Cocktail tonic: Calypso Rose

Cocktail tonic : Calypso Rose

Rocher de Palmer : Bordeaux /Cenon
13/04 /2017

Vous la croiseriez dans la rue, toute menue, avançant doucement en traînant les pieds, vous l’aideriez immédiatement à traverser la rue et à porter ses paquets, tellement elle semble fragile, et prête à rompre, . …
Mais ce bout de femme de 77 printemps au premier muguet ( elle est née le 27 Avril) est une icône, une institution, un monument dans les Caraïbes, la reine incontestée de cette tonifiante musique de carnaval qu’est la Calypso. Avec ses 800 chansons et sa vingtaine d’albums, c’est une légende vive et pétillante que la France a découverte, il y a peu avec son nouvel album, réalisé avec Manu Chao. Un succès éclatant couronné par une Victoire de la musique et une tournée dans tout l’hexagone..
Dans la 1200 places du Rocher de Palmer, les fans sont à touche–touche et chauds bouillant. On se faufile comme on peut en essayant de ne pas écraser les pieds de son voisin, ni de recevoir un coup de coude malencontreux. Les gambettes remuent déjà. Les visages sont souriants à l’avance. Il y a des jeunes, des moins jeunes, des filles, des gars et même des gamins, sans compter quelques drapeaux de Tobago qui s’agitent en dansant, en attendant celle qui pendant une heure et demie va remettre le bonheur au centre de la vie.
Après une entrée en scène à fond de ses musiciens ( une trompette et un trombone éclatants de peps, une guitare bourrée d’énergie et de rythme, une basse et une batterie déchaînées, un clavier à l’avenant et deux choristes pulpeusement chaloupées aux voix claires et bien placées) la voici enfin.

Calypso Rose

Appuyée sur le bras de son régisseur-nounou , Calypso Rose , un bouton d’or à elle toute seule, entame sa première chanson et immédiatement l’impression de fragilité disparaît. La voix est forte, malicieuse et tonique. La Caraïbe vous déboule dessus, soleil et vent du sud en prime. Ca y est, les guiboles démangent et les hanches se tortillent. On est aspiré dans la danse et le rythme.
La reine de la Calypso vibre en effet d’une énergie à toutes épreuves et la transmet à son public à pleines brassées, elle rigole, interpelle, soulève sa tenue pour montrer ses fesses qui ondulent, accroche coquinement le micro à sa culotte. Le sourire et la malice sont en effet les piliers de son combat. Mais sous sa sincère joie de vivre, et sa bouille qui inspire la sympathie, affleure un esprit vif, prompt à pointer des aberrations du monde autour d’elle. Et elle n’oublie rien de ce qu’elle est, de ce qu’elle a vécu et de ses origines d’esclave venant d’ Afrique ( Une belle chanson intitulée Back to Africa nous le rappelle).

Car c’est une battante, une féministe, une dame pas trop politiquement correcte, qui s’est cognée à tout le machisme de son île : un père qui la trouvait trop moche et qui ne voulait pas qu’elle chante, « Oh my daddy he never never likes me/Said I was black and ugly » ses propres compères en musique qui lui refusait l’ accès à la compétition de Calypso réservée aux mecs et qu’elle a ensuite gagné cinq fois ( paf dans les dents !) et les hommes en règle générale qui ne lui ont pas été tendres. Love Me or Leave Me appelle à ne pas subir le manque de respect d’un compagnon . «  Never married and not for money » ajoute elle en entonnant «  No madame » .  Les hommes de l’assistance approuvent… ses musiciens se mettent à genoux devant elle en riant et chacun de sauter partout. Les photos fusent, les mains se déplient en cœur. La joie est là. On embrasserait presque son voisin surtout s’il a vingt ans de moins !!
Après deux morceaux de rappel, c’est avec Calypso Queen qu’elle termine ce concert, fatiguée tout de même mais visiblement si heureuse de l’accueil que lui ont réservé ses fans qu’elle a du mal à quitter le plateau. On ressort de là avec un pêche incroyable, une patate grand format, le bonheur accroché aux chevilles et le sourire béat, retonifié de l’intérieur, prêt à en découdre avec la vie.
«Une chanson peut renverser un gouvernement, placer un homme politique au pouvoir et faire que des hommes se comportent comme des êtres humains et non comme des bêtes » a t elle déclaré à une radio, il y a peu…
Une vraie leçon. Cette mamie là est une grande dame, malgré son mètre cinquante, un talent à l état pur et une belle personne radieuse dont on aimerait que pleins de sosies bienfaisants se répandent dans le monde. Vive la Calypso !! Rose bien sûr !!

Le Printemps du Jazz à Saint-Macaire

Par Philippe Desmond

La Belle Lurette, Saint-Macaire (33) le 2 avril 2017 ; jusqu’au 30 avril.

Ce soir c’est jam session à la Belle Lurette de Saint-Macaire dans le Sud Gironde comme chaque premier dimanche du mois, de 17 à 19 heures ou plus.

Mais celle-ci est un peu particulière car intégrée au « Printemps du jazz » manifestation qui va courir en ce lieu jusqu’au 30 avril avec un très grand nombre de concerts et d’événements. En association avec le Collectif Caravan, l’asso l’Ardilla et Radio Entre 2 Mers, ce dynamique café à forte coloration musicale a décidé cette année de mettre le paquet. Il faut dire que l’endroit est devenu très populaire pour tous les amateurs de jazz mais pas seulement, grâce à une programmation riche et variée ; un lieu ouvert convivial et sympathique.

Au programme des concerts, des expos photos, des rencontres, des ateliers, des parades, des repas, tous nos sens seront sollicités. Action Jazz est bien sûr partenaire de cet événement.

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Tout a commencé vendredi avec un concert du trio de Thomas Bercy (p) avec Jonathan Hédeline (cb) et Gaëtan Diaz (dr) qui invitait le saxophoniste alto Julien Dubois. Celui-ci avait choisi le répertoire d’Eric Dolphy ce musicien terrassé à 36 ans par une crise de diabète mal soignée nous privant d’un des plus grands talents de sa génération ; un passeur entre le hard-bop et le free comme le répertoire joué ce soir là le souligne. Un excellent choix pour un concert de ce fait contrasté, alternant entre les titres accessibles et d’autres plus complexes. Y amenant l’avant veille au Caillou, deux proches pas spécialement amateurs de jazz, ou du moins le croyant, j’avais d’ailleurs une petite appréhension concernant l’estime qu’ils me porteraient toujours ou plus du tout à la fin. Et bien il ont beaucoup apprécié, certainement aussi grâce à la magie du live qui rend toujours la musique, et celle-là en particulier, plus lumineuse. La qualité des musiciens ne gâte rien évidemment. Julien Dubois avec sa verve, sa volubilité et sa précision est parfaitement à son aise dans les habits d’Eric Dolphy dont il ne cherche pas pour autant à singer le jeu. Il a assez de talent pour se l’approprier. Vendredi la Belle Lurette était paraît-il bondée pour ce concert.

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Samedi c’est Stéphane qui représentait Action Jazz pour un concert totalement improvisé suite aux ennuis de santé du saxophoniste initialement programmé ; je le cite « Une petite halte à la Belle Lurette de Saint Macaire pour y découvrir le trio AMOUR SUPREME CORPORATION formé par Franck Assémat : Sax Baryton / Louis Lubat : Batterie / Nikola Raghoonauth : Poète performer. Encore une soirée de musique à la marge mais ô combien réjouissante et quand le chant se fait créole, le sax baryton devient saccadé et la batterie de Louis Lubat semble l’ensorceler, on est aux anges. »  Complet là encore.

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Et donc ce soir la jam session, lancée par deux titres d’Eric Dolphy Bird’s Mother puis la sublime ballade « Serene ». Là encore le bar se remplit, beaucoup d’habitués et donc de musiciens. En plus du quartet initial il seront au moins une douzaine à occuper la scène à tour de rôle. Il y a presque la queue, certains s’entraînant à l’écart.

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Auparavant Julien Dubois a animé une petite conférence évoquant son parcours, ses goûts et influences, son métier de musicien et de professeur directeur au CNR. Aussi bavard et passionné qu’avec son sax alto ! Retrouvez son entretien pour la Gazette Bleue #13 : http://www.actionjazz.fr/gazette-bleue-n13/

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Surprise d’entendre Alexandre Aguilera pour une fois au sax alto et non à la flûte, mesure des progrès fulgurants de Marina Kalhart à la contrebasse, confirmation du talent de Fred Marconnet au sax ténor, le punch de Philippe Gaubert aux baguettes, découverte de nouveaux musiciens plus ou moins confirmés mais accueillis les bras ouverts dans cette jam.

Un blues en si bémol, puis « Alone Together », plein d’autres titres dont un « Take the A Train » explosif qu’on ne risquait pas de rater !

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Tout cela dans un décor fait de pochettes de 33 tours de jazz d’époque dont certaines mythiques, objet d’une expo pendant le Printemps du Jazz. A noter que le collectif « Blue Box » des photographes d’Action Jazz exposera ses clichés de musiciens très bientôt, juste à côté de la Belle Lurette.

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Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire, allez à Saint-Macaire, en plus la ville en elle même est très intéressante avec ses vestiges médiévaux.

Programme complet sur :
http://www.bar-labellelurette.com

 

 

La Gazette Bleue N° 21 vient de sortir ! Bon printemps à vous !

Bonjour !

Voici la Gazette Bleue N°21 • Mars 2017 et ça repart !

Avec Roger « Kemp » Biwandu qui se livre et « Three », puis tout sur le colloque an 1 et le 5° tremplin, mais aussi Philippe Méziat et le T4S, Post Image (30 ans !), Benoît Lugué « Cycles », Éric Séva, Franck Dijeau, et bien d’autres, + chroniques cd et agenda & more !

Bref, le printemps sera chaud !

Bonnes lectures !

Mardi Gras N.O au Cancan

par Philippe Desmond, photos N&B Laure Nasse 

Bordeaux le vendredi 24 février 2017

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C’est vendredi, donc maigre, mais c’est Mardi Gras, on est ici dans le Vieux Bordeaux mais ça sonne comme à la Nouvelle Orléans, ici c’est le CanCan « Coquetels & Flonflons ».

Ce bar accueille régulièrement, et plus particulièrement le dimanche soir, du jazz, du Old Jazz, du NO, voire du rockabilly. Une allure de clandé tant la lumière y est faible, une déco vintage avec des détails très kitschs, de la gourde d’eau bénite en forme de Sainte Vierge à des 45 tours d’André Verschuren ou Polnareff, des photos de famille anciennes, un lustre en cristal, des tas de choses et derrière les musiciens, sur la minuscule scène- – mais au moins il y en a une – un mur d’enceintes, au pluriel ; ici il n’y a pas de paires de baffles qui se perdent… C’est un bar, donc il y a un bar derrière lequel s’agitent les barmen shaker en main, l’endroit étant spécialisé dans les cocktails et donc aussi les flonflons.

Vieux jazz, vieux décor et pourtant c’est bourré de jeunes ; qui a dit sauf moi ? En discutant avec les musiciens qui sont habitués du lieu ils en sont les premiers étonnés mais satisfaits. Ce n’est pas un public de connaisseurs mais des gens qui viennent pour l’ambiance festive que procure ce genre de musique, loin de toute autre préoccupation. Ce n’est pas le seul endroit à Bordeaux où ce style de jazz est l’occasion de belles soirées. Y’a pas que l’électro dans la vie ! Ici au printemps j’ai même vu danser dans la rue devant le bar !

Ce week-end est un peu spécial car il célèbre à sa façon le Mardi Gras – ou Carnaval – de la Nouvelle Orléans. D’ailleurs les serveurs et même Romain le patron sont maquillés, portent des chemises bariolées et des colliers de perles, très chics. Belle initiative.

Ce soir sur la scénette trois excellents musiciens, Fred Dupin qui commence à la trompette, Bertrand Tessier au saxophone ténor et Jean-Michel Plassan qui lui démarre à la guitare. Duel du cuivre et du bois – et oui, le sax – arbitré par la rythmique de la guitare ; petite formation mais gros swing, une affaire qui tourne.

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Pour que ça sonne encore plus NO, Jean-Michel prend son banjo et Fred sort l’artillerie lourde : un sousaphone ou bien un soubassophone – quel mot fabuleux – bien encombrant dont le pavillon va exploser une ampoule au plafond. L’instrument est en plus customisé avec une cymbale et un washboard intégré, un wash in board donc, Fred en jouant élégamment avec des dés à coudre très seyants à la main gauche. Arriver à faire un chorus ou la mélodie de « I can give you anything… » avec cette tuyauterie est pour moi une prouesse et Fred Dupin maîtrise à merveille ces 15 kilos de cuivre.

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Le son NO c’est aussi le banjo ; tout à l’heure la guitare avait besoin d’un ampli, le banjo lui a assez de gouaille pour s’en passer, à la fois instrument harmonique et de percussion il délivre un son primitif irremplaçable pour ce style de jazz.

Si vous êtes un fan de jazz NO passez au CanCan, si vous n’êtes pas fan – comme moi – passez quand même c’est super ! Si vous n’êtes ni l’un ni l’autre allez-y pour goûter un coquetel.

Ce samedi : Bertrand Tessier trio : lui au sax, Manu Falguières (bajo, dobro) et Timo Metzemakers (contrebasse)

Ce dimanche : soirée rockabilly avec Raw Wild

Ça commence à 21h30

http://www.cancanbordeaux.com/

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Born to be blue / Cinéma

Par Annie Robert.

Film de Robert Budreau 2016
Ethan Hawke/ Carmen Ejogo

188856Le jazz et le cinéma ont souvent fait bon ménage… Les jazzmen ont composé pour lui et le cinéma a commis quelques biopics sur ces drôles de zèbres, ces hommes et ces femmes de musique, ces destins étranges le plus souvent balayés par la drogue. Certains sont impressionnants de réussite, d’autres de pâles déroulés de vies archi-connues.
Voici un film canadien, qui se veut plus que cela. Et c’est heureux. Pour entrer un petit peu dans la peau, les angoisses, les troubles et la musique prenante de
Chet Baker, trompettiste atypique et fragile, il fallait aller plus loin que le simple déroulé des faits. Et le réalisateur Robert Budreau a décidé de ne traiter que la période de 66 à 67, moment pour Chet Baker d’une longue traversée du désert, celle où il lui a fallu se reconstruire physiquement et musicalement après s’être fait casser les dents et la mâchoire par ses dealers. Une période de doute, de douleur musicale, de recherche, pendant lesquelles les portes se sont fermées puis entrouvertes.

Born to be blue, d’après un titre bien connu de Chet Baker est donc une fiction s’appuyant sur un morceau de vie du trompettiste, une biographie imaginaire qui explore de manière subtile, le passé de Baker (avec des flash back en noirs et blancs bien venus) et le présent si difficile éclairé par une belle histoire d’amour.
Le film est de facture classique, avec quelques facilités de cartes postales
( fumées des bars new yorkais, beaux couchers de soleil de la côte ouest) mais une vraie intensité qui nous fait partager ces moments sombres.
Il est tenu de façon dense par
Ethan Hawk,e dans le rôle de Chet Baker, à la fois torturé par ses addictions, drôle et touchant, maladroit et génial. Les autres rôles sont parfaitement distribués avec la beauté radieuse de Carmen Ejogo par exemple qui campe une Jane à la fois combative et sans illusions.
Le film frôle sans en donner la réponse bien sûr, les rapports entre la création et la drogue, la compétition sans merci entre musiciens ( un Miles Davis impressionnant de dureté) la fragilité du lien avec le public, l’urgence de la musique.C’est rythmé et mélancolique,triste et gai, trivial et délicat.
La bande musicale est bien sûr à l’unisson du film et offre le plaisir de retrouver le son si particulier de ce petit blanc de la côte Ouest dont Dizzy Gillespie disait qu’il ne jouait pas tout à fait, tout à fait juste, et que c’était cela qui faisait sa spécifité, sa qualité, son talent. Le final d’un « Funny Valentine » de la résurrection donne la chair de poule et on n’oubliera pas de si tôt, le visage torturé, la voix cassée de ce Chet Baker, avalé par la drogue et accroché à sa trompette comme seule planche de salut. Un beau film et pas seulement pour les accros du jazz.

 

Tremplin Action Jazz 2017, samedi 28/01/2017 20h30 au Rocher de Palmer !

Le Tremplin Action Jazz 2017, c’est le samedi 28/01/2017 à 20h30, au Rocher de Palmer, salle 650 ! Et c’est gratuit ! Alors surtout, n’hésitez pas un instant à venir voir les cinq groupes sélectionnés (*), qui vont s’en donner à cœur joie pour convaincre le jury, et surtout pour vous donner du plaisir à vous tous, public fidèle et passionné de jazz !

On vous dit à très bientôt ! 😉

(*)  Les groupes sélectionnés, parmi une quinzaine de candidatures :

Theorem of Joy ,

Le JarDin,

King Kong 3,

Capucine Quartet

On Lee Way.

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Le Rocher de Palmer
1 rue Aristide Briand, 33152 Cenon

05 56 47 36 69

www.lerocherdepalmer.fr/artistes/action.jazz/01.2017.php
Accès : 1ère sortie au rond-point Côte des Quatre Pavillons
Sortie rocade n°26 : Quatre Pavillons
Tram A : arrêt Buttinière ou Palmer

Contact Presse
Alain Piarou
Président d’Action Jazz Mobile : 06 80 56 28 09
Mail : alain@actionjazz.fr
Site web : www.actionjazz.fr

THEOREM OF JOY :

Thomas Julienne: contrebasse
Thomas Saint-Laurent: guitare
Camille Durand: chant
Boris Lamerand: violon alto
Tom Peyron: batterie

Theorem of Joy est un projet onirique et impressionniste où se côtoient sonorités Nord-Africaines, trip post-rock,
libertés jazz, saveurs sauves de la pop… Il vous emmène courir dans l’imaginaire de Miyazaki, vous cabrer sur un
rivage de Palestine, glisser sur un fil tendu entre deux destins, méditer au son d’un raga indien, exorciser vos démons
intérieurs… Compositeur du projet, Thomas Julienne a choisi de s’entourer de personnes qui ont profondément
enrichi son parcours humain et musical. Ainsi, chaque membre est impliqué en tant qu’artiste dans le projet, leur
rôle allant bien au-delà de celui de simple instrumentiste. C’est dans ce Pentaphone à géométrie variable que
gravitent les électrons libres de Theorem of Joy.

Le JarDin :

Julien Dubois : sax alto et compositions
Simon Chivallon : rhodes et synthétiseurs
Ouriel Ellert : basse électrique
Gaetan Diaz : batterie

La musique du JarDin, tout en exploitant le langage du jazz dans
l’improvisation, puise ses influences, autant dans l’écriture
contemporaine (seconde école de Vienne) que chez les maîtres du rock progressif (Zappa, King Crimson…) et les concepteurs du
jazz actuel (Steve Lehman, Donny McCaslin, Kneebody, John
Hollenbeck, David Binney…). Elle s’articule autour de trois axes »:
l’écriture, les textures sonores et enfin, l’improvisation. Le JarDin
prend forme en août 2015, lors d’une résidence au conservatoire
de Bordeaux. Julien Dubois réunit ces formidables musiciens pour
travailler sur ses compositions personnelles. Julien Dubois compte
faire de ce projet son terrain principal d’expression personnelle.

King Kong III :

Stéphane Cazilhac: piano électrique, synthétiseur
Edouard Lhoumeau: saxophone alto et soprano
Simon Pourbaix: batterie, boîte d’effets

Ces trois musiciens expérimentés sont à la recherche d’un équilibre entre lignes mélodiques soignées, complexité
rythmique, exploration sonore et improvisations idiomatiques. D’abord duo (sax/piano) travaillant sur des
compositions originales, l’arrivée d’un batteur féru de gadgets électroniques, élargit cette palette sonore et
rythmique.

Capucine :

Thomas Gaucher: guitare
Félix Robin: vibraphone
Louis Laville: contrebasse
Thomas Galvan: batterie

Capucine est un groupe formé à l’initiative de ces
quatre musiciens qui se sont rencontrés en tant
qu’élèves au Conservatoire de Bordeaux. Après
s’être engagés dans un répertoire de standards, ils se
dirigent vers un travail de création »: compositions et
arrangements originaux. Alors, fort de sa diversité,
le groupe a développé un répertoire aux influences
variées. Tantôt dans les musiques du monde ou le
répertoire post-bop des années 60/70, Capucine a
aussi un répertoire grandissant de compositions
écrites par Thomas Gaucher et Félix Robin,
orientées vers l’esthétique du jazz moderne.

On Lee Way :

Jérôme Dubois : trompette
Paul Robert : saxophone ténor
Nicolas Lancia : piano
Jérôme Amandie : contrebasse
Lionel Ducasse : batterie

A son origine, le quintet « »On Lee
way »» s’est formé dans le but de jouer
une partie choisie des compositions du
trompettiste hard bop, Lee Morgan.
Les musiciens se sont rencontrés au
Conservatoire jazz d’Agen en 2009
mais c’est lors de retrouvailles en 2015
qu’ils décident de s’engager autour
d’un projet commun. Le groupe
travaille alors sur des compositions
aux influences africaines et latines,
dans l’esprit de celles de Lee Morgan.

 

Jury tremplin Action Jazz 2017 :

Muriel Demguilhem :   journaliste France 3

Françoise Lagaillarde : Responsable FIP Bx – Arcachon

Philippe Vigier :   Animateur France Bleu Radio

Christophe Loubes : journaliste Sud-Ouest

Dominique Poublan : rédacteur en chef de la Gazette Bleue

Jean-Pierre Como : éminent pianiste – Parrain du tremplin 2017

Eric Séva : éminent saxophoniste

La Gazette Bleue N° 20 vient de sortir ! Bonne année 2017 !

Bonjour !

Voici la Gazette Bleue N°20 • Janvier 2017

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Bonne année 2017 ! De la part de toute la rédaction, avec le n° 20 de notre Gazette bleue, un spécial Alex Golino, et bien d’autres artistes, et toutes nos rubriques habituelles.

Bonnes lectures !

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Meilleurs vœux

Une vidéo virale circule depuis quelques semaines. On y voit un enfant démontrer son infaillibilité en dictée musicale. Le garçonnet au tableau note sans aucune hésitation sur une portée non pas des « single notes » mais des accords aléatoires joués au piano par son professeur, qui, pour pousser le test à ses limites, introduit quelques aberrations harmoniques et finit par plaquer un accord fantaisiste avec ses dix doigts, faisant résonner au moins trois octaves ; rien n’y fait, malgré l’empilement de notes sans aucune logique interne, les dissonances sont élucidées instantanément par le gamin. Les sceptiques dénonceront une supercherie, mais pour moi, l’expérience conduit à une conclusion réjouissante. Elle confirme la possibilité, aussi infime soit-elle, que l’oreille absolue soit parfaitement développée à un âge précoce. Nous avons devant nous un vrai prodige, sans doute futur chef d’orchestre.


Vu mon âge avancé (et ça ne s’améliore guère) je suis de plus en plus émerveillé par le génie de jeunes musiciens. La télé nous en fait voir et entendre quelques-uns, français de surcroît – cocorico ! – entre Noël et le premier de l’an. Ils réchauffent le cœur de ceux qui analysent rationnellement, froidement le phénomène musical, au risque de se distancier de sa finalité (produire de l’émotion). Ils redonnent espoir à ceux qui désespèrent de la jeune génération. Grâce à elle, les anciens peuvent se projeter dans un futur qu’ils ne connaîtront pas et qui s’annonce extraordinaire, même si aujourd’hui encore quelques imbéciles barbus, le doigt pointé vers le ciel, jettent l’anathème sur cette perversion de l’âme que représente la musique, et même si quelques théoriciens malades prétendent que la musique occidentale savante écrase de sa supériorité le reste de la production mondiale. En prétendant rapprocher l’homme de Dieu, ou l’Aryen de son Graal, ces pervers polymorphes s’éloignent de l’humanité et tendent vers le zéro absolu quand les humains talentueux tendent vers l’infini. La haine de l’excellence, de la créativité, de la liberté, de l’originalité pousse les abrutis au meurtre. Je deviendrais volontiers aussi con : lorsque j’entends des imposteurs haranguer des brutes sanguinaires, moi aussi je sortirais bien mon revolver, sauf que le mien est imaginaire.

Alors, si j’ai un vœu à formuler pour cette année 2017, c’est que toutes les voix discordantes et maléfiques se taisent, que toutes les belles et bonnes énergies s’unissent pour que vive la musique que nous aimons, et pas que le jazz, d’ailleurs, car toutes les musiques du monde, d’hier et de demain, resteront vivantes tant qu’il se trouvera des passionnés pour les jouer et pour les écouter.

Une belle année musicale se termine !

par Philippe Desmond

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Une année encore de passée, que le temps passe vite… quand on écoute de la musique. Nous sommes en période de fêtes mais pour Action Jazz c’est la fête toute l’année.

Bordeaux aime le jazz mais Bordeaux ne le sait pas, alors nous essayons de le lui faire savoir, à travers le Blog Bleu que vous êtes en train de lire, la Gazette Bleue, webzine bimestriel (mois impairs), les réseaux sociaux et le contact direct lors des soirées.

Certains regrettent le temps passé où le jazz était plus présent ici, mais ne regrettent-ils pas tout simplement leur jeunesse comme ces Espagnols qui ont la nostalgie de l’époque de Franco tout simplement parce qu’ils avaient quarante ans de moins. Car à Bordeaux et dans ses environs on peut écouter du jazz presque tout le temps. Bien sûr les adeptes du star system restent un peu sur leur faim car les têtes d’affiches seraient parait-il plus rares, mais les amateurs, pas forcément les connaisseurs d’ailleurs, ont de quoi se régaler.

Les bœuf de Bordeaux d’abord : dès le lundi ça jamme au café des Moines, le premier mardi du mois on se transporte à Bourbon Street, moiteur comprise, à la cave Chez le Pépère, tous les mercredis les jeunes du CNR, leurs potes et maintenant quelques « anciens » font la queue au Quartier Libre pour jouer, deux jeudis par mois ces jeunes se lancent des défis au Starfish. Les bœufs se mettent souvent spontanément en place chaque dimanche soir au Molly Malone’s autour de la formation présente. Et voilà que le Caillou s’y met aussi une fois par mois le dimanche après-midi. Un peu plus loin à Saint-Macaire, la très sympa Belle Lurette propose une jam endiablée en fin d’après midi le dimanche.

Un bon restau et un bon concert, en route pour Le Caillou et son offre de qualité du mercredi au samedi toutes les semaines, une sacré gageure, le Comptoir de Sèzes le jeudi, Le Chapon Fin le jeudi aussi, le Cottage du Lac le vendredi et bien sûr le Bistrot Bohème le même soir. Tous les premiers jeudis du mois le Bistrot du Grand Louis programme aussi du jazz.Un peu plus loin, mais si près, on peut finir la semaine le vendredi au Grand Café de l’Orient à Libourne.

Un verre ou deux, la Cave de la Course, l‘Avant-Scène, le Chat qui Pêche, le CanCan Flonflons et Coquetels, le Zig-Zag, le Club-House (ex Comptoir du Jazz), le Vestiaire à Gradignan vous attendent. Et l’Apollo bien sûr où s’entassent les amis un mercredi par mois. J’en oublie !

Assez de la ville, partez au Baryton à Lanton ou pour un Apéro Jazz (ou pop) à Artigues, à la Belle Lurette le samedi soir, passez une belle soirée à Créon aux Jeudis du Jazz chaque veille de vacances ou finissez en musique votre dimanche après-midi au Café du Sport à Uzeste !

Vous aimez les vraies salles de concert ? Alors le Rocher de Palmer vous en propose trois avec de belles têtes d’affiches et de grandes découvertes et souvent pour pas très cher, l’Auditorium lui accueille des stars et ça se paye, l’Entrepôt du Haillan et la salle du Vigean à Eysines ont aussi une offre de qualité mais plus abordable.

Vous êtes friands des festivals ? Vous avez le choix, pas trop à Bordeaux – sauf Relâche d’Allez les Filles – mais tout près. Jazz 360 autour de Cénac, Jazz & Blues à Léognan et dans les Graves, le Saint-Emilion Jazz Festival, Jazz à la Tour à Lesparre, le Andernos Jazz Festival, les 24 heures du swing à Monségur, Jazz and Wine, Jazz O Lac à Lacanau, Jallobourde dans la Métropole ouest, L’Isle en Jazz à St Denis de Pile, le Gipsy Jazz festival de Salles, Le Festival des Hauts de Garonne, Uzeste bien sûr, tout ça pour rester en Gironde...

Et toute la belle saison il y a de quoi passer de super soirées sous les lampions chez Alriq.

Même la Journée internationale du jazz est célébrée depuis l’an dernier à Saint-Macaire ! Fin avril. Deuxième édition en 2017.

Des lieux où le jazz a sa place « disparaissent », le Tunnel, le Siman mais d’autres arrivent, le Point Rouge, La Grande Poste et bientôt Sortie 13 à Pessac. La Nuit du Boogie a vécu sa première édition l’an dernier à Léognan.

La scène jazz locale et régionale est active, grâce aux musiciens surtout, grâce aux lieux évoqués et aussi aux associations dont la nôtre qui soit organisent, soit assurent la promotion.

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Ainsi le 28 janvier à 20h30 Action Jazz organise son 5ème Tremplin dans la salle 650 du Rocher de Palmer. Cinq groupes de la scène régionale vont ainsi concourir devant un jury composé de musiciens, de programmateurs radios, de journalistes et de critiques. Niveau encore très relevé cette année comme les sélections l’ont révélé. Ce même jour, avant le concours, un colloque est organisé à destination des programmateurs de concerts et de festivals de la Nouvelle Aquitaine.

Alors si vous aimez notre action –  les statistiques du Blog Bleu et de la Gazette en progression fulgurante en sont le témoignage – si voulez nous aider car nous ne sommes qu’une poignée de bénévoles et peu d’adhérents par rapport aux fidèles du site, venez nous rejoindre et adhérez à Action Jazz pour seulement 10€ l’année ! Une bonne résolution pour 2017.

En attendant de vous compter parmi nous passez une très bonne fin d’année !

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Franck Dijeau Big Band : making of

par Philippe Desmond, photos Philippe Marzat.

Vendredi 23 décembre 2016, La Coupole à St Loubès (33)

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Nos activités pour Action Jazz nous amènent à sortir beaucoup le soir, l’après-midi beaucoup plus rarement, mais aujourd’hui nous innovons, ça se passe le matin, pas en matinée qui au spectacle veut dire après-midi – jamais compris pourquoi – non, avant midi.

Dans la grande salle de la Coupole il y a plus de gens sur scène que dans les gradins, nous sommes là pour une séance d’enregistrement vidéo du Big Band de Franck Dijeau. Cette formation qui existe depuis quelques années y termine une semaine d’enregistrement pour son premier album dont la sortie officielle est prévue au Rocher de Palmer le 28 mars.

L’ambiance est très détendue aujourd’hui car l’enregistrement proprement dit s’est terminé hier soir. Enregistrer un big band dans les conditions du direct, choix délibéré de Franck Dijeau, n’est pas une mince affaire. On ne peut imaginer quand on voit un tel groupe sur scène ou qu’on l’écoute sur CD le travail que cela représente. Qui ose dire après ça que musicien ce n’est pas un vrai métier. Par exemple hier la journée entière a été consacrée à un seul morceau ! Certes chaque jour précédent ils en ont mis trois en boîte.

Il faut dire qu’ils sont 17 à jouer. Franck Dijeau dirige l’orchestre depuis son piano, près de lui, côté jardin, la rythmique avec Julien Trémouille à la batterie, Thierry Lujan à la guitare et Gabriel Genin à la contrebasse. Les soufflants sont côté cour, les bois en bas avec cinq sax, Bertrand Tessier et Serge Servant à l’alto, François-Marie Moreau et Jean-Robert Dupuy au ténor, Jean-Stéphane Vega au baryton ; au dessus les cuivres avec quatre trombones, Renaud Galtier, Sébastien « Iep » Arruti, Philippe Ribette et Gaëtan Martin, et derrière, debout, quatre trompettes, Franck Vogler, Mickaël Chevalier, Manuel Leroy et Antonin Viaud. Le moindre « pain » de l’un d’entre eux, le moindre décalage et il faut recommencer. Certes Franck n’a pas choisi les plus mauvais mais, malgré tout, jouer une telle musique avec ses arrangements très travaillés n’est pas une science exacte et le leader, à juste titre, est exigeant. Pour avoir eu la chance d’écouter les bandes brutes sans aucun mixage je peux vous dire que le pari est gagné, ça va être – car c’est déjà – splendide ! Nous en reparlerons dans la Gazette Bleue de mars.

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Aujourd’hui donc il s’agit de faire une vidéo de présentation du big band et la séance est un peu spéciale. Il règne une ambiance de potaches sous l’œil bienveillant du chef -il les appelle « mes loulous » – on se croirait parfois dans une salle de classe agitée, toujours un ou deux debout ou sorti, ça rigole, ça chambre, ça vanne, Iep en tête bien sûr. La pression de l’enregistrement est retombée et aujourd’hui ils vont faire semblant, pas du play-back, non on n’est pas à la télé, mais ils vont jouer sur la bande son d’un morceau enregistré dans la semaine : « Dinner with Friends » de Count Basie, sur un arrangement de Neal Hefti revu et corrigé par Franck Dijeau. Un titre bourré d’énergie avec un swing d’enfer.

La mise en place du jour n’est guère musicale mais logistique. Nettoyage de la scène, habillage des estrades, positionnement rigoureux du rideau de fond, réglage de l’écartement des pupitres et tenue soignée de rigueur ! Chemise et pantalon noirs, cravate motif cachemire rouge – au nœud pré-noué la veille par une âme attentionnée – pour la troupe, costume noir et chemise rouge pour le chef. La classe ! Une fois tous installés ça a drôlement de la gueule. C’est ça aussi qu’on attend d’un big band, au delà du plaisir musical extrême que cela procure – et là on est servi – il y a aussi cette esthétique qui fait partie des codes du genre. A propos de genre d’ailleurs, vous avez remarqué que c’est le genre masculin qui est ici la norme ; un jour la parité sera peut-être là aussi obligatoire…

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Un tel tournage c’est assez laborieux. Nous avions eu la chance le mois dernier de participer à celui du teaser d’Akoda et déjà avec 4 musiciens cela avait duré longtemps (le résultat est magnifique), mais aujourd’hui c’est encore autre chose.

Plusieurs prises de vue d’ensemble pour commencer, puis zoom sur la section de sax, puis ceux-ci s’éclipsent pour qu’on puisse filmer la section de trombones qui disparaît ensuite pour rendre les trompettes accessibles. A chaque fois on remet la bande son à zéro et on laisse le morceau se finir. Plus que la rythmique sur scène, le cameraman se concentrant sur chacun, le son complet de l’orchestre paraissant saugrenu sur cette scène désertée. C’est fini ? Tu parles ! On repart big band complet pour quatre ou cinq prises à faire semblant ou presque car il jouent vraiment sur la bande son. Et encore une dernière filmée en plongée depuis une nacelle.

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Une photo de famille autour du piano pour terminer et tout le monde se retrouve pour un pot lors duquel avec pudeur et émotion Franck Dijeau, tel Napoléon, félicite ses troupes par ce court compliment : « vous m’avez fait vivre le plus grand moment musical de ma vie ». Rien à rajouter.

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C’est une chance pour nous que d’assister à de tels moments, dans une excellente ambiance, avec des gens talentueux, travaillant très sérieusement et très professionnellement mais qui pour autant ne se prennent pas au sérieux. Nous attendons le disque avec impatience, son mixage commençant dès le début janvier, chaque leader de section y participant.

Le Big Band de Franck Dijeau compte bien ensuite décrocher des dates, alors tourneurs, organisateurs de concerts, de festivals contactez-les, vous ne le regretterez pas et dites-vous que le public vous en sera reconnaissant !

https://www.facebook.com/franckdijeaubigband/