 se succédaient, toutes les heures, Bamboula 2000 (formation locale), le pianiste et chanteur, Jon Cleary, NOLATET, Zachary Richard (qui sera en France au mois d’aoû), le Bluesman de Baton Rouge, Kenny Neal (toujours en famille), l’autre Bluesman local, Little Freddie King (presque toujours jeune … il ne passe plus sa jambe par-dessus le manche de sa guitare) et un formidable Brass Band, toujours local, Stooges Brass Band. La superbe formation NOLATET (Brian Haas au piano, Mike Dillon au vibraphone, James Singleton à la contrebasse et à la trompette et enfin « le peintre » Johnny Vidacovich, à la batterie) est vraiment à découvrir et à écouter sans modération. Ils nous faisaient découvrir la musique de leur CD (« Dogs) avec une énergie débordante.

Nolatet at Music Factory

Nolatet at Music Factory

Zachary Richard venait, lui aussi, présenter son dernier CD (« j’aime la vie ») rempli d’émotions, avec beaucoup de chansons en français. (Il vit entre Louisiane et Québec).

Zachary Richard at Music Factory

Zachary Richard at Music Factory

L’émotion était à son comble lorsqu’il faisait monter sur scène son petit-fils (handicapé mental) pour reprendre le refrain d’une chanson qu’il lui a dédié. Harmonica à la bouche, c’est avec amour et tendresse qu’il tenait son papi par le cou. Belle et grande ovation d’un public qui avait les yeux rougis.

Zachary Richard et son petit fils

Zachary Richard et son petit fils

Le Blues du dernier CD (« Favorites ») de Kenny Neal, toujours énergisant, tant au chant, qu’à la guitare ou qu’à l’harmonica faisait taper du pied et claquer des mains, le public compressé entre les rayons de disques.

Kenny Neal at Music Factory

Kenny Neal at Music Factory

 

Le club Gasa Gasa, excentré, sur Freret street, proposait une chaude nuit de musique (de 21h à 5h). A commencer par le NOLATET dont nous avions particulièrement apprécié le showcase. Mike Dillon est un musicien qu’il faut absolument découvrir. C’est un extraterrestre lorsqu’il est au vibraphone ou lorsqu’il sort toute sa « quincaillerie » d’instruments ou d’objets qu’il a transformé en instrument. Toujours heureux d’être sur scène et de partager sa musique, il propose une musique souvent novatrice. Bref, NOLATET … j’adore.

Nolatet at Gasa Gasa

Nolatet at Gasa Gasa

Pour le deuxième concert, Mike Dillon restait sur scène pour nous proposer son « Percussion Consortium » avec un batteur et quatre autres jeunes vibraphonistes. Et Mike joue ses compositions, dirige comme un chef d’orchestre ses jeunes élèves. Mike aime partager et faire partager sa musique avec d’autres musiciens et le public. Encore un grand moment.

Mike Dillon & Percussion Consortium at Gasa Gasa

Mike Dillon & Percussion Consortium at Gasa Gasa

C’est le rock intense d’ Hildegard (Sasha Masakowski, Cliff Hines, Max Moran …) qui nous ont fait jeter l’éponge, déjà tard dans la nuit, car nos oreilles, malgré les bouchons, ne supportaient plus les décibels imposés par une sono trop forte pour une musique déjà très électrique. Les tympans ont besoin parfois de repos …

 

Une autre soirée retenait notre attention et cette fois à l’ Old U.S. Mint – Louisiana State Museum où un des chefs de file du free jazz local, Kidd Jordan, se produisait. Il rendait hommage à un de ses amis disparu, le trompettiste Clyde Kerr Jr. C’est un excellent quartet qui débutait cet hommage en interprétant 2 morceaux, avec beaucoup de talent, de leur maître et professeur, Kidd Jordan.

Kidd Jordan & friends

Kidd Jordan & friends

Le saxophoniste de 81 ans prenait alors place sur scène aux côtés de ses élèves et régalait le public de ses compositions. Un son formidable et un plaisir de jouer toujours intact faisait de cette soirée un moment exceptionnel. Kidd Jordan a apporté beaucoup comme professeur et initiateur aux jeunes musiciens en herbe. Il est un des plus anciens intervenants au « Summer Jazz Camp », stage annuel très prisé. Encore un musicien Louisianais à découvrir.

Kidd Jordan

Kidd Jordan

 

Jazz Fest écourté.

Tout avait pourtant bien commencé au Jazz Fest avec un passage à la Gospel Tent avec le « First Baptist church of Vacherie Mass Choir »

First Baptiste Church of Vacherie Mass Choir

First Baptiste Church of Vacherie Mass Choir

puis à la Blues Tent pour Henry Gray avant de rejoindre une des 14 scènes, la Jazz Tent.

Henry Gray

Henry Gray

Une bonne découverte du trompettiste et chanteur « Andrew Baham and 4am » qui nous régalait de ses compositions bien structurées. Une magnifique section de cuivres où l’on retrouvait, entre autre, l’excellent tromboniste « Big Sam » donnait une dimension particulière à ce très bon concert. Apparition également remarquée d’une chanteuse de talent puis de la fille d’Andrew Baham, elle aussi, chanteuse en devenir et déjà un bon sens de la scène.

Andrew Baham

Andrew Baham

Le showman James Rivers faisait rire et chanter le nombreux public. Il passait du saxophone au chant avec brio pour finir à la cornemuse, ce qui ne manquait pas d’attiser la curiosité. Excellent instant musical.

James Rivers

James Rivers

Il laissait la place à une autre grande chanteuse locale, Germaine Bazzle. Influencée par Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan, une voix toujours émouvante et un tonus d’enfer, Germaine Bazzle, 84 ans, enthousiasmait l’assistance avec son scat d’une remarquable précision. Elle imitait trompette et saxophone, ce qui faisait lever le public pour l’ovationner. Quel concert !

Germaine Bazzle

Germaine Bazzle

 

Louisianais d’origine, il a fait ses études à la Nocca (fameuse high school de New Orleans) avec, entre autre, Trombone Shorty, le pianiste Jon Batiste est toujours accueilli avec beaucoup de ferveur. Il avait droit à une des plus grandes scènes (Acura Stage) devant laquelle un énorme public se pressait. Maintenant expatrié à New York où il a été nommé Directeur artistique du Musée National de Jazz à Harlem. Il reste toujours fidèle à la musique qui l’a bercé et c’est avec une étonnante vitalité et un sens inné du spectacle qu’il ravit ses fans. Entouré de musiciens de grande classe et notamment une belle section de cuivres, il faisait vibrer l’énorme public venu l’applaudir. Un large succès et un excellent concert.

Jon Batiste

Jon Batiste

 

La pluie s’installait sur le Jazz Fest et les scènes couvertes étaient très recherchées. Affluence pour le concert d’un autre enfant du pays, qui anime aussi son club, tous les jours, Jeremy Davenport. Très bonne prestation du trompettiste, il faut dire aussi, très bien entouré, sur des standards de jazz swing et sur ses compositions.

Jeremy Davenport

Jeremy Davenport

 

Le tonnerre grondait de plus en plus et la pluie redoublait comme je n’avais encore jamais vu. Nous étions encore à l’abri et Gregory Porter commençait à chauffer le public mais il fallait compter avec la pluie qui formait une rivière au milieu de l’immense chapiteau, le coupant en deux parties et perturbant ainsi le concert. Nous avions à faire à d’énormes orages tropicaux qui ont obligé les organisateurs, non seulement à arrêter ce concert mais à faire évacuer totalement le site. Dommage pour Steve Wonder, Rebirth Brass Band, Jeff Beck, Arturo Sandoval, Buddy Guy et beaucoup d’autres qui n’ont pu régaler leur public.

Gregory Porter

Gregory Porter

Nola’s news # 47

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

Une invitation à assister à l’enregistrement d’un CD, ça ne se refuse pas. Nous avons eu la chance d’être invité par un des bassistes néo-orléanais des plus actifs dans le domaine du jazz, James Singleton pour la réalisation de sa dernière œuvre.

James Singleton

James Singleton

Cela se passait dans un studio de la banlieue de New Orleans, ou plutôt un vaste hangar où sont réalisés également des petits tournages de film. Donc, un endroit quelque peu improbable puisqu’on se trouvait au milieu de décors bizarres comme un cercueil et des croix avec des têtes de vaches. James aime bien ces endroits marginaux, sortant du commun. Du matériel performant était mis au service des musiciens par 2 techniciens très professionnels. L’un assurait l’enregistrement et l’autre prenait des photos et filmait le sextet en action.

Séance d'enregistrement

Séance d’enregistrement

James avait souhaité que les musiciens soient disposés en rond afin que tous puissent se regarder et donc mieux communiquer par le regard. James stressait, ne voyant pas arriver un de ses amis musiciens et complice de la mouvance expérimentale. Mike Dillon arrivait enfin et après avoir débarqué tous ses instruments, quelque fois de fortune, la séance pouvait commencer. James Singleton distribuait les partitions déjà étudiées par l’ensemble.

Mike Dillon

Mike Dillon

James Singleton a réuni pour son nouvel ouvrage des musiciens chevronnés et reconnus tels que donc, Mike Dillon au vibraphone et diverses percussions, le guitariste Jonathan Frielich,

Johnatan Frielich

Jonathan Frielich

2 super saxophonistes, Rex Gregory au ténor, piccolo, fifre et à la clarinette,

Rex Gregory

Rex Gregory

l’excellent Brad Walker à l’alto, ténor et baryton,

Brad Walker

Brad Walker

et Justin Peaks à la batterie.

Justin Peaks

Justin Peaks

Le maître assurait la contrebasse et bien sûr les compositions.

James Singleton

James Singleton

Il ne fallait que 3 heures de temps pour réaliser cet enregistrement et tous les musiciens étaient cool, maîtrisant parfaitement les sollicitations de James Singleton. Tous faisaient preuve de grand professionnalisme et démontraient leur talent en interprétant la musique bien écrite de James Singleton.

James Singleton & Mike Dillon

James Singleton & Mike Dillon

Mike Dillon est toujours aussi passionnant à regarder comme à écouter car il saute sans arrêt d’un instrument à un autre avec une imagination débordante. C’est un magicien du son ou des sons. Il faut le voir déballer de sa « caisse à jouer » tous ses instruments improbables et qu’il utilise toujours à propos pour chercher le son adéquat. Un génie qui s’entend forcément bien avec l’autre génial James Singleton.

Mike Dillon

Mike Dillon

Rex passait du picolo au saxophone ténor et au fifre avec brio,

Rex Gregory

Rex Gregory

Rex Gregory

Rex Gregory

et Brad, de l’alto au ténor puis au baryton avec une aisance incroyable.

Brad Walker

Brad Walker

En tous cas, c’est un jeune musicien à suivre de près.

Brad Walker

Brad Walker

Je ne parlerais pas de la musique avant le mixage du CD, d’autant que James Singleton a encore quelques idées qu’il pourrait rajouter mais assurément, ce sera un très bon recueil de musique improvisée mais écrite, allant donc vers le free jazz. Attendons donc avec curiosité la sortie de ce nouvel album qui ravira, j’en suis certain, les amateurs de liberté musicale.

James Singleton

James Singleton

James Singleton est un musicien à suivre (ou à découvrir), débordant d’idées, très demandé par beaucoup de formations et pilier d’ « Astral Project » (à écouter impérativement). Et, il est particulièrement sympathique, ce qui ne gâche rien. C’est un réel bonheur de connaître et de côtoyer un tel musicien et un personnage hors du commun et aussi génial.

Nola’s news # 43

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

17h30, la musique a déjà commençait depuis longtemps dans les clubs mais là, c’est dans un restaurant/lounge réputé de New Orleans, au nom bien français (« Tableau ») juste à côté du « Petit Théâtre » et de la cathédrale, à Jackson square, que nous avions décidé de nous poser, d’autant que la pluie avait annulé le traditionnel rendez-vous du jeudi à l’Armstrong Park. Quelques amis ont bien fait de nous conseiller ce lieu pour y prendre un verre car nous y retrouvions un petit quartet de rêve pendant l’apéro. En effet, l’excellent pianiste David Torkanowski

David Torkanowski

David Torkanowski

avait réuni autour de lui quelques amis et non des moindres, puisqu’on trouvait à la basse, George Porter Jr,

George Porter Jr

George Porter Jr

le magicien Stanton Moore, à la batterie,

Stanton Moore

Stanton Moore

et un trompettiste, également local, du nom de Nicolas Payton.

Nicolas Payton

Nicolas Payton

Un grand merci à mes amis de nous avoir donné l’info car on a passé un moment délicieux (comme les cocktails) avec cette belle affiche. Aucune publicité particulière n’avait été faite mais, le bouche à oreille a bien marché puisqu’en quelques minutes, le restaurant/lounge s’est rempli. Certes, un bus de touristes Israéliens venus faire un « music tour » ont envahi le lieu et le bar, le salon et la salle de restaurant étaient pleins. Ce quartet de rêve, confiné dans un tout petit emplacement nous a offert un sublime concert  en 2 sets.

D. Torkanowski, G. Porter Jr, S. Moore, N. Payton 4Tet

D. Torkanowski, G. Porter Jr, S. Moore, N. Payton 4Tet

Ces néo-orléanais se connaissent bien mais c’est David Torkanowski qui dirigeait les débats et choisissait le répertoire. Répertoire qui tournait autour de standards, de thèmes de Harold Batiste et de compositions de chacun d’eux. Il y avait pas mal de bruit ambiant mais nous étions presque assis sur les genoux des musiciens, alors, l’écoute était correcte. Que dire de plus ? … un régal !

Après quoi, nous nous dirigions, d’un coup de street car (Tramway) vers le club « Chickie Wah Wah » sur Canal street pour écouter, dans une toute autre ambiance, une toute autre musique, cette fois, plus intimiste mais non moins intéressante avec un duo bien rodé. Dave Easly est guitariste mais joue le plus souvent, comme ce soir d’ailleurs, du peedal steel (voir photos).

Dave Easly

Dave Easly

magnifique son quelque peu inhabituel chez nous où cet instrument n’est pas ou très peu utilisé (dommage). Il chante et joue aussi très bien de la guitare.

Dave Easly

Dave Easly

Un ami à lui assurait avec brio et intelligence une ligne de basse magnifique. Le brillant contrebassiste James Singleton ne se contentait pas d’assurer l’accompagnement mais réalisait (comme d’habitude) des chorus magnifiques et reprenait souvent la mélodie à son compte.

James Singleton

James Singleton

Il prenait également sa trompinette pour faire quelques belles interventions.

James Singleton

James Singleton

Le répertoire était varié puisque le duo interprétait des thèmes tels que « Bye Bye Blackbird », des thèmes de Cole Porter, de Louis Armstrong, du folk. La musique était douce et reposante et les quelques spectateurs (pas plus d’une trentaine) adhéraient à leur musique (de salon).

Dave Easly-James Singleton Duo

Dave Easly-James Singleton Duo

Belle musique, bonne ambiance amicale avant d’allait se coucher.

Nola’s news # 29

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Free Jazz concert à Nola ? Mais bien sûr. Il y a toute une génération de musiciens qui « enfoncent les portes » comme le disait Jason Marsalis au JazzFest et qui font évoluer cette belle musique. Les Kidd Jordan, Mike Dillon, Cliff Hines, Sasha Masakowski et bien d’autres. Et évidemment, on trouve sur la route de la liberté, James Singleton.

Free Trio

Free Trio

Plusieurs clubs ouvrent la porte à cette mouvance et à ces musiciens, dont le club « Gasa Gasa » sur Freret street. Et, tous les lundis, on s’y retrouve pour faire de la musique expérimentale. C’était au tour du contrebassiste James Singleton d’animer la soirée.

James Singleton

James Singleton

Et James se lance toujours à corps perdu, avec une telle fougue, une telle envie de jouer, d’aller toujours plus loin que l’on a assisté à un concert d’exception. Il avait invité un musicien d’origine Californienne et qui, se rendant à New York où il réside (bien évidemment) s’arrêtait à New Orleans (quelle bonne idée).

Will Bernard

Will Bernard

Will Bernard, superbe guitariste, était en phase avec James et, c’est avec beaucoup de complicité qu’ils improvisaient. Will triturait les boutons de ses pédales pour aller chercher des sons qui inspiraient bien le contrebassiste mais aussi, le troisième larron qu’est le magnifique saxophoniste (alto, ténor et baryton), Brad Walker.

Brad Walker

Brad Walker

Brad nous avait déjà fait forte impression aux côtés de Sasha Masakowski et Cliff Hines il y a quelques jours. Ces 3 compères structuraient leurs improvisations et nous amenaient, peu à peu, dans leur monde, dans un monde imaginaire. James nous avait appelé pour nous convier à ce concert et comme l’on sait que lorsqu’il est présent, il se passe toujours quelque chose et quelque chose de bien, nous y avons accouru. C’était tellement planant qu’à la fin du concert, nous sortions tous presque déboussolés. Nous étions dans l’irréel (mais non, j’ai pas fumé de la luzerne) et avions du mal à retrouver la réalité. Bon, on l’a vite retrouvée car il fallait trouver un taxi de libre … Zut, on rêve plus ! En tous cas, nous avons passé 1h30 sur un petit nuage et comme il en est ainsi toutes les semaines, on y retournera lundi prochain.

Nola’s news # 13

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Club Snug Harbor

Club Snug Harbor

Après la second line dans Treme, c’est au Snug Harbor que nous passions la soirée avec le quartet de ce formidable contrebassiste James Singleton (Astral Project), cette fois en leader. Il s’était entouré de Rex Gregory au saxophone ténor, à la clarinette et à la clarinette basse, de Jonathan Frielich à la guitare et de son complice Johnny Vidacovich à la batterie.

James Singleton quartet

James Singleton quartet

Un superbe concert qui dérangeait quelque peu les amateurs de jazz traditionnel. En effet, ce quartet interprétait les compositions quelque fois complexes de James Singleton mais toujours harmonieuses. James assurait comme d’habitude et dirigeait ses acolytes de main de maître. Il prenait également d’excellents chorus et sortait par moment la trompinette… une régal.

James Singleton

James Singleton

Il devait laisser une belle place au saxophoniste (sûrement fan de Joe Henderson) qui démontrait son talent sur ses différents instruments.

Rex Gregory

Rex Gregory

Le guitariste Jonathan Frielich, un peu discret se lâchait sur une de ses compositions.

Jonathan Frielich

Jonathan Frielich

Et c’est toujours un plaisir de voir et d’écouter ce formidable batteur Johnny Vidacovich, compagnon de jeu de James Singleton avec Astral Project. Johnny accompagne, sait rester discret mais aussi prendre des solos intelligents et bien amenés avec une attitude désinvolte et peu commune. Il joue avec beaucoup d’aisance, dos contre le mur et utilise les cymbales avec douceur. Un vrai bonheur de le voir jouer, toujours très attentif à ses compagnons de jeu.

Johnny Vidacovich

Johnny Vidacovich

Bref, un concert de jazz moderne de  grande classe comme c’est souvent le cas au mytique club Snug Harbor pour clôturer un dimanche musical encore intense.

James Singleton

James Singleton