Le « Legnini » nouveau est arrivé ! (Et cette cuvée est excellente)

Waxx up, Eric Legnini Anteprima Musicast

Qu’est ce qui arrêtera Eric Legnini dans sa quête du Saint Groove ? En élaborant son « Waxx up », ce roi Arthur du jazz contemporain n’y va pas avec des patins de feutre. C’est un véritable concentré d’énergie, du lait Nestlé musical et rythmé, remarquablement servi par des compères venus de loin, tels que la canadienne Michele Willis, le très francophile Hugh Coltman ou encore Yaël Naïm, sans oublier l’inévitable baroudeur Ibrahim Maalouf.

Partant d’un « I want you back » qui n’est pas un cover des Jackson 5, ces chevaliers de la galette ronde (du disque si vous préférez) sont rejoints en chemin par des mercenaires du tempo, pour arriver jusqu’à Lagos (Nigeria). Le presque bordelais Charles X rappe, alors que le ménestrel Mathieu Boogaerts venu avec son sac de second degré réussit à décomplexer tous ceux qui parlent anglais avec un « frenche axante » à couper à la hache !

Décidément le jazz n’a pas de frontières et c’est bien ce que ce nouvel album nous « proove »* une fois encore.

Toutes les oreilles ouvertes aux influences pop et funk des 30 dernières années retrouveront ici un Legnini nourri au bon son du regretté Prince, de Stevie Wonder (« the sun will dance »), de Chris Rea et bien entendu, par ses pairs comme Robert Glasper ou encore l’ami Ibrahim Maalouf.

Sur les 14 étapes de ce voyage sur des terres qui bougent, les paysages ne se ressemblent pas toujours ; tantôt rythmé (« Run with it »), tantôt ralenti par tant de chaleur subitement dégagée, (« Night Birds »), tantôt pop électro (« Despair »), tantôt africain (« Lagos »), le tempo groovy est toujours là, viscéral, irrépressible, presque hypnotique et complètement décomplexé.

Décomplexé, c’est le mot… Et, n’en déplaise aux puristes, cela fait du bien de se faire une bonne tartine de rythmes qui bougent, d’une excellente musique qui ne se prend pas pour autant au sérieux et j’assume complètement le fait d’en redemander.

Alors Eric, c’est pour quand le Waxx Up 2 ?

*proove : mot totalement inventé, signifiant en jazzématiques « preuve par le groove »

UZEB. 6 juillet 2017 – Le Rocher de Palmer, Cenon

par Vince, photos Pierre Murcia.

Michel Cusson – guitare
Alain Caron – basse
Paul Brochu – batterie

Uzeb Rocher 650

 

Après une pause qui aura duré un quart de siècle, UZEB est de retour. Et quel retour !
Le premier concert de la tournée R3UNION 2017 s’est déroulé à Montréal à la salle Wilfrid-Pelletier, le 29 juin dernier dans le cadre du prestigieux festival international de jazz.

Depuis l’annonce fin 2016, les fans trépignent d’impatience. Cette fois, ne c’est plus une rumeur, ils reviennent ! La vidéo des premières répétitions mise en ligne sur la page Facebook officielle a déjà été vue 250 000 fois.

Michel Cusson (g) Paul Brochu (b)

Mais les voici, en vrai, à Cenon. Après la salle Pleyel de Paris, et le Bikini à Toulouse, nous somme ben chanceux de revoir cette gang de chums. (Je traduis en français du vieux continent, cela veut dire que l’on a bien de la chance de revoir ces gars-là.)
Les blousons de cuir cloutés et les bottes des années 80 ont laissé la place à des chemises noires plus sobres, et les lunettes accompagnent élégamment les cheveux blanchis… mais à ces détails près, tout le reste est là, l’énergie, la virtuosité, les tubes et le son.
Ce son Uzeb aurait même gagné en maturité, en finesse, en subtilité. Comme nous l’a confié Michel Cusson en exclusivité* pour Action Jazz, ‘‘en 80 notre son était presque un peu trop à la mode, aujourd’hui il est plus intemporel.’’
Le matériel ayant évolué, les racks de la taille d’un frigo derrière chacun d’eux se sont miniaturisés mais la richesse et la qualité sonore se sont décuplées.
Fidèle à sa guitare Godin, Michel Cusson attaque le concert par le mythique « Uzeb Club », un titre majeur du groupe avec lequel il débutait déjà ses shows au XXème siècle.
Après 2 morceaux, Alain Caron prend la parole pour saluer le public et le remercier pour sa patience et sa fidélité. Ce message est aussi personnellement adressé à Patrick Duval (Musiques de Nuit / Rocher de Palmer) qui était là lui aussi il y a 27 ans pour accueillir le trio lors de la tournée mondiale.

Alain Caron

Les titres s’enchainent et les souvenirs remontent à la surface… New hit, Junk Funk, 60 rue des Lombards, Mr. Bill, Spider, Cool it, Après les confidences, Loose, Bella’s lullaby, Good bye pork pie Hat, etc. Au total 13 succès distillés en 2 sets, des titres qui n’ont pas pris une ride, et qui comme tous les bons supposés (et ici on s’y connait) n’ont fait que se bonifier avec l’âge.
Dans la salle, chaque spectateur ou presque y va de son chuchotement complice avec son voisin. Nul n’est là par hasard ce soir du 6 juillet 2017 au Rocher 650. Uzeb est dans la place et c’est un événement que tous ses aficionados (dont je fais partie) n’auraient raté pour rien au monde.
Le trio québécois qui a promené son jazz-rock dans une vingtaine de pays au cours de la décennie 80 repart donc sur les routes avec le même enthousiasme. Après la France, ce sera à Tel-Aviv et à Pescara, que les fans du groupe pourront déguster le millésime 2017 tant attendu, avant le retour au pays des tartes à pacane pour 11 dates en août et septembre.
Comme on dit au Québec, ‘‘c’était ben l’fun’’ (et là je ne traduis pas).

Photos : Pierre Murcia
*interview intégrale et article complet spécial Uzeb, à retrouver dans la gazette Action Jazz de septembre 2017

Jazz 360 Cénac, vendredi 9 juin 2017

A mon humble avis, on retiendra que la décennie 2010 en jazz aura été marquée par le retour du trio acoustique piano, contrebasse, batterie.
Vous me direz qu’il n’a jamais disparu. D’accord, mais c’est davantage de l’émergence d’un style, d’un courant, d’un souffle qu’il me semble opportun de parler.
Le son, on le connait ; c’est le discours qui est vraiment nouveau.
Héritiers du regretté E.S.T . (trio suédois, actif de 1990 à 2008, année du décès la mort de son leader Esbjörn Svensson). ces explorateurs s’appellent Gogo Penguin, Mammal Hands, Foehn Trio, et (j’espère qu’ils n’en voudront pas), Eym Trio et RP3 (Rémi Panossian trio).
Bref, on ne manque pas d’offre, et personnellement, ce n’est pas pour me déplaire.

C’est cette belle nouvelle vague du trio qui a déferlé vendredi 9 juin au festival Jazz 360, éclaboussant le public de la salle culturelle de Cénac de cette fraîcheur, tant dans les mélodies que dans la structure rythmique, dépoussiérant les codes du jazz et offrant un point de vue résolument neuf sur le format le plus vu du monde jazz : un piano, une contrebasse, une batterie !

Premier set : Eym Trio et leurs invités

Elie Dufour – Piano

Yann Phayphet – Contrebasse

Marc Michel – Batterie

Mohamed Abozekry – Oud
Marian Badoï – Accordéon

« Ginkgo Biloba », extrait du dernier album Khamsin ouvre la soirée. Élie Dufour au piano imprime la précision et la finesse rythmique de ce premier titre qui se développe crescendo et nous met de suite dans l’ambiance : le son du Oud (Mohamed Abozekry) qui orientalise le

dialogue avec le piano me rappelle certaines discussions instrumentales anciennes entre Pat Metheny et Lyle Mays. Le jeu subtil de Marc Michel donne à l’ensemble une sensation de légèreté, une sorte te rythmique flottante

Elie Dufour

Marc Michel

Ambiance très différente lorsque Marian Badoï, entame en solo à l’accordéon, sa composition « Le Vent de Carpates ». Ce blues rapide version Balkans met en lumière toute la virtuosité du groupe. Le rythme retombe avec « Mirage », dont le mid tempo met en avant la précision du jeu de contrebasse de Yann Phayphet… nous voilà quelque part en Égypte. Le voyage continue jusqu’à Kuala Lumpur (« Le Lours de Kuala Lumpur Part1 & 2 ») ; toute l’énergie du groupe fascine le public qui n’est pas avare d’applaudissements. La combinaison des 5 instruments, offre une palette sonore et rythmique unique. Tour à tour piano, oud et accordéon se répondent ou jouent à l’unisson accompagnés par l’archet de Yann Phayphet.

Le titre éponyme de l’album « Khamsin » clôture le set et offre tout le potentiel du quintet. Une rythmique implacable très appuyée à la contrebasse, les sonorités du Oud, du piano et de l’accordéon tantôt à l’unisson, tantôt en conversations. C’est envoûtant.

Mohamed Abozekry, Yann Phayphet, Marian Badoï

 

Au rappel, le voyage prend fin à « Bengaluru » où le groupe vient de jouer, après quelques concerts donnés en Inde. Est-ce qu’ils sont bien ici, à Cénac ou encore un peu là-bas ?

La salle est debout, enthousiasmée, rassasiée par tant de saveurs mélodiques et rythmiques.

  • Set list

    Ginkgo Biloba
    Vent de Carpates
    Mirages
    Le Lours de Kuala Lumpur Part1 & 2
    Khamsin

    Bengaluru (rappel)

Second set : Rémi Panossian RP3.

Rémi Panossian : Piano
Maxime Delporte : Contrebasse
Frédéric Petitprez : Batterie, percussions

Maxime Delporte

Rémi Panossian

Le second set est l’occasion de découvrir (ou redécouvrir) le facétieux Rémi Panossian dans son désormais célèbre format RP3. Humour, jeux de mots, titres décalés, jeu moderne et décontracté… Rémi Panossian a tout pour plaire. En plus il est beau gosse et joue le total look avec ses belles baskets bleues. De quoi faire craquer la ménagère de plus ou moins 50 ans !
Mais parlons un peu musique ou plutôt « Happy culture », pourquoi pas, puisque c’est le titre qui allume la mèche d’un concert qui va faire boum. Ce premier titre plante bien le décor, celui d’un jazz modernisé par une culture blues rock sous-jacente. Puis viennent les présentations : Maxime Delporte à la contrebasse et Frédéric Petitprez à la batterie et « Brian le raton-laveur ». Pardon ! Brian c’est le titre du second morceau. A part, l’origine canadienne de ce nom… nous n’en saurons pas davantage ; secrets d’artistes. Pas davantage d’ailleurs avec celui qui suit, « Busseola fusca ». Le morceau qui commence par une intro à la contrebasse est nerveux, très rythmé, presque hypnotique. « Jeju-do » calme un peu le jeu en évoquant la délicatesse et les mystères extrême-orientaux de la Corée.
Contraste avec « Burn out », un titre mid tempo un peu plus torturé, qui peut-être justifie son nom ? Et on passe au groove funky de « Radiation spring », un souffle de printemps avant de s’envoler de nouveau vers l’Asie avec « Shikiori » extrait du précédent album « BBang ».
Toute la puissance rythmique du trio s’exprime au travers des compositions qui laissent chaque instrument exprimer à la fois sa personnalité et son jeu, sans jamais voler la place aux autres. Une subtile réalisation où les gros plans en solo n’écrasent pas le jeu en retrait des autres instruments, une prouesse d’autant plus invraisemblable dans le format du trio acoustique.

Frédéric Petitprez

Pour finir en beauté, le rappel, comme un clin d’œil, « Into the wine », s’imposait en plein vignoble bordelais. Dans une veine rock où coule des accents de Garonne de ce toulousain d’adoption, Rémi Panossian et ses complices Maxime Delporte et Frédéric Petitprez mettent définitivement le public sous le charme (et pas seulement les ménagères de + ou – 50 ans !)

 

Set list

  • Happy culture
  • Brian le raton-laveur 
  • Busseola fusca
  • Jeju-do
  • Burn out 
  • Shikiori
  • Into the wine (rappel)

Photos : Thierry Dubuc

Vince

Snarky Puppy 17 Mai 2017 – Le Rocher de Palmer, Cenon

Le premier set est remarquablement livré par la pétillante et francophile Becca Stevens. En 5 morceaux, la jeune chanteuse originaire de la Caroline du sud charme le public du Rocher 1200 avec une reprise toute personnelle et touchante du Sud, celui de Nino Ferrer. Son nouvel album « Regina » et ses collaborations avec la « galaxie » Snarky Puppy sur le label GroundUp sont autant de gages de qualité.

21:30. « Flood », premier titre de la soirée, extrait de l’album « Tell your friends » donne tout de suite le ton et pose le décor. Gros son, formation sur vitaminée, écrans vidéos live.

Snarky Puppy

Effet waouh garanti. Snarky Puppy est dans la place !
En 5 ans et 3 concerts à Cenon, Snarky Puppy est passé du statut d’outsider de la nouvelle scène jazz à celui sans doute définitif de gros poisson, ou plutôt de gros « chiot », (puppy en anglais). La salle ne s’y trompe pas. Plein comme un œuf, le Rocher 1200 s’enflamme sur les breaks redoutablement impeccables du groupe. Snarky semble ravi de retrouver le chaud public de Cenon.

Justin Stanton – trompette & claviers
Bob Lanzetti – guitare
Michael League – basse (et moog sur cette photo)

« Semente, Gemini et Tarova », trois extraits du dernier album « Cucha Vulcha » s’enchainent et mettent tour à tour en lumière un des membres du groupe. La flute de Chris Bullock s’envole sur « Semente »,

Chris Bullock

Bobby Sparks (un ancien des grandes « maisons » comme Marcus Miller et Roy Hargrove époque électrique) sort un solo à faire pâlir, sur le mythique clavier Minimoog. Les voix du groupe, peu utilisées généralement se font douces et suaves sur le titre « Gemini ». Un premier solo de percussion vient alors renverser de bonheur la salle sur le très groovy « Tarova ».

Bobby Sparks

“34 Klezma” de l’album Bring Us the Bright est un subtil mélange de rythmes flamenco et Est européens. Le frêle violon de Zack Brock prend alors tout l’espace et s’impose face à l’énorme machine sonore et rythmique.

Zach Brock – violon
Bob Lanzetti – guitare
Michael League – basse

Retour sur l’album Tell your friends avec le morceau « Whitecap » où s’illustre Maz, (surnom du trompettiste Mike Maher).
Déjà 6 titres, le public est bien chaud, mais le groupe semble hésiter au moment d’enchaîner. Finalement, c’est « Grown Folks” (extrait du récent CD Cucha Vulcha) qui est choisi pour continuer. Bobby Sparks nous régale d’une très Stevie Wonderesque rythmique sur son clavinet. Ne lâchant pas le leadership aux claviers, Bobby, coupe afro et moue boudeuse toujours de rigueur, envoie un solo de légende qui scotche tout l’auditoire sur le groove mid tempo de « Sleeper » (album GroundUp).

Bob Lanzetti – guitare
Michael League – basse

Le rappel « Shofukan » (album We like it here) est un véritable feu d’artifice qui commence par une petite rythmique de guitare qui appelle un solo de trompette et se termine par un invraisemblable duel (ou duo ?) batterie / percussions ; du jamais entendu !
Pour ceux qui auraient eu le mauvais goût de manquer ce rendez-vous, il est possible de vous rattraper en téléchargeant le live du concert au Rocher, sur le site officiel du groupe.

May 17, 2017 – Cenon, France (FLAC)
Toutes les dates de leurs tournées sont ainsi accessibles au téléchargement pour quelques euros et je me fais ainsi l’écho du petit laïus de Mickael League le bassiste leader et producteur du groupe qui insistait sur le fait de contribuer et soutenir financièrement les artistes.
Achetez les CD, les DVD, payez vos téléchargements, allez voir les artistes en live… pour résumer, et nous continuerons à écouter des artistes inventifs, généreux et libres comme Snarky Puppy.

Photos de David Bert

Snarky Puppy – May 17, 2017 – Le Rocher de Palmer, Cenon,

TRACK LISTING:
1. Flood
2. Semente
3. Gemini
4. Tarova
5. 34 Klezma
6. Whitecap
7. Grown Folks
8. Sleeper

9. Shofukan

COMPOSITION DU BAND :
Chris Bullock – sax tenor, flute & flute alto
Mike “Maz” Maher – trompette & bugle
Justin Stanton – trompette & claviers
Bobby Sparks – claviers
Zach Brock – violon
Bob Lanzetti – guitare
Michael League – basse
Larnell Lewis – batterie
Nate Werth – percussions

 

Interview Michael League, leader et bassiste (17 mai 2017, 18:15)
Après 14 ans d’existence et 10 CD, d’où vient encore l’inspiration ?
Le premier CD est sorti en 2004 et il y en a 11 au nom de Snarky Puppy et 15 que j’ai produits en plus.
Ce sont les musiciens du groupe, la principale source d’inspiration, leur envie d’aller plus loin, de créer, d’apporter de nouvelles idées. Chacun dans le groupe cherche à s’élever.
Aussi, c’est toujours différent, soir après soir, la famille étant de plus en plus large, elle se nourrit de toutes ces différentes idées et de différentes influences.

D’où vient le nom de votre groupe ? (littéralement chiot sarcastique ou mesquin)
Le nom de Snarky Puppy est une idée un peu idiote. J’avais accepté une date de concert pour le groupe dans lequel je jouais à l’époque et on n’avait pas de nom. J’ai emprunté ce nom à mon frère, c’est comme cela que je l’appelais, je me suis dit que ce serait marrant, juste pour cette fois, et maintenant cela fait 14 ans, donc c’est foutu. J’ai pourtant essayé de changer plusieurs fois !

Revenons à la musique. Avez-vous envie d’explorer une ou plusieurs influences à insérer dans un futur projet ?
Non, les idées apparaissent quand j’écris, au fur et à mesure, cela sonne un peu brésilien par exemple, alors on creuse l’idée, on avance dans ce sens. Mais on ne cherche pas vraiment à explorer quelque chose de précis en particulier.

Y a-t-il un ou plusieurs musiciens français avec lesquels vous souhaiteriez collaborer comme sur les albums Family dinner 1 & 2 ?
Je n’ai pas d’attente particulière pour travailler avec tel ou tel artiste et peu importe la nationalité. Il y a de grands artistes en France et dans le monde. On a la chance de pouvoir collaborer avec certains, cela se fait simplement par les rencontres.

Alors, un Family dinner numéro 3 ?
Je ne pense pas. C’est tellement coûteux de financer ces disques. Maintenant les gens cessent d’acheter des CD à cause du streaming. On a du mal à faire ce genre d’album et à faire payer le prix juste au public, c’est triste, vraiment dommage. Mais on verra.

Êtes-vous fan de certains musiciens, des artistes vous ont-ils marqué, influencé ?
Je suis fan de plein d’artistes, Mickael Jackson bien-sûr, Tom Petty… les Beatles, ce sont eux qui m’ont poussé à vouloir jouer d’un instrument. J’adore les Beatles.

Vince