Nola news # 8

Par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

Ooh Poo Pah Doo !

James Andrews

James Andrews

Toujours une formidable ambiance dans ce club du quartier « Trémé » l’ « Ooh Poo Pah Doo Bar ». Trombone Shorty y a fait des débuts fracassants et c’était devenu le fief de Travis « Trompette Black » son cousin, jusqu’à son décés, l’an dernier. Et ce sont ses autres cousins qui mènent la barque, tous les lundis soirs. James Andrews, trompettiste, chanteur, showman y mettent le feu régulièrement. Et avec lui, on ne reste pas assis 5 minutes car il invite de suite le public à danser, à chanter, à organiser une « second line » (sorte de farandole) jusque dans la rue. Et, d’autres voisins viennent se mêler au show, tel Big Chief Doucette (chanteur que l’on peut voir dans la superbe série « Trémé »)

Big Chief

Big Chief Doucette

et Big Chief Bo Dolis Jr, lui aussi, chanteur, ainsi que d’autres musiciens du quartier.

Big Chief Bo Dollis Jr

Big Chief Bo Dollis Jr

Et Judy, la tenancière du bar ne se fait pas prier pour venir prendre le micro et chanter, en dansant, les succès, justement de « Treme ». C’est tous les lundis soirs, une ambiance survoltée dans ce club oublié des touristes … ce qui en fait l’authenticité. Quelle soirée … !

Julie

Judy

 

Instant Opus Improvised Series

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Martin Krusche (sax), Ashley Blume (p), Joesf Butts (ctb), Dan Caro (dr).

Comme tous les lundis, en deuxième partie de soirée, après la réunion Bluegrass, l’ Hi-Ho Lounge donne carte blanche à cette asso qui soutient la  musique improvisée. Et ce soir, c’est un quartet de musiciens chevronnés qui s’y colle. L’excellent saxophoniste Martin Krusche nous régale d’une musique déstructurée mais qui se structure pour encore mieux laisser place à l’improvisation. Il est merveilleusement accompagné dans ses aventures sonores par la discrète mais efficace claviériste Ashley Blume, Joesf Butts à la contrebasse et à la basse électrique et le fougueux batteur Dan Caro. Soirée décoiffante et enrichissante.

 

« 4 Sidemen of the Apocalypse »

Mike & friends

Mike Kobrin & friends

Super quartet de jazz moderne au « Café Negril » emmené par un très bon trompettiste Mike « Trumpet Mike » Kobrin qui a passé en revue quelques excellents standards de Monk à Rollins en passant par Chet Baker. Très bien soutenu par le guitariste Pete Rozé qui s’illustrait dans des solos courts mais bien montés, il bénéficiait également d’un bon drumming de Ethan Shorter et d’une excellente ligne de basse de Mike Robbins qui contribuaient à la réussite de cette soirée.

Mem Shannon Trio

Mem Shannon Trio

C’est le Bluesman Mem Shannon qui officie ce soir au club de Frenchmen street, le 30°/90° devant un bon public venu claquer des doigts et taper du pied. Un trio classique dont Mem Shannon en est le leader qui nous interprète ses compositions pour un Blues original,  très Louisianais, avant de se lancer dans les classiques du Delta Blues.

 

Open ears music series

Jesse Morrow

Jesse Morrow

Upstairs at the « Blue Nile » se trouve le « Balcony room » avec son superbe balcon surplombant Frenchmen Street d’où l’on voit et entend tous les soirs un Brass Band faire sonner ses cuivres pour régaler les curieux. Et, tout comme à l’Hi-Ho Lounge le lundi, c’est une autre asso qui propose de faire écouter des musiciens qui jouent un jazz différent (pour ne pas rentrer dans la polémique), une musique libre, débridée, aux portes du free jazz. Et, à New Orleans aussi, de fantastiques musiciens font évoluer la musique. D’ailleurs, des gens comme Delfeayo Marsalis, Khari Allen Lee et bien d’autres soutiennent cette démarche visant cette évolution. C’est le contrebassiste Jesse Morrow qui anime la scène avec ses complices Simon Lott à la batterie, Anthony Cuccia aux percussions, l’excellent tromboniste Jeff Albert et le talentueux Brad Walker au saxophone ténor.

Brad Walker

Brad Walker

Court premier set avec 2 compositions du leader du soir, Jesse Morrow puis un deuxième set où chaque participant exécutait un solo/impro avant de se retrouver tous pour des impros collectives. Et non, iI n’ y a pas que des Brass Band à New Orleans…

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Next Generation

On avait parlé de l’énorme travail du pianiste/chanteur Jessie McBride pour les jeunes et c’est au « Prime Example », excellent club convivial de N.Broad qu’il pésente, chaque mercredi, cette nouvelle génération de musiciens, encore dans les écoles de musique (Nocca, UNO à New Orleans et Berkley school à Boston).

Jessie McBride

Jessie McBride

De son piano, Jessie dirige avec beaucoup de discrétion cette jam session et présente le groupe de ce soir dans lequel on peut reconnaître, entre autre le magnifique trompettiste John Michael, issu de la Nocca et maintenant à la Berkley. Voilà des jeunes qui ont déjà, à 16-17 ans, du métier et surtout du talent et Jessie McBride les met à l’honneur et leur donne quelques ficelles.

Next Generation

Next Generation

Et, comme c’est une jam, voilà un « jeune ancien » de la Nocca, qui prend place à la batterie pour soutenir ces musiciens en herbe. Joey Dyson, discret, humble prend les baguettes et la jam prend alors une autre dimension et le public ne s’y trompe pas … que de talents dans cette next generation ! A suivre …

Joey Dyson

Joey Dyson

 

Johnny V & friends

Johnny Vidacovich

Johnny Vidacovich

Johnny V (V pour Vidacovich) invite chaque semaine 2 autres musiciens pour former son trio au Maple Leaf. Ses invités de ce soir sont le remarquable bassiste (à 6 cordes), Chris Severin (entre autre, prof à la Nocca)

Chris Severin

Chris Severin

et celui qu’on ne présente plus, le pianiste-organiste-trompettiste, Nicolas Payton.

Nicolas Payton

Nicolas Payton

N. Payton ne prenait que rarement sa trompette et préférait le piano électrique et l’orgue pour interpréter ses compositions. C’est un premier set avec une musique très intimiste qu’il proposait avant de se lâcher un peu plus dans le second. Les 2 sidemen de luxe faisaient tour à tour merveille dans leurs solos.

J. Vidacovich, Chris Severin, Nicolas Payton Trio

J. Vidacovich, Chris Severin, Nicolas Payton Trio

Et le concert se terminait, comme d’habitude, avec une dégustation de cookies préparés par Johnny V. Sympa, non ?

Nola news # 7

par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Improvisation

Cliff Hines, Russel Batiste, Mario Abney, Charlie Wooton & friends

Cliff Hines, Russel Batiste, Mario Abney, Charlie Wooton & friends

« Instant Opus Improvised Séries » est une association qui œuvre pour l’évolution de la musique à la Nouvelle Orléans. C’est au »Hi Ho Lounge » que cette année, l’asso a posé ses valises, tous les lundis soirs. Un quartet de base, avec la crème de la modern generation : Cliff Hines (g),

Cliff Hines

Cliff Hines

Charlie Wooton (b) surnommé le Jaco Pastorius de la Nouvelle Orléans, l’extraordinaire batteur (dont on a déjà parlé) Russel Batiste (Joe Krown trio) et le non moins talentueux trompettiste Mario Abney débutaient une série somptueuse d’improvisations. Des impros où tout le monde se laissait aller dans des chorus, littéralement fabuleux. Ils étaient rejoints, alternativement par un superbe saxophoniste qui devait s’avérer aussi bon à la flûte mais aussi à la trompette… ils sont désarmants ces musicos … ! Un autre merveilleux saxophoniste prenait le relai et une batteuse prenait en cours les baguettes, pour enfin terminer ce set d’1h30 d’improvisations devant un public de passionnés venu nombreux, malgré l’heure tardive. Quelle soirée … ! avec une pensée pour mes amis restés à Bordeaux et qui auraient adoré.

Mario Abney

Mario Abney

Oreilles grandes ouvertes au balcon

Sur Frenchmen street, le « Blue Nile » a un deuxième club à l’étage. Outre l’immense balcon d’où l’on voit un Brass Band évoluer devant bon nombre de passants qui, attroupés devant, barre pratiquement le passage des voitures, c’est le « Balcony Room » qui propose aussi des concerts. Ce mardi soir, « l’Open ears music series » donne carte blanche à l’excellent saxophoniste Khari Allen Lee (formateur à la Nocca),

Khari Allen Lee

Khari Allen Lee

très actif et initiateur de plusieurs projets destinés, entre autre, aux enfants. Et, c’est la musique de son dernier album qu’il nous propose, avec un magnifique quartet dans lequel Jessie McBride tient le clavier.

Jessie McBride

Jessie McBride

Superbes interprétations de compositions originales de Khari où la douceur se mêlait à l’émotion sur des tempos lents mais aussi rapides pour un modern jazz de grande classe. Sur scène, un autre musicien alternait percu et dessein à la craie, au gré de son inspiration. Encore une magnifique soirée.

Khari Allen Lee & friends

Khari Allen Lee & friends

 

Le Jazz au paradis

Soirée dansante au « Café Negril » où le saxophoniste Dominick Grillo et sa bande du « Jazz in Paradise » sévissait avec toujours autant d’efficacité.

Jazz in Paradise

Jazz in Paradise

Un peu plus loin, toujours sur Frenchmen street, c’est Kris Royal au saxophone alto qui animait le « 30°/90° » avec un premier set de folie. Un des jeunes chefs de file du funk néo-orléanais qui joue avec son band dans lequel opère le très demandé bassiste Max Moran, mettait le feu et provoquait une ambiance extraordinaire, malgré les décibels.

Khris Royal

Kris Royal

Max Moran

Max Moran

Autre ambiance, cette fois plus feutrée et plus jazzy au « Snug Harbor » avec l’excellent « Bridge Trio »  que l’on peut retrouver aux côtés de Donald Harrison Jr. Conun Pappas au piano,

Conun Pappas

Conun Pappas

encore Max Moran à la basse et à la contrebasse

Max Moran

Max Moran

et toujours le remarquable Joey Dyson à la batterie,

Joey Dyson

Joey Dyson

nous proposaient la musique de leur dernier album  « The search : Departure » et de magnifiques compositions de chacun d’eux, ainsi qu’un hommage à un musicien qui a laissé son empreinte au jazz local, Harold Batiste. Ils invitaient également Jessie McBride, musicien très impliqué dans le soutien de la « new generation » néo-orléanaise à chanter sur un morceau avec eux et ce, dans un club archi-comble. Superbe soirée.

The Bridge Trio

The Bridge Trio

Fire on the bayou !

3 scènes sont érigées près du Bayou St John, bayou se trouvant dans la ville et seul endroit où il y a un peu d’air à cette saison, pour l’annuel « Bayou Boogaloo Fest », durant 3 jours. Festival très familial et gratuit où tous les styles de musique sont représentés, de 11h00 à 20h00. On pouvait passer, d’une scène à l’autre, du rock au zydeco et à la musique Cajun des « Lost Bayou Ramblers », de la soul Queen Irma Thomas au funk de Kris Royal ou encore au jazz de Nolatet sous un soleil de plomb. Le toujours déroutant et imprévisible vibraphoniste « crazy » Mike Dillon

Mike Dillon

Mike Dillon

et ses remarquables complices du « Nolatet », Brian Hass aux claviers,

Brian Haas

Brian Haas

James Singleton à la contrebasse et à la trompette

James Singleton

James Singleton

et le spectaculaire batteur Johnny Vidacovich

Johnny Vidacovich

Johnny Vidacovich

se lâchaient durant 1h30 d’un concert qu’on n’est pas prêts d’oublier.

Nolatet

Nolatet

It’s just in New Orleans !

Nola news # 6

par Alain Piarou, photos d’ Irène Piarou

Just in New Orleans !

George Porter Jr

George Porter Jr

George Porter Jr (The Meters), grande figure néo-orléanaise du funk se produit dans quelques lieux incontournables de la ville comme le « Maple Leaf Bar » et c’est toujours très bien accompagné qu’il nous démontre son talent de bassiste et de chanteur. Un vrai plaisir à l’écouter tant il est créatif.

Un privilège nous a encore cette année été fait de participer aux « graduations » (examen de fin d’année) des élèves du 2ième niveau de la classe jazz de la Nocca, fameuse high school de la Nouvelle Orléans. Son directeur, Michael Pellera, éminent pianiste et compositeur, dirige cette classe depuis 14 ans et révèle chaque année quelques jeunes pépites dont on parle déjà et dont on reparlera, tant ils sont déjà bourrés de talent.

Michael Pellera

Michael Pellera

Fier de la dernière acquisition de l’école, un demi-queue Steinway qu’il bichonne, il nous interprétait une de ses compositions et nous faisait découvrir le son merveilleux de ce bijou. Michael Pellera, les excellents musiciens, Chris Severin (basse, contrebasse) et Khari Allen Lee, tous professeurs, initiateurs, notaient les jeunes musiciens en herbe (14-15 ans) qui se produisaient sur des thèmes imposés et bien sûr, préparés, soutenus par 2 anciens de l’école devenu professionnels, un batteur et l’excellent bassiste Max Moran (Bridge trio, Donald Harrison Jr). Et quelques personnalités se faisaient remarquer et notamment un jeune batteur, très en avance sur le programme. Formidable expérience.

Yirmeyahu Yisrael, jeune saxophoniste se produit souvent avec sa sœur à la basse et son frère au piano mais là, au club « 30°-90° » il était dans un quintet qui reprenait quelques succès de la musique funk locale pour faire danser les amateurs de musique de « Frenchmen street ».

Yirmeyahu Yisrael

Yirmeyahu Yisrael

« Jazz in the Park », rendez-vous incontournable des jeudis, voyait le « Preservation Hall Brass Band » animer cette fin d’après-midi. Après la traditionnelle « second line », parade se terminant en dansant devant la statue de Louis Armstrong, le »Pres.Hall Brass » mettait une ambiance de folie, faisant chanter et … toujours danser ce public venu finir la journée, en famille et en musique.

Preservation Hall Brass Band

Preservation Hall Brass Band

Le « Hi Ho Lounge » club sur St Claude avenue, recevait, ce soir-là, 2 formations de jazz fusion. « Noruz » donnait le « la » avec beaucoup de talent

Noruz

Noruz

mais c’est surtout « Max Moran & Neospectric Band » qui mettait le feu. Magnifique quintet réuni par Max Moran,

Max Moran

Max Moran

qu’on retrouve toujours dans les bons plans et qui nous proposait ses superbes compositions qui paraîtront bientôt sur CD. Le saxophoniste alto, Kris Royal nous régalait de quelques arrangements et de quelques distorsions . Formation très électrique puisqu’on y trouvait 2 guitaristes, John Maestas et l’extraordinaire chercheur de sons, Cliff Hines (Christian Scott, Mike Dillon, S. Masakowski, …)

Cliff Hines

Cliff Hines

souvent à quatre pattes pour triturer les boutons. Superbe quintet dont on attendra, avec impatience, leur CD à venir.

Max Moran & Neospectric

Max Moran & Neospectric

C’est au « d.b.a. », sur Frenchmen qu’on retrouvait les indiens autour de Big Chief Monk Boudreaux pour une longue et belle soirée. Le claviériste Tom Worrell,

Tom Worrell

Tom Worrell

spécialiste de cette musique faisait sensation et nous montrait aussi ses talents de chanteur. Monk Boudreaux est toujours heureux sur scène et nous fait partager avec ses autres complices (dont son petit- fils) dans leur magnifique costume de plumes,

Big Chief Monk Boudreaux

Big Chief Monk Boudreaux

leur musique lancinante et répétitive qui frôle la transe, dans une ambiance funky. Toujours une belle ambiance dans un club archi-comble.

Pour la traditionnelle « crawfish party » du dimanche soir, l’organiste Joe Krown

Joe Krown

Joe Krown

nous offrait la musique de son dernier album en trio, avec Braint Henderson à la guitare

Braint Henderson

Braint Henderson

et le spectaculaire Russel Batiste la batterie.

Russel Batiste

Russel Batiste

Encore une soirée bien funky (normal, on est à Nola) qui nous faisait découvrir un excellent guitariste. A New Orleans, on ne sait où donner de la tête, tant il y a de talents !

Nola news # 5

Groove, groove, groove

Ike Stubbelfield

Ike Stubbelfield

Deux heures de groove au « d.b.a. » club sur Frenchmen avec 2 prestigieux musiciens, 2 anciens de la Motown et qui ont joué aux côtés de Marvin Gaye, The Temptations, Four Tops, Stevie Wonder et bien d’autres. Spécialiste de l’orgue Hammond  B3 et aussi du mini- Moog, tout comme George Duke, Ike Stubblefield se produisait aux côtés d’un autre musicien, membre des « Masters of groove » avec Bernard Purdie et Reuben Wilson, le guitariste Grant Green Jr.

Grant Green Jr

Grant Green Jr

Pour former le trio, c’est le batteur local, Terence Higgins,

Terence Higgins

Terence Higgins

spécialiste du funk néo-orléanais qui prenait les baguettes. Sans discontinuer, ces 3 musiciens exceptionnels enchaînaient quelques classiques du genre, se provoquant régulièrement, laissant place à des chorus de toute beauté. Un régal du genre !

 

Fusionnons !

A New Orleans, « Midas » ne fait pas dans le pneumatique mais dans le jazz fusion. Midas est le nom qu’a donné l’excellent bassiste Andrew Elmo Price à son groupe.

Andrew Elmo Price on bass

Andrew Elmo Price on bass

Elmo est toujours dans les bons coups quand il s’agit de bon jazz fusion à la néo-orléanaise (Magnitude et bien d’autres formations). Et, ce soir, il présentait son septet au « 30°/90° » nouveau club sur Frenchmen Street. Belle section de cuivres (alto/soprano/flûte, trompette, ténor), clavier, guitare, batterie et bien sûr, basse électrique très présente pour interpréter, durant 2 heures, peu de reprises (Hancock, par exemple) mais surtout des compositions personnelles d’ Andrew Elmo Price. Fines compositions, très bien écrites et tous ces musiciens avaient les yeux rivés sur leurs partitions car les superbes arrangements étaient complexes. Tout le monde avait la parole mais c’est Elmo qui dirigeait (normal, c’est sa musique) l’ensemble dans lequel, son complice de bon nombre de projets, le très bon saxophoniste Etienne Jean Stufflet

Etienne Jean Stoufflet, sax rénor

Etienne Jean Stoufflet, sax rénor

(qui n’a de français que le nom) prenait des chorus très remarqués. Très bon concert de ce superbe groupe, Midas, dont on attend avec impatience ces belles compositions gravées sur CD. Pas l’envie d’écouter autre chose après … on reste sur un petit nuage …

 

Thursday in the Park

Stephanie Jordan et Chris Severin on bass

Stephanie Jordan et Chris Severin on bass

Comme tous les jeudis et pour la 9ième saison, le parc Louis Armstrong s’anime de 17h à 21h. Pour cette fin d’après-midi,  c’est la chanteuse Stéphanie Jordan qui ouvrait la série de concerts, après, bien sûr, la « second line » avec un Brass Band. Issue d’une famille de musiciens de la Nouvelle Orléans, elle est la fille de Kidd Jordan (saxophoniste) et a pour frères, Marlon (trompettiste), et Kent (flûtiste) et pour sœur, Rachel (violoniste). Belle voix, charmeuse, entourée d’une belle équipe et notamment l’excellent bassiste, Chris Severin, elle interprète quelques grands succès de jazz classique, très swing avant d’en venir à une musique plus locale, funky donc, et de passer au blues avec beaucoup d’entrain. Bon début de soirée.

Davell Crawford

Davell Crawford

La 2ième partie, c’est le pianiste-chanteur Davell Crawford qui l’assurait avec beaucoup de générosité. Il est une figure de la Nouvelle Orléans et devait rester dans la musique funky pour interpréter principalement ses compositions qui faisaient danser et chanter le public.

Maple Leaf night

Johnny Vadacovich

Johnny Vadacovich

C’est à 23h00 que commence le concert du jeudi soir au « Maple leaf bar ». Le fameux rendez-vous que donne, chaque semaine, le fantastique batteur, Johnny Vidacovich est toujours plein de promesses car il partage la scène avec, à chaque fois, 2 amis différents pour former un trio. Et ce soir, c’est un trio atypique qu’il nous propose dans lequel on retrouve le talentueux contrebassiste-trompettiste, James Singleton pour accompagner l’excellent guitariste électrique, June Yamagishi.

June Yamagishi

June Yamagishi

Ce magnifique trio interprétait un jazz fusion dont on pouvait reconnaître des morceaux de Mike Stern, Herbie Hancock et même Miles Davis. Nous avions droit à de splendides chorus de chacun d’entre eux et James Singleton était au mieux de sa forme. Ils alternaient avec du blues pour finalement jouer les superbes compositions du contrebassiste. Un régal !

James Singleton

James Singleton

 

Jazz Market

L’ouverture de ce lieu, il y a tout juste un peu plus d’un an par le trompettiste néo-orléanais, Irvin Mayfield est très controversée et des histoires d’argent détourné rodent autour de cette pourtant belle initiative. Toujours est-il que ce « Poeple Health New Orleans Jazz Market », au départ, une bibliothèque (et c’est ce qui coincerait au départ), offre dans un joli cadre des rendez-vous musicaux, soit dans l’immense bar ou dans la belle salle de concerts. Et ce soir, c’est dans le bar que nous trouvons, en cette fin d’après-midi, un des grands batteurs d’ici, Shannon Powell, en trio

Shannon Powell

Shannon Powell

dans un répertoire plutôt be bop. Shannon est toujours souriant et le trio joue dans l’indifférence de nombreuses personnes venues arroser la fin de semaine. Qu’importe, nous, on se régale !

Michael Pellera (p), James Singleton (b), Johnny Vidacovich (dr)

Michael Pellera (p), James Singleton (b), Johnny Vidacovich (dr)

Dans la foulée c’est un autre trio qui prend place et quel trio. C’est un trio qui s’est formé il y a déjà très exactement 39 ans, nous avoue le pianiste Mickael Pellera. Mickael est le responsable de la section jazz de la Nocca (fameuse high school) et qui a formé bon nombre de musiciens devenus célèbres ( Jon Batiste, Trombone Shorty, …). Ses complices ne sont autres que le contrebassiste James Singleton et le batteur Johnny Vidacovich (Johnny Vi, comme on l’appelle ici ou le peintre, vu son attitude pour jouer). Autrement dit, un trio de grande classe qui piochait dans le répertoire Monkien avant de nous ravir avec de magnifiques compositions de Mickael et de James durant 2 sets d’1h15 chacun. Quelle soirée … et gratuite en plus !

 

L’Old Mint Museum reçoit régulièrement des jazzmen locaux et c’est l’excellent saxophoniste Khari Allen Lee qui en était l’invité du jour.

Khari Allen Lee (sax ténor)

Khari Allen Lee (sax ténor)

Il venait présenter, avec un mix de musiciens pros et amateurs, un hommage à Allen Toussaint. Outre sa charge de professeur à la Nocca, Khari est un musicien très actif et propose des initiations aux très jeunes et bien d’autres programmes encore. Toujours un bon moment quand on écoute les œuvres d’Allen Toussaint.

 

Tremé, toujours et encore Tremé

Il y a tous les jeudis, « Jazz in the Park » et cette année, les organisateurs ont voulu marquer l’anniversaire en faisant un festival de 3 jours supplémentaires intitulé « Tremé Art and Music Festival ». Une belle réussite avec, le vendredi, Davell Crawford dans un duo avec un DJ et 5 formations pour chaque jour de samedi et dimanche. Le samedi, Raw Oyster Cult avec l’organiste toujours aussi funky, John « Papa » Gros,

John "Papa" Gros

John « Papa » Gros

COREY Henry and the Treme Funktet, le toujours fringant Walter Wolfman Washington & the Roadmasters,

Walter Wolfman Washington

Walter Wolfman Washington

le Treme Brass Band et les indiens de Cha Wa. Pour le dimanche, Headliner TBA, Little Freddie King, les Soul Rebels, Darcy Malone and the Tangle et un hommage au Big Chief Juan Pardo par Caesar Brothers qui animaient la scène.

Mais, comme à la Nouvelle Orléans, tout est prétexte à la fête, c’est un autre festival qui voyait le jour. Sous le nom de « Zulu on the Bayou », le festival fêtait aussi Mother Day. Grosse affluence au bayou St John pour cette première avec un podium animé, de 11h à 20h par 6 formations. Dans cette journée très bon enfant, on pouvait écouter et danser sur les musiques de la tonitruante violoniste cajun Amanda Shaw

Amanda Shaw

Amanda Shaw

et le non moins showman qu’est le tromboniste Glen David Andrews.

Glen David Andrews

Glen David Andrews

 

Next generation

Nocca Jass Ensemble

Nocca Jass Ensemble

Comme tous les ans, le Snug Harbor reçoit les lauréats de la dernière promo de l’année de cette prestigieuse high school qu’est la Nocca. Dirigée de main de maître par le talentueux pianiste, Michael Pellera, la classe jazz est une véritable référence et un tremplin extraordinaire pour les jeunes musiciens en formation. C’était donc un sextet de ces meilleurs représentants qui nous proposaient quelques standards arrangés par ces jeunes gens. On se passera de pianiste puisque la lauréate a dû déménager pour la Floride. Croyez-moi, la relève est là, bien présente et ce sont principalement les saxophonistes ténor, Orlando Gilbert,

Orlando Gilbert

Orlando Gilbert

qui part d’ailleurs en fin de programme pour la fameuse Berkley Scholl de Boston et alto, Noah Boshera

Noah Boshera

Noah Boshera

qui se faisaient remarquer. L’excellent batteur Brian Richburg qui arrive du Gospel dans les églises s’illustrait également comme métronome et soutien mais aussi par deux très intelligents chorus. Le public, par une standing ovation, honorait ces jeunes dont on entendra sûrement parler mais aussi l’excellent formateur Michael Pellera. Toujours un régal de découvrir cette belle relève.

Brian Richburg

Brian Richburg

Nola news # 4

Nocca Jazz Ensemble

Nocca Jazz Ensemble

Cette journée du New Orleans Jazz Fest commençait avec beaucoup de fraîcheur car c’est la Nocca (célèbre high school locale) qui débutait la suite des 6  concerts journaliers. Et ce sont quelques jeunes musiciens prometteurs de 15 ans qui interprétaient 3 standards sous les encouragements du public. Ils laissaient la place à leurs grands frères (17) qui se taillaient, eux aussi, un beau succès sous l’œil vigilent et les consignes professionnelles de leur directeur Mickael Pellera.

Mickael Pellera

Mickael Pellera

 

Les parades sillonnent la grande enceinte du JazzFest et ce sont les indiens qui défilent toutes les heures derrière quelques percussionnistes, pour le plus grand bonheur des photographes … la preuve.

Big Queen

Big Queen

 

The Woodshied : Trombones. Les 2 trombonistes Stephen Walker et David L. Harris nous exposaient leur projet commun et leurs improvisations respectives  démontraient leur talent,

Stephen Walker & David L. Harris

Stephen Walker & David L. Harris

soutenus par le batteur qui monte, qui monte à NewOrleans : Jamison Ross (récemment nominé pour un award).

Jamison Ross

Jamison Ross

 

Le pianiste Larry Sieberth se produisait avec une belle section de cuivres dont Brad Walker et Rex Gregory se faisaient remarquer aux saxophones. Un excellent percussionniste et un batteur soutenaient cette sympathique formation.

Larry Sieberth

Larry Sieberth

 

Un des chefs de file local de la batterie, le magicien  Herlin Riley proposait avec ses baguettes,

Herlin Riley

Herlin Riley

une formation de très haut niveau. Pianiste, contrebassiste, trompettiste et saxophoniste interprétaient de magnifiques compositions du batteur, toujours souriant et d’une créativité débordante. Et tout ça, sous les yeux de … George Wein, son ami.

George Wein

George Wein

 

Pour le duo de choc de la journée, les bénévoles de la sécurité devaient être renforcés pour contenir et canaliser la foule qui s’accumulait sous l’immense chapiteau ainsi qu’aux abords. Et, nos fringants compères sont entrés sur scène très souriants, sous les acclamations de leurs fans. Et là, le miracle s’est avéré réel … nous étions transportés sur une autre planète dans un silence religieux, malgré l’affluence.  Herbie Hancock faisait résonner avec douceur son piano

Herbie Hancock

Herbie Hancock

mais faisait retentir parfois son synthétiseur, ce qui devait diviser par la suite le public et notamment les inconditionnels de l’acoustique qui regrettaient les quelques effets électroniques. Wayne Shorter, très en forme et très attentif ravissait le public en prenant quelques superbes envolées au soprano.

Wayne Shorter

Wayne Shorter

En tous cas, ces deux intarissables musiciens repartaient sous les ovations d’un public qui aurait aimé les entendre plus longtemps. 1h15 de concert n’est déjà pas si mal et ça allait être difficile de retomber sur terre.

Terence Blanchard

Terence Blanchard

Et pourtant, c’est un autre enfant du pays qui nous faisait retomber dans la réalité du moment. Terence Blanchard et son E-Collective nous offraient une musique plus électrique que jamais avec un jeune guitariste qu’on avait pu apprécier déjà aux côtés d’un certain Chick Corea. Une petite partie du public, décontenancée, quittait la Jazz Tent. Il est vrai qu’après le duo des 2 géants, il était difficile d’écouter autre chose. Les organisateurs devaient certainement  avoir des raisons pour programmer dans cet ordre-là. Toujours est-il que nous avons assisté à un superbe concert, avec un Terrence Blanchard plus évolutif que jamais.

 

Durant la période du JazzFest, le disquaire de référence, Music Factory, organise de nombreux showcase, particulièrement intéressants. Ce jour-là, de midi à 19h00 se succédaient, toutes les heures, Bamboula 2000 (formation locale), le pianiste et chanteur, Jon Cleary, NOLATET, Zachary Richard (qui sera en France au mois d’aoû), le Bluesman de Baton Rouge, Kenny Neal (toujours en famille), l’autre Bluesman local, Little Freddie King (presque toujours jeune … il ne passe plus sa jambe par-dessus le manche de sa guitare) et un formidable Brass Band, toujours local, Stooges Brass Band. La superbe formation NOLATET (Brian Haas au piano, Mike Dillon au vibraphone, James Singleton à la contrebasse et à la trompette et enfin « le peintre » Johnny Vidacovich, à la batterie) est vraiment à découvrir et à écouter sans modération. Ils nous faisaient découvrir la musique de leur CD (« Dogs) avec une énergie débordante.

Nolatet at Music Factory

Nolatet at Music Factory

Zachary Richard venait, lui aussi, présenter son dernier CD (« j’aime la vie ») rempli d’émotions, avec beaucoup de chansons en français. (Il vit entre Louisiane et Québec).

Zachary Richard at Music Factory

Zachary Richard at Music Factory

L’émotion était à son comble lorsqu’il faisait monter sur scène son petit-fils (handicapé mental) pour reprendre le refrain d’une chanson qu’il lui a dédié. Harmonica à la bouche, c’est avec amour et tendresse qu’il tenait son papi par le cou. Belle et grande ovation d’un public qui avait les yeux rougis.

Zachary Richard et son petit fils

Zachary Richard et son petit fils

Le Blues du dernier CD (« Favorites ») de Kenny Neal, toujours énergisant, tant au chant, qu’à la guitare ou qu’à l’harmonica faisait taper du pied et claquer des mains, le public compressé entre les rayons de disques.

Kenny Neal at Music Factory

Kenny Neal at Music Factory

 

Le club Gasa Gasa, excentré, sur Freret street, proposait une chaude nuit de musique (de 21h à 5h). A commencer par le NOLATET dont nous avions particulièrement apprécié le showcase. Mike Dillon est un musicien qu’il faut absolument découvrir. C’est un extraterrestre lorsqu’il est au vibraphone ou lorsqu’il sort toute sa « quincaillerie » d’instruments ou d’objets qu’il a transformé en instrument. Toujours heureux d’être sur scène et de partager sa musique, il propose une musique souvent novatrice. Bref, NOLATET … j’adore.

Nolatet at Gasa Gasa

Nolatet at Gasa Gasa

Pour le deuxième concert, Mike Dillon restait sur scène pour nous proposer son « Percussion Consortium » avec un batteur et quatre autres jeunes vibraphonistes. Et Mike joue ses compositions, dirige comme un chef d’orchestre ses jeunes élèves. Mike aime partager et faire partager sa musique avec d’autres musiciens et le public. Encore un grand moment.

Mike Dillon & Percussion Consortium at Gasa Gasa

Mike Dillon & Percussion Consortium at Gasa Gasa

C’est le rock intense d’ Hildegard (Sasha Masakowski, Cliff Hines, Max Moran …) qui nous ont fait jeter l’éponge, déjà tard dans la nuit, car nos oreilles, malgré les bouchons, ne supportaient plus les décibels imposés par une sono trop forte pour une musique déjà très électrique. Les tympans ont besoin parfois de repos …

 

Une autre soirée retenait notre attention et cette fois à l’ Old U.S. Mint – Louisiana State Museum où un des chefs de file du free jazz local, Kidd Jordan, se produisait. Il rendait hommage à un de ses amis disparu, le trompettiste Clyde Kerr Jr. C’est un excellent quartet qui débutait cet hommage en interprétant 2 morceaux, avec beaucoup de talent, de leur maître et professeur, Kidd Jordan.

Kidd Jordan & friends

Kidd Jordan & friends

Le saxophoniste de 81 ans prenait alors place sur scène aux côtés de ses élèves et régalait le public de ses compositions. Un son formidable et un plaisir de jouer toujours intact faisait de cette soirée un moment exceptionnel. Kidd Jordan a apporté beaucoup comme professeur et initiateur aux jeunes musiciens en herbe. Il est un des plus anciens intervenants au « Summer Jazz Camp », stage annuel très prisé. Encore un musicien Louisianais à découvrir.

Kidd Jordan

Kidd Jordan

 

Jazz Fest écourté.

Tout avait pourtant bien commencé au Jazz Fest avec un passage à la Gospel Tent avec le « First Baptist church of Vacherie Mass Choir »

First Baptiste Church of Vacherie Mass Choir

First Baptiste Church of Vacherie Mass Choir

puis à la Blues Tent pour Henry Gray avant de rejoindre une des 14 scènes, la Jazz Tent.

Henry Gray

Henry Gray

Une bonne découverte du trompettiste et chanteur « Andrew Baham and 4am » qui nous régalait de ses compositions bien structurées. Une magnifique section de cuivres où l’on retrouvait, entre autre, l’excellent tromboniste « Big Sam » donnait une dimension particulière à ce très bon concert. Apparition également remarquée d’une chanteuse de talent puis de la fille d’Andrew Baham, elle aussi, chanteuse en devenir et déjà un bon sens de la scène.

Andrew Baham

Andrew Baham

Le showman James Rivers faisait rire et chanter le nombreux public. Il passait du saxophone au chant avec brio pour finir à la cornemuse, ce qui ne manquait pas d’attiser la curiosité. Excellent instant musical.

James Rivers

James Rivers

Il laissait la place à une autre grande chanteuse locale, Germaine Bazzle. Influencée par Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan, une voix toujours émouvante et un tonus d’enfer, Germaine Bazzle, 84 ans, enthousiasmait l’assistance avec son scat d’une remarquable précision. Elle imitait trompette et saxophone, ce qui faisait lever le public pour l’ovationner. Quel concert !

Germaine Bazzle

Germaine Bazzle

 

Louisianais d’origine, il a fait ses études à la Nocca (fameuse high school de New Orleans) avec, entre autre, Trombone Shorty, le pianiste Jon Batiste est toujours accueilli avec beaucoup de ferveur. Il avait droit à une des plus grandes scènes (Acura Stage) devant laquelle un énorme public se pressait. Maintenant expatrié à New York où il a été nommé Directeur artistique du Musée National de Jazz à Harlem. Il reste toujours fidèle à la musique qui l’a bercé et c’est avec une étonnante vitalité et un sens inné du spectacle qu’il ravit ses fans. Entouré de musiciens de grande classe et notamment une belle section de cuivres, il faisait vibrer l’énorme public venu l’applaudir. Un large succès et un excellent concert.

Jon Batiste

Jon Batiste

 

La pluie s’installait sur le Jazz Fest et les scènes couvertes étaient très recherchées. Affluence pour le concert d’un autre enfant du pays, qui anime aussi son club, tous les jours, Jeremy Davenport. Très bonne prestation du trompettiste, il faut dire aussi, très bien entouré, sur des standards de jazz swing et sur ses compositions.

Jeremy Davenport

Jeremy Davenport

 

Le tonnerre grondait de plus en plus et la pluie redoublait comme je n’avais encore jamais vu. Nous étions encore à l’abri et Gregory Porter commençait à chauffer le public mais il fallait compter avec la pluie qui formait une rivière au milieu de l’immense chapiteau, le coupant en deux parties et perturbant ainsi le concert. Nous avions à faire à d’énormes orages tropicaux qui ont obligé les organisateurs, non seulement à arrêter ce concert mais à faire évacuer totalement le site. Dommage pour Steve Wonder, Rebirth Brass Band, Jeff Beck, Arturo Sandoval, Buddy Guy et beaucoup d’autres qui n’ont pu régaler leur public.

Gregory Porter

Gregory Porter

Nola News # 3

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

James Andrews

James Andrews

Ooh Poo Pah Doo !

Et oui, c’est bien le nom d’un club incontournable de Tremé (quartier historique de la Nouvelle Orléans) et il faut venir rencontrer Julie, la sympathique patronne qui fait vivre ce lieu. Ambiance de folie avec James Andrews, trompettiste, chanteur, percussionniste et showman. D’entrée, une second line se forme sur les airs enchaînés des succès de Tremé et croyez-moi, ça balance. Une battle entre James Andrews et un trompettiste norvégien, invité met le feu et ce sera comme çà pendant 3 heures. Les invités se succèdent et Big Chief fait son apparition et chante pendant que tout le public danse, les femmes avec leurs ombrelles et les hommes avec des mouchoirs blancs.

James Andrews, Big Chief

James Andrews, Big Chief

Un « when the saints » de folie, puis quelques tubes de Fats Domino (Blueberry hill, I’m walking, Blue Monday)  avant de se lancer dans le registre Blues puis dans les succès de Marvin Gaye puis James Brown. Soirée mémorable … et c’est comme ça, tous les lundis à l’ Ooh Poo Pah Doo Bar.

Stanton Moore

Stanton Moore

Stanton Moore

Il est des concerts qu’il ne faut pas rater et celui d’un des maîtres néo-orléanais de la batterie, Stanton Moore, en est un. Un trio magique avec David Torkanovski, majestueux et inventif au piano et James Singleton, toujours aussi efficace et créatif, à la contrebasse. Stanton Moore est extraordinaire d’aisance, de facilité sur tous les tempos. Il se plait à jouer avec ces musiciens et s’en donne à cœur joie sur des compositions personnelles mais aussi de David et de James. Encore un grand moment passé au Snug Harbor.

 

Maison à la japonaise

June Yamagishi & Keiko Komaki

June Yamagishi & Keiko Komaki

Le club sur Frenchmen street « Maison » se mettait à l’heure japonaise en recevant le formidable guitariste June Yamaghishi et la claviériste Keiko Komaki. Une bonne section rythmique accompagnait ces deux virtuoses qui offraient leurs compositions avant de se laisser aller au funk néo-orléanais. Très bon moment musical dans un club bondé et devant un public très réceptif … et démonstratif … et bruyant aussi.

Kermit Ruffins

Kermit Ruffins

A l’Armstrong Park, après la traditionnelle parade (second line) dans le parc et devant la statut de Louis Armstrong, c’est la figure locale, le trompettiste, chanteur, showman, Kermit Ruffins  (que l’on dit ici, l’héritier de King Louis) qui animait la deuxième partie de la soirée avec ses Barbecue Swingers et avec toujours beaucoup d’enthousiasme. Encore un bon moment de musique, de danse … et de crawfish.

Charlie Hunter

Charlie Hunter

Le « Maple Leaf » invitait pour une soirée inoubliable, un duo exceptionnel : Johnny Vidacovich (Astral Project) et Charlie Hunter. Guitariste extraordinaire, Ch. Hunter joue, en même temps, sur sa 8 cordes, une ligne de basse, accords et solo. Un son magnifique et un jeu époustouflant sur des improvisations faisant référence parfois à des chansons de variété ou en rendant hommage à Prince ou encore à Allen Toussaint. J. Vidacovich, batteur incontournable de la Nouvelle Orléans, laisse le plus souvent l’initiative au guitariste mais prend des solos de toute beauté et c’est un spectacle aussi visuel car on dirait un peintre devant sa toile. Les deux compères s’observent et se provoquent avec de grands éclats de rires. Grandiose !

Johnny Vidacovich

Johnny Vidacovich

 

JazzFest Week 1

Aya Takazama

Aya Takazama

Top départ avec déjà une grosse journée où la crème solaire était de rigueur pour écouter la crème des musiciens invités au New Orleans Jazz & Heritage Festival 2016. Aya Takazawa, excellente trompettiste japonaise se faisait très remarquer ainsi que compatriote saxophoniste. Bon pianiste et un contrebassiste (japonais, lui aussi) faisaient un accompagnement de qualité avec un batteur local qui n’était autre que Jason Marsalis. Excellent début de journée après un passage à la tente Gospel où s’activaient une trentaine de choristes.

Sur la scène « Acura », Buckwheat Zydéco faisait retentir son accordéon chromatique et chantait quelques classiques du genre devant un parterre d’inconditionnels de cette musique.

Jason Marsalis

Jason Marsalis

On retrouve Jason Marsalis sous la Jazz Tent avec un quintet de qualité. On remarquait, entre autre le talent du trompettiste Ashton Parker sur des thèmes originaux de Jason. De remarquables musiciens formaient ce quintet très agréable à écouter.

Ashton Parker

Ashton Parker

Le Big Band du pianiste Matt Lemmler avec une chanteuse qui sût se mettre le public dans la poche et un batteur de classe qui véritablement s’amusait, du nom de … Brian Blade.

Matt Lemmler

Matt Lemmler

Brian Blade

Brian Blade

Big Chief Donald Harrison Jr évoluait sur l’immense scène « Congo Square ». Cet infatigable saxophoniste était accompagné d’un jeune pianiste cubain, d’un percussionniste porto ricain, du guitariste local Detroit Brooks et du Bridge Trio. Au clavier, Connun Papas, à la basse électrique, l’excellent Max Moran et le superbe batteur néo-orléanais, maintenant, plus Newyorkais, qui a fait ses classes à Nocca (célèbre high school de Nola) : Joe Dyson. Donald Harrison le congratulait avec beaucoup de paternalisme car c’était son dernier concert avec lui. En effet, Joe Dyson se consacre maintenant à sa propre formation à New York. Il présentait son jeune remplaçant (21 ans) très prometteur. Très bon concert.

Géri Allen

Géri Allen

Après quelques coups de soleil, retour à la Jazz Tent pour écouter un magnifique concert de la pianiste Géri Allen entouré d’un autre jeune pianiste de 21 ans qui paraît-il se fait déjà un nom à New York, Christian Sanders.

Christian Sanders

Christian Sanders

Des duos exceptionnels puis Géri Allen lui laissait les commandes du camion sur 2 compositions personnelles, avant de revenir pour quelques solos qui faisaient lever l’assistance. Le guitariste, Russell Malone se taillait, lui aussi, une belle part, certes avec quelques impros de classe et sur une de ses splendides compositions. Une standing ovation récompensait cette très belle prestation, devant … George Wein, créateur de cet événement.

Russell Malone

Russell Malone

Enfin, pour clôturer cette première journée, place encore à un musicien local en la personne du trompettiste Christian Scott qui venait présenter sa stretch music.

Christian Scott

Christian Scott

Accompagné d’un saxophoniste alto Newyorkais, d’un saxophoniste ténor, néo-orléanais, d’un jeune guitariste, lui aussi néo-orléanais que l’on a vu grandir à la Nocca,

d’un très bon batteur et de … Joe Dyson aux percussions africaines,

Joe Dyson

Joe Dyson

Christian Scott dédiait une de ses compositions à sa grand-mère, présente au concert.

Les choix étaient difficiles en cette première journée de festival car, à la même heure, sur d’autres scènes, se produisaient Steely Dan, Janelle Monaé, Sharon Jones and the Dap-Kings, Dwayne Dopsie & the Zydeco Hellraisers, Walter Trout et Shades of Praise … entre autres…

Nola news 2016

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

New Bumpers at Fritzel's

New Bumpers at Fritzel’s

Bordeaux ‘s connection …

Le French Quarter doit sûrement être un quartier de Bordeaux car, hier soir on pouvait y croiser bon nombre de musiciens aquitains. Sur Bourbon street,  au célèbre Fritzel’s  on pouvait entendre les New Bumpers avec Fred Dupin au soubassophone, Gaëtan Martin au trombone, Stéphane Borde au banjo et Pascal Perrin à la clarinette et au soprano. Sébastien Arruti venait en plus jammer au deuxième set. Deux heures plus tard, on y entendait Jérôme Laborde et sa nouvelle formation. C’est un public de connaisseurs qui applaudissait les « frenchies ».

Glen David Andrews

Glen David Andrews

Glen David Andrews show !

Au « d.b.a. » club sur Frenchmen street, c’est le chanteur-tromboniste Glen David Andrews (encore un cousin de Troy « Trombone Shorty » Andrews) qui faisait son show. Trois minutes sur la scène et deux heures au milieu du public. Les Périgordins l’avaient découvert et largement apprécié en octobre dernier grâce à la belle initiative de Stéphane Colin et du MNOP Festival. Il vient faire chanter quelques personnes prise au hasard, aguiche les filles et dialogue avec le public pendant que son jeune et excellent saxophoniste fait preuve d’une maîtrise parfaite de son instrument et d’une créativité débordante lors de ses chorus. Deux sets d’1h30 durant lesquels Glen David Andrews joue, chante, passant de thèmes néo-orléanais à des classiques du funk et du rythm ‘n blues sans transition. Il ne tient pas en place une seconde, fait jouer ses musiciens, les congratule en les présentant. C’est le partage et la fête. Que du bonheur !

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Keiko Komaki

Organ night

C’est en écoutant Professor longhair, Dr John et les Meters dit-elle, que Keiko a appris cette musique qu’elle interprète à merveille. Organiste et pianiste, elle était leader d’un trio de classe, au Maple Leaf Bar. George Porter Jr, pas étonnant donc de le retrouver là, faisait chanter sa basse. Un jeu impressionnant et des chorus de toute beauté. Si Raymond Weber Jr ne prenait pas de risques, il s’avérait être un véritable métronome et un soutien très efficace à la batterie. Il prenait toutefois un chorus très remarqué en fin de deuxième set sur un « Caledonia » d’enfer. Keiko se taillait la part du lion et nous faisait passer du funk au Blues et au jazz fusion en jonglant du piano électrique à l’orgue avec une grande virtuosité. Beau concert.

Keiko Komaki, George Porter Jr, Raymond Weber Jr at Maple Leaf Bar

Keiko Komaki, George Porter Jr, Raymond Weber Jr at Maple Leaf Bar

Zydeco in the Park.

Sunspie and the Louisiana Sunspots

Sunspie and the Louisiana Sunspots

Le Parc Louis Armstrong accueille tous les jeudis « Jazz in the Park » à partir de la mi-avril. Et, pour cette première, c’est une soirée Zydeco et musique Cajun. Après la « second line » traditionnelle (défilé derrière des danseurs au son d’un Brass Band) dans le parc et devant la statue de King Louis, place à la scène avec, en première partie, Sunspie and the Louisiana Sunspots. Tous les classiques du genre étaient interprétés avec ferveur et les danseurs s’en donnaient à cœur joie au son de l’accordéon. Bonne ambiance familiale. C’est Amanda Shaw qui assurait la deuxième partie de programme avec toujours autant de punch. Formidable violoniste et bonne chanteuse de musique Cajun. A découvrir pour ceux qui ne la connaissent pas ou méconnaissent ce style musical. Il y a quelques racines françaises dans tout ça.

The Louisiana Sunspots

The Louisiana Sunspots

Delta Blues night.

BB King Blues Club New Orleans

BB King Blues Club New Orleans

Ouvert il y a très peu de temps, le BB King Blues Club of New Orleans accueille, dans un cadre très sudiste, des musiciens du Mississippi et du Tennessee. On peut y manger « cajun » pour pas cher et sur la grande scène, 8 musiciens dans la tradition Blues du Delta, s’activent à vous faire penser que vous passez une soirée dans un des « juke joint » de Clarksdale (Mississippi), en bordure du Sunflower. Et pourtant, on est bien à New Orléans, en bordure du fleuve Mississippi. Belle section de cuivres, un organiste et une section rythmique à la hauteur, accompagnent un excellent chanteur et une formidable chanteuse qui n’hésite pas à aller dans les aigus. Le Delta n’est pas loin et on est bien dans la tradition. Ce nouveau lieu, déjà bondé le week end vaut le détour. Pas forcément authentique mais très plaisant.

Blues Band

Blues Band

Crawfish boil dance party !

Crawfish party at Maple Leaf Bar

Crawfish party at Maple Leaf Bar

Comme tous les dimanches soir, l’habitude est prise d’aller à la « crawfish party » organisée par le « Maple Leaf » club. Tables installées, voici les serveurs avec leurs paniers d’écrevisses, de crevettes, de patates, de saucisses et de maïs. Debout, de chaque côté, les amateurs de sea food se ruent sur la montagne de fruits de mer pendant que les musiciens font leur balance.

Crawfish Party at Maple Leaf Bar

Crawfish Party at Maple Leaf Bar

On débarrasse et le concert commence. Malgré une sonorisation, ce soir, défaillante, un des maîtres du funk, Joe Krown, à l’orgue,

Joe Krown

Joe Krown

Walter « Wolfman » Washington à la guitare,

Walter "Wolfman" Washington

Walter « Wolfman » Washington

Russell Battiste à la batterie

Russell Battiste

Russell Battiste

plus un percussionniste s’adonnent à faire balancer les corps sur du Blues mêlé de funk. Wolfman Washington va même chanter d’une voix rauque et profonde, un « every day I have the blues » sur lequel, Joe Krown va réaliser un chorus d’enfer. Le bar ne désemplit pas car il faut absolument éteindre le feu causé par le tabasco…

 

Nola nous voilà !

Par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

What’s up in Nola ?

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Après une journée d’orages, quelques rues très vite inondées, direction « Frenchmen Street où la musique reprenait ses droits et abrité sous un superbe grand balcon, un Brass Band fait hurler soubassophone, trompettes et trombones pour le plus grand plaisir des touristes. Dans les clubs, toujours autant d’effervescence et des musiciens qui donnent sans compter. C’est au Café Négril que débutait la soirée de retrouvailles où la plantureuse Dana Abbott, guitare en mains, reprenait de sa voix de rockeuse quelques standards de Blues et de Rhythm’n Blues avec une énergie toujours aussi impressionnante. A ses côtés, l’excellent Dominick Grillot, saxophoniste spécialiste des aigus  participait amplement au show.

Pour la deuxième partie de soirée, on découvrait un « BMC » (super club) entièrement rénové (bon, ça en avait besoin) et une ambiance encore Blues avec le super guitariste Texan, à la voix de BB King, Ed Wills.

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Nous sommes rassurés car New Orleans est toujours la ville de la musique et de la fête !

Nuit des maîtres de la percussion.         ( Snug Harbor)

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Le célèbre club de Frenchmen street proposait la nuit des maîtres de la percussion. Horacio « El Negro » Hernandez, véritable force motrice de la musique populaire à influence Latine partageait la scène avec un autre musicien de premier ordre, Bill Summers.  Les 2 compères et complices se produisaient en sextet. Clarence Johnson, excellent saxophoniste, prenait avec aisance et virtuosité, des chorus de toute beauté. Le pianiste Oscar Rosingnola s’avérait plus discret mais tout aussi efficace. Chris Severin, un des locaux de cette magnifique formation faisait chanter sa basse à 7 cordes avec beaucoup d’enthousiasme. Aux percussions, un redoutable joueur de conga drums dont j’ai oublié le nom mais pas la performance remarquable et John Wooton qui impressionnait par sa maîtrise du stell pans. Et puis, les maîtres de cérémonie et spécialistes des percussions latino-africaines, Horacio « El Negro » Hernandez à la batterie et Bill Summers faisaient le show avec une virtuosité déconcertante.

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Horacio Hernandez batteur mais aussi compositeur, arrangeur et producteur, s’identifiait par son style unique dans ce domaine de musique « Latin Fusion » mêlant le folklore au jazz, à la pop et au rock d’aujourd’hui. Toujours souriant, il s’amusait à provoquer les autres percussionnistes. Bill Summers est un musicien de premier ordre, spécialiste de tous les instruments traditionnels africains mais aussi de la « pop bottle » comme il le dit si bien. Sa « pop bottle » n’est autre qu’un vulgaire bouteille de bière, piquée aux consommateurs de la table de devant et dans laquelle il souffle pour jouer des mélodies avec humour. Impressionnant ! Petit moment de raillerie quand il montrait son tee shirt,  d’une des formations dans laquelle il évolue : Trumpet Ensemble » à moitié caché par un gilet et dont on ne voyait que … Trump (comme Donald) ! Il avouait ne pas faire de publicité pour lui, bien au contraire. Bref, un bon moment de rigolade. Un autre musicien local était ensuite invité à la fête et c’est le trompettiste Irvin Mayfield (un grammy au compteur)

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qui assurait quelques superbes chorus, duellisant même avec le saxophoniste pour le plus grand bonheur du public qui ne se privait pas de participer en tapant des mains. Pour le répertoire, les classiques du Latin Jazz, à commencer par Manteca et quelques compositions originales d’Horacio qui entraînaient des « battles » de percus et provoquaient des salves d’applaudissements et des cris de joie. 1h45 de bonheur pour ce second set. B Funky monday night !

Soirée de folie au célèbre club « Mapple Leaf » avec le trio du bassiste, co-fondateur des Meters, George Porter Jr.

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Un premier set à 100 à l’heure et un second à 200 à l’heure. Toujours souriant, il délivre, certes des lignes de basse formidable mais il en joue comme sur une guitare, reprenant les mélodies avec brio. Quelle classe !  Un répertoire funk typiquement Louisianais avec des compositions de George Porter Jr dans le 1er set et des reprises dans le second avec notamment un pot-pourri de quelques chansons célèbres de la Nouvelle Orléans dont le public reprenaient, à gorge déployée, les refrains.

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La fête quoi. Le claviériste Mike Lemler faisait quelques belles envolées

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et le jeune monstrueux batteur Terranc Houston, au-delà du soutien qu’il apportait nous gratifiait de solos délirants qui faisaient hurler de joie le public. Bref, une soirée comme on les adore.

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Gregory Agid à la Maison !

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Les rendez-vous du mardi commencent par le Gregory Agid Quartet à « Maison », club renommé de Frenchmen street. Ce jeune et talentueux clarinettiste et saxophoniste anime depuis 5 ans déjà, ce club, tous les mardis soirs. Le club est toujours bondé et les 4 compères se régalent et nous régalent en interprétant les morceaux de leur CD et quelques uns du prochain qui sortira en fin d’année. Quelques standards se glissent dans ce répertoire basé en partie sur un hommage à ce maître de la clarinette, compositeur et professeur de Gregory qu’était Alvin Battiste. Le second set était l’occasion d’organiser une jam où J. Ross (nominé pour un Grammy) prenait place à la batterie. Il caressait les peaux avec une dextérité déconcertante, avec finesse et intelligence et le public ne s’y trompait pas. Un très bon moment. Vivement mardi prochain.

Amanda fait son show !

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Musique à Lafayette square et ce soir, c’est une pile électrique d’1m50 seulement avec un talent incontestable qui anime le magnifique podium. Amanda Shaw est une violoniste, chanteuse Louisianaise de 25 ans qui a pour répertoire, la musique Cajun. Formidable show woman, elle sautille sans arrêt, en chantant et jouant du violon pendant 1h30. De sa voix nasillarde et aigue, elle interprète ses compositions et quelques standards Cajun que le public, venu très nombreux, reprend en cœur. Elle innove en proposant une musique cajun électrisée aux parfums de rock. Eh bien entendu, même sur l’herbe … les gens dansent. Une artiste et un style de musique à découvrir, surtout pour ceux qui ont des fourmis dans les pieds.

 

Le Jazz au paradis

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Deuxième partie de soirée au Café Negril avec une formation tonitruante « Jazz in Paradise » qui reprend des chansons célèbres de la musique néo orléanaise à la sauce funky. Quelques titres de l’incontournable XXXXX sur un rythme effréné avec une section de cuivre détonante : 3 trompettes, 1 trombone, 1 sax baryton et 1 sax ténor qui chante également (Dominick Grillot), soutenue par un excellent batteur, 1 bassiste, 1 guitariste et 1 très bon pianiste franco-américain (Jérémy Habegger). C’est tous les jours la fête de la musique sur Frenchmen street !

C’est parti pour le French Quarter Festival 2016 !

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23 scènes réparties dans la ville et une programmation de 11h00 à 19h00 non-stop. Quelques noms que nous avons écouté en ce jeudi : John Boutté, chouchou des néo orléanais et son auditoire d’inconditionnels, Ellis Marsalis (le papa de la célèbre fratrie), l’excellent trompettiste et showman Kermit Ruffins, le bluesman local Johnny Sansone, le remarquable guitariste (à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas) Sonny Landreth, les indiens de Cha Wa et enfin, l’un des maîtres du funk local, avec son gros funk, son gros son : John « Papa » Gros. Avec la chaleur, le public était au rendez-vous, d’autant que c’est entièrement gratuit pendant 4 jours.

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Pour cette deuxième journée du French Quarter Festival, la Soul Queen of New Orleans, Irma Thomas démontrait qu’à 75 ans, elle avait toujours autant de punch et sa belle voix.

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Plusieurs milliers de fans ont pu assister à son show, sous un chaud soleil. Monk Boudreaux et ses Golden Eagles

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avec à l’orgue et au piano électrique, l’excellent Tom Worrell, faisaient danser le public avec des rifs lancinants funky. Les indiens dansant avec leurs somptueux costumes de plumes sont un spectacle à eux seuls. Enfin, sur la scène de Jackson Square, c’est James Andrews (cousin de Trombone Shorty) qui assurait le spectacle.

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Et, croyez-moi, avec le New Orleans All stars qui l’accompagnait, là encore, ça faisait frétiller les gambettes. Pot-pourri des chansons de Treme et des standards à la sauce funky étaient au répertoire et tout le monde chantait et dansait. Que du bonheur !

Choix cornélien pour ce  troisième jour du French Quarter Fest avec ses 23 scènes éparpillées dans toute la ville. Le toujours aussi fringant Little Freddie King déroulait son répertoire de Blues sudiste. Un squelette accrochait au micro rappelait que dans le sud, les croyances Voodoo sont toujours très présentes. Là encore, les indiens venaient chanter et danser sur les rythmes endiablés de cet infatigable Bluesman.

Little Freddie King

Little Freddie King

Les trois toniques trombonistes de Bonerama, remarquablement entourés d’un guitariste, d’un bassiste qui alternait avec son sousaphone et de l’excellent « A.J. » à la batterie, offraient un pop rock particulièrement funky. Formation à découvrir pour ceux qui ne les connaissent pas.

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