Nola News 2014 (26) Crawfish party

Nola, le 12 mai 2014,

La sortie incontournable, le dimanche soir à Nola, c’est la crawfish party au célèbre club « Maple Leaf ». Le spectacle commence toujours dans la rue, sur le trottoir, juste à côté de l’entrée du club où un cuisinier s’affaire autour de 2 grandes lessiveuses remplies d’écrevisses, d’ épis de maïs, de fruits de mer. Tout ça cuit dans son jus et l’odeur commence à attirer du monde … Dans le club, des tables sont installées et tout le monde se positionne de chaque côté et attend avec impatience les panières que 2 serveurs déversent tout le long. Et, c’est parti … chacun pour soi … on trie et on déguste ces fameuses écrevisses à la sauce … très piquante. ½ heure après, on ramasse les déchets, on désinstalle et le concert peut commencer. Ce soir, c’est le trio de l’excellent organiste Joe Krown avec Walter Wolfman Washington (g) et Russell Batiste (batterie) et ça commence très fort avec 2 morceaux funky pour danser (car, en plus, c’était la fête des mères) un verre à la main (pour tenter d’éteindre le feu dans la bouche et sur les lèvres). W.W.Washington lance un blues qu’il chante puis on passe à du R&B pour revenir au funk et au Jazz. Les 3 compères naviguent dans un répertoire très vaste et très ouvert. Ils sont rejoints par le saxophoniste des Roadmasters qui apporte un certain tonus. Bref, 2h de musique intense insufflée par un puissant batteur qui martèle et relance sans cesse. Le pied ! Et c’est ainsi tous les dimanches, au Maple Leaf …

Alain Piarou

(photos 1 & 2 : crawfish party, photo 3 : Joe Krown)

Crawfish party 2 Crawish party 1 Joe Krown

Walter Wolfman Washington :

Walter Wolfman Washington

Russell Batiste :

Russell Batiste

Vous reprendrez bien un peu de ces fameuses crawfish !

les fameuses crawfish

Nola News 2014 (25) Un vendredi soir bien arrosé à Nola !

Nola, le 12 mai 2014,

Un vendredi soir bien arrosé à Nola ! Et pour cause … orage, au désespoir, … ! Et quand il pleut à New Orleans, ça ne fait pas semblant et en quelques minutes, on ne peut plus traverser certaines rues … alors, on reste chez soi à écouter la radio wwoz qui diffuse des programmes de jazz, de blues, et dérivés, 24h sur 24. Alors, le samedi, même si la chaleur est toujours étouffante, on met le nez dehors, et dehors, qu’est-ce qu’il y a ? … de la musique, bien sûr ! Au fil de la promenade, c’est à l’angle des rues St Peter et Royal que l’on s’arrête pour écouter la formidable clarinettiste Dorren’s family. En effet, juste sous les fenêtres d’Isabelle Jacopin (fantastique peintre à découvrir à Nola ou, cet été, au Bugue en Périgord) Doreen, son mari au trombone, leur fille à la batterie + un guitariste se posent tous les jours (au milieu de la rue) pour un long concert (au pourboire) et pour le plus grand bonheur des nombreux passants qui s’amassent pour écoute leur performance. Du très bon Jazz Traditionnel agrémenté de quelques gags qui attirent l’attention vers les seaux qui reçoivent finalement pas mal de dollars. Et dans la soirée, toujours autant de monde sur Frenchmen street avec de la musique dans les clubs mais aussi dans la rue et c’est finalement à « BMC » que l’on s’arrête pour écouter un groupe accompagnant une jeune et talentueuse  chanteuse dans un répertoire très R&B. Et puis, c’est un excellent Brass Band (Lagnappe brass Band) avec le trompettiste showman Mario Abney qui finit la soirée (enfin, la nôtre car sur Frenchmen, ça dure toute la nuit). Ambiance festive et de longs chorus de chacun des musiciens (2 trombones, 1 sax, 1 trompette,1 soubasophone et 1 batteur) plus quelques chorus d’invités. Alors, on a « laissé le bon temps rouler » et, à 02h30, on a jeté l’éponge…

Alain Piarou

(photos 1et 2 : Doreen, photo 3 : Lagnappe Brass Band)

Doreen 1 Doreen 2 Lagnappe Brass Band

Nola News 2014 (24) : Début de semaine tranquille à New Orleans…(quoique…)

Nola, le 09 mai 2014,

Début de semaine tranquille à New Orleans. Mardi, après quelques errances sur Frenchmen, c’est à « Maison » que l’on a débuté la soirée avec le 4Tet de Gregory Agid quelque peu transformé pour l’occasion et surtout à cause des absences de son batteur et du bassiste (Max Moran) partis tous 2 (avec en plus Cliff Hines) en tournée(plusieurs jours à NY) avec Christian Scott. Bon concert tout de même car les remplaçants étaient à la hauteur. Après ça, quelques bribes de concerts par ci, par là et du Blues avec l’excellent Ed Wills à « BMC ». Mercredi, toujours sur Frenchmen, c’est un formidable concert de l’inclassable et excellent guitariste Walter « wolfman » Washington au « d.b.a. » bondé pour l’occasion, car même si il y passe tous les jeudis, les amateurs sont nombreux et sont assurés de passer un bon  moment. Du Jazz au Blues en passant par le R&B et le funk, des musiciens qui répondent du tac au tac … on croirait avoir un disque sur la platine tellement c’est au point et rodé. Encore une excellente soirée. La semaine continue et le jeudi c’est le rendez-vous incontournable sur Congo Square, dans le Louis Armstrong Park et la fête commençait à 17h00 avec le fameux trompettiste, showman James Andrews dans son répertoire de musique néo-orléanaise à la sauce (piquante, bien sûr) funk. Environ 3000 personnes chantent et dansent sur les airs de la série « Treme ». Et puis, devinez qui vient s’inviter pour les 4 deniers morceaux  … ? … Trombone Shorty qui vient faire le bœuf … un délire dans l’assistance et  certains frisent la transe ! Mais c’est qu’ils ne voulaient pas laisser partir tout ce joli monde alors ils en redemandaient et gracieusement les musiciens s’exécutaient. Il fallait tout de même une limite car la soirée n’était pas terminée. Il y a avait, après cela, un autre concert (toujours gratuit, bien sûr) avec cette fois, du Zydeco avec l’extraordinaire Rockin Dopsie Jr et son rupboard. On parlait de showman, eh bien, en voilà un autre ! Une formation qui le suit au doigt et à l’œil, qui fait même quelques chorégraphies pendant que le maître imite James Brown en réalisant quelques grands écarts car il a commencé par du R&B (James Brown, Doobie Brothers), continué par quelques chansons célèbres de Fats Domino que le public reprenait volontiers, pour revenir à quelques thèmes de Treme à la sauce Zydeco … un délire  de plus d’1h30. Après avoir récupéré quelque peu, car on était obligé de gesticuler sur cette musique faite pour la danse … et un taxi plus tard, on se trouvait cette fois sur Oak street, au « Maple Leaf » dans une toute autre ambiance avec le trio du batteur Johnny Vidakovitch. Formation surprenante (sax baryton ou alto, soubasophone et batterie) avec 2 des protagonistes du Brass Band pour une musique totalement libre et improvisée (Dom, j’ai pensé à toi). Johnny lançait un tempo et les 2 autres entraient dans des improvisations monumentales, faisant au passage quelques clins d’œil en restructurant quelques chansons (St James Infarmary). Du grand art et ces gens-là savent tout jouer… la preuve ! Bon, il 02h00, il est donc temps de digérer cette sacrée soirée et de penser à celle de demain…

Alain Piarou

(photo 1 : Gregory Agid, photo 2 : James Andrews, photo 3 : Walter Wolfman Washington)

Gregory Agid James Andrews Walter Wolfman Washington

Photos du 08 mai : James Andrews et Trombone Shorty, Rockin Dopsie Jr, puis Trombone Shorty

James Andrews et Trombone Shorty Rockin Dopsie Jr Trombone Shorty

Nola News 2014 (23) Dernier jour du Jazz Fest, Dimanche 04 mai

Nola, le 05 mai 2014,

Dernier jour du Jazz Fest sous une grosse chaleur et croyez-moi, il ne fallait pas oublier sa casquette car, si comme moi, la moumoute s’est envolée, vous aviez vite fait d’avoir la toiture enflammée ! Bref, même sous la tente Jazz avec ses nombreux brumisateurs, il fallait faire des réserves d’eau ou de sodas … et il a dû s’en vendre de nombreux tonneaux ! 9h00, on démarre la journée avec « The Heritage School of Music Band », 2 Big Band d’école … pas mal du tout. Il faut savoir que toutes les écoles, collèges, lycées, universités ont leur  Big Band … et il faut être dans les meilleurs pour attirer les futurs étudiants. Puis, c’est Calvin Johnson (sax) et son quintet qui prend la suite. Excellente formation ayant un répertoire swing et … très swingant. Grande classe. 13h15, Jessie McBride (p) présente « The next generation » (encore une école et dont il est formateur) et ce sont des jeunes de 17 ans qui forment un Big Band qui tient vraiment la route. Jessie est très actif et mène ses élèves. 14h30, « Blodie’s Jazz Jam » avec de nombreux célèbres buffers (Leroy Jones, Joe Dysan, Khari Allen Lee, Jessie, l’ossature du Dirty Dozen Brass Band, …), bref, beaucoup de monde sur la scène, à tour de rôle ou en même temps pour un show swing/funk d’enfer. Le public était debout et chantait puis dansait. Une ambiance de fête. On approche de la fin et à 16h00, c’est le quintet de Chick Corea qui, devant une tente débordante de monde, sous une chaleur étouffante, présentait sa formation « the vigil » (vue à St Emilion, entre autre) et qui, devant un public conquis d’avance, faisait un hommage émouvant et très applaudit à Paco de Lucia et reprenait, entre autre un morceau de Bud Powell pour finir avec … « la fiesta » qu’il faisait chantait. Le public ravi ne voulait plus le laisser partir et on devait même bousculer le programme pour 2 rappels très intenses. Un super show ! 18h15, c’est Terence Blanchard qui avait la lourde charge de clôturer cette 45ième édition du Jazz Fest devant une salle qui s’est aussitôt dégarnie à la fin du set de Corea (il y avait tout de même environ 800 spectateurs) car, à quelques dizaines de mètres de là, il y avait Trombone Shorty  … lui aussi enfant du pays mais qui bénéficie d’un meilleure côte, surtout au niveau d’un plus jeune public. Mais Terence a bien relevé le défi et, toujours avec sa même formation d’il y a 2 ans, enflammait le public par son jeu particulier et ses musiciens (principalement son pianiste et surtout son saxophoniste) en présentant son tout dernier CD et nous donnait rendez-vous l’année prochaine. Alors, rendez-vous pris.

Alain Piarou

(photo 1 : Blodie’s Jazz Jam, photo 2 : Calvin Johnson, photo 3 : Jessie McBride & the next generation)

Blodie’s Jazz Jam Calvin Johnson Jessie McBride & the next generation

Chick Corea

Chick Corea 3

Terence Blanchard

DSC04693 Terence Blanchard 2

 

 

Nola News 2014 (22) Soirée au « Café Istanbul » le 03 Mai

Nola, le 04 mai 2014,

Belle soirée au « Cafe Istanbul » avec Jon Batiste, un musicien dont vous allez entendre parler. Il est déjà venu, l’an dernier à Nice, il revient cette année à Juan les Pins alors, ne le ratez pas. Merveilleux pianiste de 29 ans passé bien sûr par la Nocca de Michael Pellera et qui est en train de se faire une place parmi les grands pianistes de La Nouvelle Orleans. 1h30 d’une musique passant de compos aux arrangements particulièrement travaillés à Naima, à St James Infirmary et même Maple leaf rag avec là aussi, des arrangements de folie et des accompagnateurs complices de grande classe. Ce pianiste/arrangeur a déjà l’étoffe des grands. Il a joué un tout autre répertoire qu’au Jazz Fest, 2 jours avant. Il lance une idée, l’exploite à fond, fait jouer ses musiciens, les écoute, repart sur une autre idée … et ça ne fait que çà … avec des clin d’œil à quelques standards, chansons connues, bref, un vrai feu d’artifice devant une salle remplie et un public conquis qui ne voulait plus le laisser partir et l’obligeait à remettre le couvert. Grande soirée ! Retenez ce nom : Jon Batiste.

Dimanche, dernier jour du Jazz Fest !

Alain Piarou

Jon Batiste 1 Jon Batiste 2 Jon et Alain

Nola News 2014 (21) Soirée funk le 02 mai

Nola, le 04 mai 2014,

Soirée funky pour ce vendredi. Frenchmen Street bondée et  toujours des Brass Band dans la rue qui font danser les gens. Dans les clubs, pour ce dernier week end de Jazz Fest, il y a profusion de musiciens qui sont programmés, à partir de 18h00 et toutes les 2 heures. Les derniers sont programmés à 03h … oui, oui … du matin !  A 21h00, déjà de longues files d’attente se formaient pour espérer rentrer dans ces clubs. La plus importante (impressionnante) était devant le « Bleu Nile ». Au « d.b.a. » il y avait, entre autres, John Cleary , à « Maison » le Rebirth Brass Band », à « The Three Muses » Glen David Andrews, au « Snug Harbor » Elis Marsalis, au « Spotted Cat » Washboard Sam, … bref, au « Boogaloo’s Hall Theater » où nous avons décidé d’aller (la file la moins longue) pour une formidable soirée funk. Alors, dans le genre tromboniste/chanteur, vous connaissez bien sûr tous, Trombone Shorty, vous connaissez peut-être moins Big Sam & Funky Nation (aussi impressionnant) et peut-être moins Corey Henry & the Treme Funktet. Eh bien, il mérite lui aussi d’être connu car lui aussi, showman, lui aussi excellent tromboniste, une pêche d’enfer … un concert de 2h15 (sans pause) à fond, pour le plus grand plaisir d’une immense salle comble et d’un public venu (comme d’habitude) faire la fête et donc aussi danser. Un octet avec trompette, sax, violon électrique, orgue, guitare électrique, basse, batterie et bien sûr trombone pour une musique funk de très haute qualité. Un Big Chief (il y en a beaucoup à Nola) venait se mêler à la fête et chanter.  Un régal en sirotant un …. Hurricane ! A 01h00, toujours autant de monde dans la rue, toujours des files d’attente devant les clubs. Encore un petit tour pour écouter de la rue ce qui se jouait par ci par là et puis les frenchies ont décidé d’être sages et, à 02h30 d’aller se coucher. On verra demain …

Alain Piarou

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Nola News 2014 (20) Jazz in the Park (Congo Square) 1er mai

Nola, le 02 mai 2014

Nous voilà partis avec le street car (le tramway nommé désir cher à Tenessee Williams) pour le Louis Armstrong Park où se trouve le fameux Congo Square (seule place où les esclaves avaient le droit de se rassembler le dimanche matin). Une scène pour les enfants qui apprennent, entre autre, les percussions et une scène pour les parents. Ça commence par le 4Tet « Z2 & the Boko Boko Hears » de l’excellent saxophoniste Yirméyau Yisrael qui reprend tout simplement pendant 40 mn quelques standards de Coltrane, Mc Coy etc.. et invite même une magnifique jeune chanteuse locale que je vois évoluer d’année en année, Noya Jones, pour un At last émouvant. Puis, autre musique avec un groupe de rock, « Tysson » qui monte à Nola avec Max Moran (the Bridge trio, Big chief Donald Harrisson, etc, etc …). Une musique très bien faite, très pro et Cliff Hines qui stimulait ses potes depuis l’assistance. Et puis, Christian Scott faisait son apparition avec ses 3 trompettes biscornues et magnifiques à la fois. Il était accompagné par des musiciens locaux dont Max Moran à la contrebasse (encore lui) et Cliff Hines à la guitare. Majestueux depuis les premières notes, à l’écoute de ses musiciens d’un soir. Quelques compos plus tard, il invitait sur scène … sa femme pour une chanson. (Petite anecdote, nous avons assisté, il y a 2 ans, à sa demande en mariage sur la scène du Jazz Fest : moment très émouvant pour le public et surtout sa fiancée qui ne s’y attendait apparemment pas). Ce soir, c’était devant sa famille qu’il jouait et particulièrement son grand-père « Big Chief je ne sais pas comment). Il dirigeait de mains de maître, donnait ses consignes, relançait et était très à l’écoute de Cliff (toujours surexcité) qu’il poussait dans ses retranchements. Bref, un pur moment de bonheur ! Attendez-vous à un concert de très haute volée à Marciac. Après le concert, nous nous y sommes d’ailleurs donnés rendez-vous. Il est adorable ! Par contre, j’ai dû écourter la soirée car c’était Big Freedia (the Queen of the Bounce). Le Bounce, expression corporelle très populaire chez la communauté black qui consiste à tortiller son popotin d’une façon la plus provoquante possible. Un DJ qui diffusait, à tue-tête une musique (enfin, une avalanche de décibels), Queen Big Freedia qui provoquait la foule massée devant la scène, 2 danseuses et 2 danseurs qui bougeaient leur fessier d’une façon incroyable. Alors, j’ai maté 10 mn (quand même) mais, ne pouvant digérer les décibels et surtout cette musique dans laquelle je ne me reconnait pas, je me suis vengé sur une barquette d’ écrevisses et un coca (oui je sais … mais je n’avais pas envie d’hurricane ou de rhum punch, alors … Ne vous inquiétez pas, demain, je me rattraperais !

Alors, à plus … !

Alain Piarou

(photo 1 : les binious de Christian Scott, photo 2 : Noya Jones, photo 3 : Yjrmeyau Yisrael )

les binious de Christian Scott Noya Jones Yjrmeyau Yisrael

(photo 1 : Max Moran, photo 2 : Christian Scott, photo 3 : Cliff Hines à la guitare )

Max Moran Christian Scott Christian Scott, Max Moran (b) et Cliff Hines (g)

Queen Big Freedia (la reine du Bounce)

juste pour les mateurs Queen Big Freedia la reine du Bounce

Nola News 2014 (19) – International Jazz Day In Nola le 30 avril 2014

Nola, le 01 mai 2014,

Salut à tous !

International Jazz Day à New Orleans, c’est encore un peu plus de musique que d’habitude … c’est dire ! De très nombreux clubs fêtaient l’évènement. Il fallait choisir … cornélien … Mario Abney nous avait donné rendez-vous au « Cafe Istanbul », alors, pourquoi pas. 15h00, seulement une trentaine de spectateurs pour écouter une très bonne chanteuse , Naydja Cojoe qui interprétait quelques standards de Jazz et un Blues. Quel feeling et super voix. Ça commençait bien. S’en suivait le nouveau sextet de Mario « Mario Abney Jazz Effetc » : 2 trompettes, 1 sax, guitare, basse,batterie. Quel remarquable musicien, ce Mario Abney. Non seulement il excelle à la trompette mais il court de temps à autre pour choruser au piano, et encore, il n’a pas cette fois-ci pris la batterie. Ce concert était un hommage à John Coltrane. En fait, la première partie de la soirée s’intitulait « Coltrane Fest ». Alors, cette formidable formation retraçait quelques périodes fastes de Coltrane. Mario faisait état de son talent et se mettait très vite le public, beaucoup plus nombreux, dans la poche en tenant par exemple la note … quel technique de souffle ! C’est vraiment un musicien à découvrir (il est dans la série Treme). Après quoi, c’était le « One drummer band » de Jason Marsalis. Et oui, Jason nous a offert un concert en solo , juste sur une caisse claire. Enfin, en solo, c’est vite dire car 2 de ses filles (6 ans et 8 ans) sont venues se mettre au piano pour le plus grand plaisir  des spectateurs (de plus en plus nombreux) et des photographes. Une petite ½ heure très agréable. Autre bon moment, le duo Michael Pellera-Khari Allen Lee (piano, alto sax). Le Directeur du Département Musique de la Nocca (célèbre hi-school de Nola qui a formé un grand nombre de merveilleux musiciens) Michael Pellera au piano et un des profs, l’excellent Khari Allen Lee au sax nous interprétaient 2 titres de Coltrane, relookés et une superbe improvisation à 2… magnifique. Encore des musiciens à découvrir si vous ne les connaissez déjà. Après les patrons, c’était au tour des jeunes pousses de la Nocca de montrer ce qu’ils avaient appris et ce qu’ils savaient déjà faire … eh bien, ça promet car ils n’ont que 14 ans. Une 2ième formation (des grands de 15 et 16 ans) leur succédait et jouaient, eux aussi des thèmes de Coltrane et une compo du Directeur (ah les fayots … !). Un très bon moment devant leurs parents qui brandissaient, appareils de photos et caméras. En tous cas, le sourire de Michael Pellera trahissait une certaine satisfaction … il y avait de quoi. Mario Abney, toujours dans tous les bons  coups, se mêlait à la fête et stimulait les petits jeunes. Et pour terminer cette 1ère partie de soirée (qui en comptait 3) toujours dédiée à Coltrane, c’est « l’ Africa Brass » avec Troi Bechet qui enflammait la salle. Des thèmes de Trane avec des tas de percus et des guests (Mario Abney, bien entendu, Khari Allen Lee, …) un dessinateur qui faisait, lui aussi une improvisation aves ses fusains, une danseuse africaine, tout ça pour la plus grande joie de l’assistance (salle comble) qui ne pouvait se retenir de se lever et danser … bref, la fiesta ! Pour la suite de la soirée, à 19h00, « Vee-Jay » présentait son « Off Jazz Fest » pendant 4 heures avec une succession de musiciens de Blues et de R&B (Big Al Carson, figure locale, …) et à 23h00 « Deep Fish Head Groovers » avec Ed Volker’s Jolly House mais, là, leur p….. de clim, toujours réglée à fond, a eu raison de nous. La gorge commençait à piquer … c’était donc l’heure de rentrer, prendre un cachet et … au lit ! Car demain, c’est un autre dilemme qui nous attend avec, entre autre, la « Celebrating 20 years of of the Louis Armstrong Summer Camp » avec l’inclassable papi Kid Jordan et plein de guests dont Hammiet Bluett … ou le « Jazz in the Park » (Congo Square, Parc Louis Armstrong) avec Christian Scott, Cliff Hines sans compter la multitude de clubs qui offrent une programmation fabuleuse pendant le Jazz Fest. Alors, on verra demain. D’abord, aspirine et … dodo.

Amicalement.

Alain Piarou

(Photo 1 & 2 : Mario Abney, photo 3 : Naydja CoJoe) par la déléguée à la photo … Irène.

Mario Abney 1 Mario Abney 2 Naydja CoJoe

Quelques autres…

Jason Marsalis, Khari Allen Lee, Michael Pellera:

Jason Marsalis Khari Allen Lee Michael Pellera

Et pour finir 1° groupe de la Nocca, 2°groupe de la Nocca (avec l’inévitable Mario Abney) et Africa Brass:

1° groupe de la Nocca 2° groupe de la Nocca (avec l’inévitable Mario Abney) Africa Brass

 

 

 

Nola News 2014 (18)

Nola, le 30 avril 2014,

Hello !

Nous avions rendez-vous à Gasa Gasa, club très avant-gardiste avec Sasha Masakowski et le formidable guitariste Cliff Hines. Bonne audience pour une soirée en 3 parties. En effet, Sasha organise dans ce club, tous les mardis, des mini concerts découverte de quelques groupes. Très bonne prestation du 1er groupe, avec Josh Starkman (Gregory Agd 4Tet), guitariste très efficace puis une toute jeune guitariste/chanteuse en solo (plutôt Folk) venue de la « Grosse pomme » pour la 1ère fois à Nola. Pour moi, pas très excitant … il est vrai que c’est une chanteuse à texte et que je ne maitrise pas suffisamment la langue. Et, enfin, les protagonistes Sasha Masakowski/ Cliff Hines quintet qui présentaient la musique de leur prochain disque (je vais faire râler Dom car j’ai une longueur d’avance). Eh bien, ça valait le coup d’attendre … les musiciens se sont amusés et ont conquis le public et ça excitait le fou furieux Cliff qui gigotait dans tous les sens, matraquant ses pédales et son matériel. Toujours beaucoup de recherche de son … c’était rock et tout le monde a pris son pied. Bonne soirée.

Amicalement.

Alain Piarou

Quelques photos que j’ai prises de Cliff, Sasha & Friends

Cliff Hines & friend 2 Cliff Hines & friend Sasha Masakowski

Nola News 2014 (17)

Nola, le 28 avril 2014,

Salut à tous,

Une journée au Jazz Fest est effectivement un marathon musical. 11 scènes, musique non-stop jusqu’à 19h15 et la programmation change toutes les heures sur toutes les scènes. Alors, quelque fois, c’est le dilemme quand ça se chevauche. Donc, 11h00 : intro Gospel avec Craig Adams toujours aussi en forme.  Puis, sous la tente Jazz et sous une énorme chaleur (malgré les brumisateurs), la UNO Jazz Allstars : les anciens élèves de Michael Pellera (Directeur de la NOCCA, fameux lycée qui a formé bon nombre d’excellents musiciens), sous son œil attentif et qui sont maintenant passés sous la coupe d’un autre formateur, Steve Masakowski (Directeur de l’Université de New Orleans) qui était également, avec son fils Martin (basse) en guest. 5 jeunes musicos qui font faire mal … ! 12h30, Khari Allen Lee, superbe saxophoniste (prof à Nocca) qui nous a proposé un superbe répertoire de compos. Excellent concert. 13h30, Astral Project, c’est un 4Tet qu’il faut vraiment découvrir (Steve Masakowski à la guitare, Tom au sax, James Singleton à la basse et Johnny Vidakovitch à la batterie) … toujours un superbe moment musical. 14h30, le chouchou des Néo Orléanais : John Boutté qui a fait chanter et danser ses 2500 fans avec les airs de Treme (qu’on entend dans la série tv du même nom). Et plus ça va, plus on passe aux choses sérieuses … 15h30, la merveilleuse chanteuse Rachelle Ferrell (à découvrir absolument) accompagnée par un super 4Tet. Sa voix extraordinaire d’une tessiture impressionnante et son scat avec ses différents musiciens a bluffé l’assistance. Un très, très grand moment. Et puis, Delfeayo Marsalis & the Uptown Jazz Orchestra avec quelques pointures comme Khari Allen Lee, Gregory Agid, … toujours aussi swingant. Et pour terminer, sur une autre grande scène, sous un soleil de plomb et devant 18 000 spectateurs (source officielle) conquis d’avance, Eric Clapton et ses multiples guitares. Le son excellent et les 2 immenses écrans géants nous ont permis de passer un autre bon moment. On pourrait croire que c’est terminé mais quand on monte dans le bus pour rentrer et qu’il y a un musicien dedans … eh bien, sans se faire trop prier, il sort le biniou et tout le bus continue à chanter … when the saints go marchin’n … ! Trop bien parti pour rentrer chez soi et pas encore rassasiés, nous faisons une petite halte au Kajun’s Pub pour siroter un rhum punch bien mérité en écoutant un vieux Bluesman du Mississippi , Guitar Lightnin Lee. Et un peu plus loin, c’est au café Istanbul que nous avaient donné rendez-vous James Singleton pour écouter son « DVS &  illuminaughty trio «  DVS comme Dillon, Vidakovitch, Singleton plus l’excellent Jonathan Freiich (g) et surtout le génial, tonitruant jeune  pianiste Brian Hass (à découvrir impérativement !). Alors là, pouir terminer une soirée … c’était le clou, le pied … je ne sais plus quoi dire … un concert devant une cinquantaine de personnes dans un super club avec des conditions d’écoute extraordinaires. Assistance en attente d’un moment privilégié, et ce fut le cas car, si James nous avait avoué avant le concert, être fatigué, j’aurais eu honte de dire que j’étais crevé de ma journée marathon musicien . Et là, nous avons assisté à un concert comme on n’en entend pas souvent. D’abord, le 4Tet avec le guitariste qui partage cette complicité, puis, le trio DVS qui se connait tellement bien qu’ils n’ont pas besoin de se regarder pour improviser, choruser, et donner de l’intensit é à leur musique excellente. Puis, arrive un extra trerrestre, Brian Hass, jeune pianiste qui partage quelques moments de follie avec le DVS et là,.. irracontable … des moments de provocation, des joutes entre musiciens (Dom, nous pensons alors très fort à toi) et ce pianiste (pour moi inconnu) qui donne le ton, qui suscite (et les autres s’adaptent et suivent). Mike tape avec ses mailloches tellement fort, surexcité, qu’il les cassent en 2 mais continue tout de même et vient jusqu’au piano pour le provoquer et s’en suit un moment de pur bonheur et le public qui comprend qu’il se passe quelque chose d’important, réagit en criant, encourageant les protagonistes à aller encore plus loin … bref, le ton monte, on arrive presque au paroxisme … ça gueule dans la salle, les musiciens (soit disant fatigués) se jettent dans la bataille et l’infatigable Mike Dillon relance sans arrêt et J. Vidakovitch suit toujours et parfois pulse à souhait. Quant à James, (pourtant fatigué), il s’amuse tellement qu’il sautille, joue aussi de le trompinette, bref, prend son pied, s’éclate et sitôt un morceau fini, ça repart, tantôt sur un standard, tantôt sur une impro … bref, soirée inoubliable terminée à 0h30. On aurait pu poursuivre sur Frenchmen street mais, là on aurait pas eu les oreilles réceptives … c’était déjà pas mal, non ?

A + Amicalement

Alain Piarou

Voici quelques photos que nous avons prises :

UNO Allstars avec Steve Masakowski (g) en guest :

UNO Allstars avec Steve Masakowski (g) en guest

Khari Allen Lee (sax) :

Khari Allen Lee (sax)

Michael Pellera (piano) :

Michael Pellera

Astral Project :

Astral Project

Craig Adams :

Craig Adams

DVS au Cafe Istanbul :

DVS au Cafe Istanbul

Guitar Lightnin Lee :

Guitar Lightnin Lee

John Boutté :

John Boutté

Rachelle Ferrell :

Rachelle Ferrell