Clap de fin …

Par Annie Robert

Chroniques Marciennes  fin
Marciac 15 Juillet 2016

Clap de fin : Florilège des petits agacements et autres satisfactions….

Lorsqu’un festival se termine, pour l’équipe qui l’anime, c’est le temps du rangement, de la désinstallation et du nettoyage. C’est également le temps de la séparation et des bilans en tout genre. La pression retombe, la fatigue s’installe et la nostalgie n’est pas loin. L’année suivant pointe déjà le bout de son nez…
Pour les festivaliers, il s’agit de récupérer les heures de sommeil  trop brèves et ses pénates, de quitter la jolie bastide, de réactiver les images et de se raconter les moments forts mais aussi les petits riens qui ont traversé la bulle musicale vécue. Des petits riens  agréables souvent et des petits riens bien agaçants parfois:

On ne dira pas merci :

– aux « officiels », invités, sponsors des premiers rangs arrivant sans vergogne en retard sous le nez des artistes.
– aux « non officiels » qui arpentent les travées, rentrent et sortent à tous moments et gênent l’écoute.
– à la salade gasconne que l’on retrouve partout.
– au monsieur avec son panama vissé sur la tête, et qui malgré les protestations discrètes le gardera jusqu’au bout du concert.
– à la queue interminable pour récupérer les sacs à dos trop volumineux au goût de la sécurité.
– au jeune homme, qui face au concert, iphone vissé aux oreilles, écoute autre chose et parasite son voisinage.
– au vin rouge de St Mont, servi systématiquement froid.
– à la clim trop fraîche de l’Astrada à laquelle on doit un petit rhume.
– aux bougons, râleurs en tout genre, parleurs sans vergogne.
– aux joggeurs du petit matin qui vous font ressentir encore plus à quel point vous êtes nazes après une courte nuit.
– aux coups de coudes, écrasements de pieds et bousculades sans excuses.

On dira merci :

– aux coups de coudes, écrasements de pieds et bousculades avec excuses.
– à la voix inimitable de Cardoze  à la présentation du chapiteau avec ses torrents de cailloux et à la voix enjôleuse d’ Helmie à la présentation du bis.
– aux petits vendeurs de glace du chapiteau avec leur voix tonitruante.
– aux échanges passionnés après les concerts avec n’importe qui, son voisin, son copain ou un parfait inconnu.
– aux petits jardins frais pour aller dîner.
– aux groupes joyeux, talentueux ou pas mais passionnés qui animent les rues.
-au stand de France Inter qui permet aux sans -billets d’écouter quand même un bout de concert.
-au jeune bénévole qui avec sa raclette s’est escrimé à tenir au sec des toilettes dont le lavabo fuyait.
-aux deux amoureux serrés-collés pendant un concert, se fabriquant de beaux souvenirs.
– aux soupirs, enthousiasmes et petites larmes retenues.
-au cinéma, tout petit, tout accueillant offrant fraîcheur, doux fauteuils et docs intelligents
– au commerçant fatigué mais souriant quand même lorsqu’à la fermeture on vient juste acheter un paquet d’allumettes.
– aux jeunes placiers, patients, infatigables qui arpentent les allées du chapiteau.
-à la petite gazette du festival et ses jeux de mots laids.

-à tous les bénévoles bien sûr, les jeunes, les vieux, les routards, les fêtards, les sourcilleux et les joyeux, toujours disponibles
-à la musique tout simplement
– à Marciac  qui sait  faire le grand écart entre Mississippi jazz band et Kamasi Washington

 L’année prochaine, c’est la 40° édition … j’ai l’impression qu’on y sera…. !!!!

 

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