Chroniques marciennes. 3.1

Marciac 28 Juillet 2017

Annie Robert

Go on !!

Cette année encore (et avec délices) Action Jazz sera là pendant toute la durée du festival de Marciac, pour tenter de faire partager à chacune et chacun, les émotions et les bonheurs de ses chroniqueurs (on oubliera les déceptions s’il y en a..) ainsi que les regards délicats de ses photographes pendant l’étonnant festival gersois qui mitonne pour cette édition, des parfums sucrés d’anniversaire et des senteurs acidulées de surprises. On ne risquait évidemment pas de rater ce rendez-vous.

Année unique, année spéciale, celle de tous les superlatifs, de l’étonnement d’être encore là, des additions et des nombres : Marciac a quarante ans et toutes ses dents !!

Et si on se laisse aller à compter, juste un tout petit peu, cela donne à peut être ça: plusieurs centaines de concerts et de musiciens, des milliers et des milliers de spectateurs, des heures et des heures d’installation, de balances et de répétitions, des partitions perdues et des rencontres miraculeuses, des milliers et des milliers de billets d’entrée comme autant de confettis colorés, des milliers de bénévoles et de petites mains, sans compter les litres de bière, les palettes de St Mont, les tonnes de foies gras, les eskimos et les éventails, les pas perdus et les toiles tendues…
Ouf ça donne le tournis !! N’en jetez plus et surtout ne jetez rien !!!

Car le plus important de tout est à chérir : des heures et des heures de bonheur, de découverte, d’émotion, des souvenirs à la pelle, de la musique folle, dense, dansante ou planante, en cascade, à profusion, en perles, en pluie, en orage, en plein soleil. De la note au kilo, au détail, au millième.
Du jazz quoi !! Varié, intense, multiple, vivant, aride, métissé. Du qui énerve, du qui rassure, du qui éblouit, du qui interroge, du qui « c’est pas du jazz, mais si c’est du jazz, mais non ! », celui qui promet et celui qui confirme..

Dix-sept jours à venir bien pleins, avec du « neuf » et du « vieux », du jazz d’Amérique et d’ailleurs, du swing et du groove, de l’inclassable et de l’inattendu.
Que ce soit dans le grand chapiteau pour les cadors, les caïds, les jazzmen qui ont pignon sur rue et CD sur Blue Note, que ce soit à l’Astrada dans son écrin calme et ses prises de risques programmatiques, que ce soit dans les rues, aux détours des cafés ou sur la place pour le bis au fil des matinées, des après-midi (et parfois même des soirées sauvages), la musique ne s’arrête jamais. Elle flotte sous les arcades de la place, s’accroche aux arbres des allées en fils de soie. Elle remplit les verres et les têtes. On en redemande, on s’en gouleye et on s’en nourrit. On en discute, on en chante, on en respire, on s’en fâche ou on en rigole. Mais on en parle, ça c’est sûr. Marciac est fait pour ça.
Elle soutient les temps faibles et adoucit les temps forts.
Elle est ce qui nous fait du bien. Elle est l’aorte qui nous tient vivant. Et cela depuis quarante ans .

Ce sont donc les noces d’émeraude de Marciac et du jazz aujourd’hui, avec un programme tellement énorme qu’il est impossible de le détailler ici; alors ne faiblissons pas, réjouissons nous, prenons en plein les mirettes et les oreilles, et promettons d’être là pour ces moments si particuliers. Quarante ans c’est à la fois beaucoup et peu de choses… Et de toute façon la musique, ça conserve. On parie même que l’on sera pour les prochaines noces d’or.

Allez go on ! Un petit-beurre et des touyous !! On se prépare à un beau moment d’été.

http://www.jazzinmarciac.com/
Du 28 juillet au 15 août .

Un commentaire sur “Chroniques marciennes. 3.1

  1. PIAROU Irène dit :

    Hello Annie,
    Après avoir lue ta chronique martienne, comment ne pas avoir envie de venir pour écouter, voir, rencontrer, partager…
    Merci de nous permettre de saliver loin mais si prés à la fois.
    Bisous
    Irène

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *