Jallobourde, le jazz aux sources

Jallobourde Thomas Bercy

Par Louis Gilly

la 7e année du festival JALLOBOURDE « le jazz aux sources » a rencontré un franc succès à Martignas, Saint Jean d’Illac, Cestas et Canéjan, avec près de 1000 entrées. En partenariat avec FIP, sa fréquentation s’améliore, avec de nombreux amateurs allant d’une commune à l’autre et la visite d’amis musiciens ou organisateurs d’Action Jazz, de Jazz and Blues de Léognan et du Festival d’Eymet en Dordogne.

Le départ est donné le vendredi 15 janvier 2016 sur la Jalle à Martignas avec l’exposition de peintures de Luce Bé dans la Galerie Claude Manet : une explosion de couleurs lumineuses pour des abstractions inspirées de notre actualité. Le samedi 16, le CLAM ! invitait dans la Salle Gérard Philipe la Compagnie Swing’Hommes pour son nouveau spectacle “SATANE MOZART”. Comme l’an dernier avec “Beethoven ce manouche”, le pianiste Jérémy Bourges, le guitariste Pierre Bernon et le contrebassiste Benoît Marot ont prouvé l’universalité de la musique dans l’espace et le temps, bien aidés de complices pour des mises en scènes infernales, cette fois au sens propre, avec un feu d’artifice instrumental (accordéon, banjo, mandoline, percussions, trombone, basse, soubassophone). La bonne humeur s”est prolongée bien après le spectacle autour du saucisson et du verre traditionnel sous le portrait de Gérard Philipe.

Le vendredi suivant 22 janvier, dans la petite Salle Louis Armstrong de Saint Jean d’Illac, le THOMAS BERCY TRIO accueillait MAXIME BERTON devant des amateurs enthousiastes. Virtuose bourré d’idées au piano, Thomas a travaillé intensément avec ses voisins du Bazadais, le bassiste Jonathan Hedeline et le batteur David Muris, sur un projet autour du répertoire de McCoy Tyner. Le trio a invité le jeune Maxime Berton, bordelais devenu parisien pour multiplier ses rencontres jazzistiques, explorateur des pistes de John Coltrane aux saxos ténor et soprano et à la flute. Pour cette soirée JAZZILLAC (35e saison), on pouvait remarquer “Changes” (McCoy Tiner / Michaël Breaker), puis “Infinity”, jazz rock des années 2000, et dans l’abstrait contemporain “Contemplation” et “Search for peace” de l’album Real McCoy, sans oublier une partie “trans” avec “Walk Spirit Talk Spirit”.Les sympathiques échanges après concert n’en finissaient pas, le festival Jallobourde étant apprécié par sa diversité de programmation autogérée dans chaque commune.

Le lendemain 23 janvier, la translation sur l’Eau Bourde était réussie avec le groupe toulousain AWEK dans la Halle du Centre Culturel de Cestas. Invités de festivals prestigieux, Bernard Sellam (chant, guitare), Stéphane Bertolino (harmonica), Joël Ferron (basse) et Olivier Trebel (batterie) ont offert un blues d’une qualité exceptionnelle, une plongée vers les sources, celles de notre musique toujours porteuse d’un bel avenir. Vingt ans à parcourir le monde, avec des trophées de meilleur groupe et meilleur harmoniciste, en France, en Allemagne et aux USA ! Rythm and blues et Rock n’ roll variaient le menu, provoquant une montée sur scène acrobatique du président de la nouvelle Communauté de Communes Jalle-Eau Bourde pour un rappel de nos sources aquatiques.

A nouveau sur l’Eau Bourde, le festival s’est achevé dans la salle Simone Signoret de Canéjan, avec le jeune et énergique quintet bordelais FOOLISH KING, produisant un funk volcanique avec sa chanteuse Charlie Dale, accompagnée par Charlie Dufau à la guitare, Julien Bouyssou à l’orgue, Victor Bérard à la basse et Julien Lavie à la batterie. Forts de leur expérience aux Scènes d’été en Gironde la saison précédente terminée à Saint Jean d’Illac, après du blues d’une grande sensibilité, les musiciens ont déchaîné l’enthousiasme des danseurs descendus sur l’avant scène. Un beau feu d’artifice final dans une salle de précurseurs qui vient de fêter ses 30 ans !

 

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