Marie Carrié quartet au Phare Jazz Club de Capbreton

Vendredi 12 février. Bernard Labat, Photo Thierry Dubuc

TDBU0504

 

Ils étaient nombreux (salle complète) au premier rendez-vous de l’année de notre PHARE JAZZ CLUB de CAPBRETON (Landes). L’association JAZZ PARTNER’S, hôte des lieux, avait choisi d’inviter pour la circonstance le « Marie Carrié Quartet ». Bien connus dans la grande région, Yann Penichou (guitare), Hervé Saint-Guirons (orgue hammond), Didier Ottaviani (batterie) et Marie Carrié (chant) sont arrivés à bon port, aprés un voyage perturbé par les intempéries. En quelques mots le président de l’association, Serge Mackowiak, dresse un bilan et annonce les projets pour cette nouvelle année, tout en remerciant nos partenaires institutionnels et privés ainsi que notre fidèle traiteur Michel, applaudissements. Dans la foulée, un petit jeu, permettant de faire gagner un exemplaire du nouvel album du trio Penichou, Saint-Guirons et Stéphano Lucchini, Up and Down, permet de finir les desserts et cafés. Le set peut commencer. Nos trois jammeurs démarrent sur une couleur brésilienne et Marie nous propose Maria da Mercedes du compositeur Djavan. Suit une intéressante adaptation du Pretty Eyes de l’emblématique pianiste hard boppeur Horace Silver. Le décor est planté, une navigation et un mix des répertoires brésiliens et jazz. Marie n’oublie pas de rendre hommage à la belle et talentueuse Peggy Lee avec I Love Being Here With You. Suivent deux adaptations des célébres Fast United Reason avec solo remarqué de Didier et Summertime des frères Gershwin. Les musiciens sont en place, Marie commande avec autorité les démarrages et laisse vagabonder sa douce voix.Yann et ses six cordes souligne et s’envole avec finesse et mélodie. Hervé et Didier groovent et relancent judicieusement.Le public attentif en redemande. Retour carioca avec Baden Powell Vou Deitar E Rolar et Joao Bosco avec une version très rythmée de Bala con Bala. Tout le monde apprécie. Billie Holiday ne sera pas oubliée. Marie explique que le prochain morceau Then There Eyes a été enregistré pour la première fois par Louis Armstrong et immortalisé par la Diva au Gardénia. Nos oreilles sont attentives et réceptives. Sans oublier un Sophistaced Lady, ellingtonien dans l’âme, pour lequel Yann nous distille une intro et un solo très intimiste. La soirée se poursuit jusqu’aux rappels. L’occasion d’entendre Marie et Yann en duo, formule qu’ils apprécient, et ça se sent bien. Une belle version de la ballade My Old Flame chantée également par Billie et jouée par nombre d’icônes (Charlie Parker, Miles Davis, Chet Baker…), remporte les faveurs des night-clubers du soir. Tout le monde se quitte sous des notes une nouvelle fois brésiliennes. Merci à Marie, Yann, Hervé et Didier pour cette belle soirée. Ce quartet bien en place respire la complicité. Leurs sourires et leur disponibilité restera un bon souvenir pour nous tous.

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