Chroniques Marciennes *, ** (#1)

par Annie Robert

Jim

Jim

1- Ca se mijote….

Jour J moins 1 pour le festival Jazz in Marciac (JIM pour les intimes). L’un des plus gros festivals de Jazz d’Europe se met en place pour 21 jours de musique non-stop.
On finit les derniers réglages, on tend les velums sur la place, on installe les chaises et les stands. Les bannières sont déjà déployées, les réservations fonctionnent à plein régime, le bureau du festival est bruissant de coups de fils et de demandes. Les bénévoles vont arriver au fur et à mesure. Mais lundi matin au démarrage des premières notes et même avant, chacun sera à son poste prêt à accueillir les 6000 festivaliers qui vont venir chaque jour se délecter de musique.

Drôle de mélange que ce festival, drôle d’aventure…. Le Gers département tranquille et rural, Marciac petite bourgade de 1600 âmes se retrouvent au centre  d’un énorme dispositif et accueillent les plus grands noms d’un style de musique bien éloigné à priori de sa géographie et de sa culture …
Et  figurez-vous que ça marche…depuis 38 ans déjà… !!
Jazz et foie gras, Jazz et Armagnac, Jazz et douceur de vivre…. Finalement voilà une recette parfaite, un mélange réussi.
Car ce qui caractérise justement  JIM, c’est ce sentiment profond de douceur de vivre, d’être en quelque sorte « à la maison » que l’on en soit à son premier festival ou un habitué de longue date.

La bastide, vieille dame de 900 ans offre sa grande place centrale (la plus grande des bastides de Sud-Ouest), ses arches fraîches, ses rues à angle droits, son église décentrée (comme dans toutes les bastides), son petit lac, ses allées de platanes, ses bistrots et restaurants animés aux pas des festivaliers. On a à la fois de l’espace sans se sentir perdus. Très vite, tout semble familier.
Aujourd’hui le décor achève de se poser tranquillement : un festival d’été calme et serein, accueillant et décontracté, chaleureux et organisé est prêt à se lancer dans cette nouvelle édition, pleine de retrouvailles et de surprises.
Demain, ce sera au tour des musiciens de faire résonner les notes bleues, de titiller les oreilles, de réjouir les papilles auditives.
Et ça c’est une autre histoire dont on reparlera sous peu….  Ça va jazzer !!!

*    non, il n’y a pas de faute d’orthographe…
**  pardon à Ray Bradbury  de subir mes jeux de mots laids… (quand on n’a plus Ray Charles, on a Ray Bradbury !!)

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