Friday fever night: Manu Katché au Rocher de Palmer

Photo: Thierry Dubuc

C’est vendredi soir, et on se dirige au Rocher de Palmer guidés par l’envie de partir loin avec la musique. Une fois sur place, tout laisse penser qu’on est au bon endroit pour ce voyage. On peut presque sentir la musique sur la peau. Même en dehors de la salle de concert l’ambiance est bouillante : il y a du monde partout. C’est la conjonction de deux concerts qui ont suscité beaucoup d’intérêt : d’un côté le hip hop funky de Smokey Joe & The Kid dans la grande salle ; et de l’autre côté le « maestro » français du rythme : Manu Katché, le même qui a accompagné les grands noms de la musique comme Peter Gabriel, et qui se produit dans la salle 650. La queue est longue pour rentrer à cause de la révision des sacs obligatoire, et le monsieur de la sécurité qui réitère « si vous avez des choses à manger, vous vous mettez à coté et les mangez avant de rentrer ». Heureusement (on va dire) on n’a rien à manger, donc on a pu rentrer immédiatement.

On entre dans salle et la folie continue comme une prolongation de ce qui se passait dehors. Ce n’est pas encore l’heure mais les gens bataillent pour trouver une place assise, et ceux qui gardent des places pour les retardataires ont du mal à convaincre les arrivants que ces places sont prises et qu’ils ne peuvent pas s’assoir.

Finalement le concert commence (heureusement on a réussi à trouver une place après s’être battu pendant 5 minutes avec un monsieur qui ne voulait pas lâcher les 6 places qu’il gardait). Un rythme latino sort de l’obscurité de la scène, et les musiciens arrivent un par un.  Laurent Vernerey, le bassiste, est le premier et commence un riff qui sera suivi par le piano, le sax et la trompette. Ils sont là et la soirée s’annonce chaude mais, où est Manu Katché ? Après un moment, l’homme de la soirée arrive. Il monte sur la batterie, et comme un tonnerre il frappe la caisse claire et le riff hypnotisant s’arrête. En un instant le registre change et commence un rythme funky qui va marquer l’esprit de la soirée.

C’est parti, le concert a commencé, et la musique réchauffe, nous transporte avec elle. Les solos de trompette de Luca Aquino sont puissants et habillent magnifiquement les morceaux. Le saxo Stéphane Chausse, le nouveau membre du groupe, fait de même. Il est intéressant de noter que le son du groupe passe souvent d’un son organique, acoustique, vers un son électrique. Jim Watson fait un travail exceptionnel tant au piano comme au clavier. Mais le son électrique vient aussi de la trompette, grâce aux pédales d’effet qui donnent un son qui change son registre, et du saxophoniste qui utilise par moments un sax électrique EWI.

Photo: Thierry Dubuc

Manu Katché parle peu. Il vient une fois au micro pour parler de son nouvel album « Unstatic » et présenter les musiciens (et en profite pour flatter l’acoustique de la salle du Rocher de Palmer).  Le concert continue et la richesse mélodique des compositions et les solos se déroulent sur la couche rythmique parfaite que constituent la batterie et la basse. Cette dernière fait un travail exceptionnel, avec un son clair et un dynamisme qui devient une pièce clé de la formation. La fin du concert s’annonce, mais avant de partir Manu Katché nous laisse un solo de batterie qui laisse voir sa grande technique et au même temps son tempérament.  Le groupe part et le concert est fini, après deux rappels du public durant lesquels Manu Katché va en profiter pour faire chanter le public, qui a vécu une soirée exceptionnelle.

 

 

 

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