Le Bistrot Bohême accueille George Washingmachine

par Philippe Desmond ; photo NB Thierry Dubuc.

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Au Bistrot Bohême

Vendredi soir, les équipes d’Action Jazz sont déployées sur plusieurs fronts : au Grand Café de l’Orient à Libourne, au Quartier Libre dans le quartier Saint-Michel à Bordeaux, au Caillou à la Bastide et pour ma part au Bistrot Bohême. Chaque fin de semaine, le vendredi, ce lieu accueille depuis un bon moment des groupes de musique, plutôt du jazz mais dans des styles très variés. Récemment du  New Orleans avec Perry Gordon ou encore la chanteuse Christine Mocco dans un répertoire de standards chantés en passant par le rockabilly de Raw Wild.

Hier soir le Bistrot recevait un musicien du bout du monde, George Washingmachine ou « Washo », un chanteur violoniste – entre autres – australien. Ce pseudonyme, car c’en est un vous vous en doutez, est une variation sur son vrai nom et un de ses illustres homonymes : il s’appelle Stephen Washington, ce nom voulant déjà dire « lessiveuse » en Anglais ; de là à passer à la machine à laver – il se présentera ainsi – il n’y avait qu’un pas. Pour autant, pas de joueur de washboard ce soir.

George joue en Europe avec différentes formations, du swing au manouche, et souvent avec le plus bordelais des australiens – ou l’inverse – le grand guitariste Dave Blenkhorn. Deux débutants assurent la rythmique ce soir, le jeune Olivier Gatto à la contrebasse et le petit Roger Biwandu à la batterie ; deux énormes pointures dans le genre bien sûr. La veille Washo était en trio au Caillou avec Dave et Laurent Vanhée et les deux Aussies avait ensuite rejoint la jam du Tunnel.

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Au Caillou jeudi soir

Le lieu est gai et convivial, les patrons adorables et malgré la salle pleine de ses cinquante convives tout se passe en douceur. Le bar accueille les imprudents comme moi qui n’ont pas réservé et offre une position de choix sur les musiciens. Une bonne adresse.

Concert de standards pour ce lieu et ce type de soirée, George Washingmachine chantant et jouant sur du velours avec ces trois compères. Olivier toujours aussi concentré régale à la contrebasse, sa main droite s’échappant pour faire des arabesques entre deux mesures de swing. Dave et son toucher fin et élégant dialoguant avec le violon pendant que Roger en configuration légère ce soir passe des rimshots aux balayages avec une retenue que ce genre de répertoire et de salle nécessite. Il va nous offrir un solo avec les balais d’une grande richesse n’oubliant pas pour autant de faire parler sa grosse caisse. George s’avère un chanteur très à l’aise, plein d’humour et le son du violon qu’il maîtrise parfaitement ajoute cette touche enjouée et surannée tellement agréable.

Merci aux musiciens et bien sûr au Bistrot Bohême pour sa constance à proposer au public des soirées de qualité, dans les assiettes et sur scène.

http://www.lebistrotboheme.com/

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